Trop « d’histoires » dans ce pays !
Il ne se passe pas un seul jour, un seul iota, que le commun des mortels Congolais soit surpris, dans la matinée ou tard la nuit, par un « dossier » qui sort souvent de l’ordinaire. Un « topo » qui ne fait que surcharger leur vécu quotidien, leurs us et coutumes déjà entamées par une ribambelle de problèmes socio-économiques qui leur collent à la peau.
Laissés à la merci de la Compradore mieux nantie, joufflue financière et adultérine sentimentale, les Congolais dont la survie et la vie sont au plus bas de l’échelle, ne comprennent plus ce que leur arrivent et les surprennent chaque jour qui passe.
Si ce ne sont pas des prétendus pasteurs qui assouvissent leurs bas instincts sur des mineures d’âge et autres dévergondées sexuelles, et dont les abus sexuelles sont balancés sur les réseaux sociaux, le Congolais vit chaque jour des scènes de bagarre où les pugilistes se rouent de coups en pleine rue, nus comme des verres de terre, les parties intimes à la merci des « voyeurs » et d’autres hordes de badauds intéressés de la scène, se rinçant bien l’œil à chaque épisode. Bien entendu, sous les applaudissements et les regards intéressés des spectateurs.
Dans un autre registre, dans les milieux officiels où politique rime avec économie, des « topos », dignes de films Westerns s’y organisent à cœur joie ! Des détournements spectaculaires des fonds publics s’y opèrent allègrement pour « préparer » l’avenir. Car, « on ne sait jamais ». Profitant de l’adage qui dit : « on bat le fer quand il est chaud », ces aventuriers profiteurs de deniers publics étonnent plus qu’ils se concrétionnent, tant leurs actes sont et restent impunis, aidés par leurs complices étrangleurs de l’avenir socio-économique des Congolais.
Un peu plus loin, ce sont des nudités des acteurs ciblés que des pseudos-communicateurs, appelés abusivement « influenceurs, influenceuses » balancent sur les réseaux sociaux, exigeant de faramineuses prébendes à leurs « proie » aux fins de mettre un terme à leurs aventures. Il sied de noter que dans ce registre, des kidnappings sont constamment signalés ça et là, avec comme exigences : des rançons à couper le souffle aux Congolais moyens.
Loin de nous l’idée de revenir sur d’autres actes ignobles, l’on ne passerait pas sous silence de scènes de rapts, de braquages et d’autres criminalités dont les auteurs courent souvent la rue après leurs forfaits, aidés par des complices en col blanc, en col galonné ou en col judiciaire. Des messageries financières, des cambistes et autres banques sont braquées au quotidien ; laissant les Congolais dubitatifs et nonchalants sur leur avenir. Tant personne, alors personne n’en leur garantie.
Ces derniers temps, la ménagère se réveille avec du faux économique, la spéculation et le fricotage économique, comme les Congolais savent bien le faire. Dans le domaine économique notamment, ils viennent d’inventer, à la faveur du raffermissement du franc congolais, des grilles tarifaires de certains produits de grande consommation faire dormir débout. Du faux en tout et pour tout pendant que les cambistes spéculent sur le taux de change.
Ainsi, à Kinshasa comme ailleurs, en provinces notamment, les Congolais vivent désormais au gré d’ « histoires », aussi abracadabrantes que dramatiques. Des histoires qui donnent finalement raison à ceux qui pensent qu’à moins d’être maudits, les Congolais ont, eux-mêmes, donné la chance à tous ceux qui occasionnent ces « topos », acteurs réels comme commanditaires. Ceux-là qui ont pris la vie des Congolais en otage. Et pour mieux s’organiser, ils orchestrent topos sur topos, histoires sur histoires !
Dommage pour ce pays !
Willy Kilapi
