Reconstruction de Gaza : Nécessité d’inscrire le plan Oasis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de novembre au Caire

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Les yeux du monde entier sont rivés sur le fragile accord de paix conclu il y a tout juste une semaine à Charm el-Cheikh, en Égypte. Bien qu’il existe de nombreux arguments expliquant pourquoi cet accord pourrait échouer, Pour Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller, ce genre de spéculations ne contribue ni à une paix durable ni à la cause de l’humanité.

Elle a notamment insisté, lors d’un webcast, sur l’importance que revêt le plan Oasis dans ce contexte et que « tout dépend désormais d’un changement durable des paramètres. (..) La meilleure et peut-être la seule façon de mettre fin à ce conflit est d’élever l’ensemble de la discussion à un niveau complètement nouveau, avec un plan de développement économique auquel tout le monde participe. »

Seule une telle approche, qui consiste à s’élever au-dessus du niveau auquel le conflit a éclaté pour trouver le « bien supérieur », le bien commun dans l’intérêt de l’humanité, peut fonctionner.

C’est le même principe qui doit être invoqué pour éviter le piège géopolitique tendu par les bellicistes occidentaux qui préparent l’Europe à se lancer tête baissée dans un conflit nucléaire avec la Russie et espèrent entraîner les États-Unis avec eux. Jusqu’à présent, il faut reconnaître que le président Trump n’a pas suivi cette voie, même si la question qui reste en suspens et qui pourrait être abordée lorsque le président ukrainien par intérim Volodymyr Zelensky se rendra vendredi à la Maison Blanche, est de savoir s’il autorisera ou non l’envoi de missiles à longue portée Tomahawk en Ukraine ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a lancé une mise en garde : « Lorsque le président Trump a évoqué la possibilité de fournir ces missiles, il a également déclaré qu’il ne souhaitait pas une escalade de la guerre. En d’autres termes, il a admis que l’envoi de ces missiles pourrait conduire à une grave escalade. L’Ukraine n’aurait alors plus rien à voir avec cela. Cela causerait un préjudice colossal à la possibilité d’une normalisation des relations entre les États-Unis et la Russie… »

Quelle que soit la détermination de Trump à éviter une guerre avec la Russie, elle ne semble pas s’appliquer à son propre continent puisque les escalades majeures vers la guerre au Venezuela mercredi, notamment l’autorisation donnée à la CIA de mener des opérations secrètes à l’intérieur du pays, associées au survol des Caraïbes par des bombardiers B52 juste à l’extérieur de l’espace aérien vénézuélien, font ressurgir le spectre des opérations de changement de régime qui ont échoué au cours des dernières décennies. Comme l’a observé le colonel américain à la retraite Douglas Macgregor, « le Venezuela ressemble à un autre fantasme désastreux de changement de régime concocté par les mêmes personnes à Washington qui nous ont conduit à la faillite en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie ».

L’humanité est à la croisée des chemins, et ni les spéculations oiseuses ni les commentaires cyniques (‘réalistes’) ne nous permettront de nous éloigner du précipice. Il faudra peut-être un miracle pour que l’Occident abandonne sa vision basée sur les rapports de force et adhère au nouveau paradigme, mais la première étape s’impose d’elle-même : inscrire le plan Oasis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de novembre au Caire sur la reconstruction de Gaza.

Rejoignez la Coalition internationale pour la paix afin de collaborer avec les dirigeants du monde entier en faveur d’une paix véritable. Ce vendredi à 17h00, nous accueillerons Ali Rastbeen, directeur de l’Académie géopolitique de Paris, Mossi Raz, ancien membre de la Knesset et ancien directeur général de Peace Now, ainsi que d’autres personnalités qui seront bientôt annoncées.

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