Suminwa et « sa » sécurité alimentaire !

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Avec la baisse des prix des biens de consommation de première nécessité ainsi que le raffermissement du franc congolais, les réformes engagées par le Gouvernement, vont enfin porter leurs fruits. Car, bien de Gouvernements d’avant celui de Judith Suminwa Tuluka, se sont cassés les dents, à forcer de prendre des demies mesures qui n’avaient d’effets que ragaillardir leurs coffres-forts financiers au détriment du petit peuple.

Mais aujourd’hui, les équilibres rétablis sur des produits courants tel le riz, le maïs, le manioc, la tomate, la courge et autres légumineuses sur l’ensemble du pays et répondre ainsi positivement à la crise alimentaire qui sévit dans bon nombre de foyers congolais, telle est l’urgence suprême sur laquelle le gouvernement Judith Suminwa doit impérativement s’y pencher. Sans atermoiements. Au risque de laisser sa peau. Pour autant que ce secteur est l’une des priorités des priorités. « Ventre creux n’a point d’oreilles », dit-on.

Très bien que la Première Ministre ne cesse de confabuler lors de ses sorties médiatiques que la sécurité alimentaire soumise dans le Programme d’actions du Gouvernement, se présente comme une priorité ! Très bien qu’elle étale souvent un certain nombre de défis et brèches à colmater ! Très bien qu’elle aligne une armada d’artilleries pour y faire face, pour autant qu’au pays de Lumumba, la sécurité alimentaire demeure critique pour des nombreuses familles.

Mais, Judith Suminwa sait-elle que plusieurs causes s’y collent surtout dans l’arrière-pays ? Notamment l’insécurité chronique, la dévastation forestière, le manque criant d’infrastructures de base, le faible accès à des intrants de qualité, l’absence de financement et micro-crédits aux privés ; les chocs économiques provinciaux, les catastrophes climatiques… Bref un échantillon, un maillon d’urgences qui font griser le social des Congolais dont près de 23,4 millions de ménages sont confrontées à des niveaux de la crise de faim au pire, selon une récente estimation du Programme Alimentaire Mondiale (PAM).

Faire appel à sa conscience, à son professionnalisme, le gouvernement congolais doit y tenir compte. Car, les chiffres sont alarmants et la situation risque de s’aggraver si Suminwa et son équipe s’adonnent au populisme, à la guillotine politique et au bradage du social des Congolais.

Comme nul n’ignore que l’alimentation est un droit humain consacré et soumis par l’article 47 de la Constitution : « le droit à la santé et la sécurité alimentaire est garanti », le gouvernement se doit de mettre en place une vision claire sur la souveraineté alimentaire en RDC. L’alimentation étant une des grottes qui bouillonnent, Judith Suminwa et son équipe doivent prendre les taureaux par les cornes et réussir là où les autres ne s’y sont parvenus. Le contraire enverrait toute une Nation à l’hécatombe social. L’environnement socio-politique étant ce qu’il est en RDC, les Congolais ne se laisseront jamais, alors jamais dompter lorsqu’ils ont faim.

Que Félix Tshisekedi et le gouvernement des « ministres experts » le sachent. Car, c’est une urgence pour tous. Une question de vie ou de mort. Même pour les extra-terrestres congolais !

 

Willy Kilapi

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