COP1 à COP30 : Quelle compréhension de cette vitrine internationale ? (Tribune de Julien Paluku)

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Des Chefs d’Etat et de Gouvernement sont à Belém, une ville située en pleine forêt de l’Amazonie, au Brésil pour y organiser la COP30 du 10 au 21-11-2025.

La tribune de ce jour revient sur ce dossier car le monde est menacé par le changement climatique qui n’est peut-être pas perceptible mais qui reste un problème réel.

1. En 1992, il s’est tenu à Rio de Janeiro le sommet de la terre qui avait réuni 178 pays ayant adopté 5 documents parmi lesquels la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques(CCNUCC).

J’étais étudiant finaliste, nous avions des débats houleux sur la question.

C’est dans ce sommet de Rio qu’est né le principe Pollueur-Payeur, c’est à dire ceux qui polluent doivent payer et réparer les dégâts;

2. Les parties à la convention devaient commencer à se réunir à travers des conférences. D’où le mot COP (Conférence des Parties).

Selon le nombre de réunions, on parle de COP1 et aujourd’hui COP30 pour signifier que c’est la 30è fois;

3. La COP1 a eu lieu à Berlin, en Allemagne en 1995. Voilà pourquoi en 2025, 30 ans après, on parle de COP30;

4. Les COP sont donc des rendez-vous annuels pour le climat. Le but est de s’assurer que le niveau de pollution (les gaz à effet de serre) dans l’atmosphère n’atteigne pas un point où le changement climatique devient trop dangereux pour l’humanité;

5. L’Afrique est responsable d’environ 3 à 4% des émissions mondiales annuelles de gaz à effet de serre. Les pays industrialisés sont responsables de 96 à 97% de la pollution mondiale (Chine, USA, Europe, Amérique du Nord);

6. Mais l’Afrique est en revanche le continent le plus touché par les impacts du changement climatique (sécheresse, inondations…);

7. Pour mieux comprendre, il faut rappeler que le réchauffement climatique dont on parle souvent est l’augmentation rapide de la température moyenne à la surface de la terre. En effet, certains gaz dans l’atmosphère agissent comme une couverture pour amortir la chaleur. C’est un phénomène naturel que les chrétiens pourraient appelé divin. Avec l’intervention de l’homme et l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), cela libère d’autres types de gaz pour dérégler le phénomène naturel et détruire ainsi la couverture, d’où la hausse de la température sur la planète;

8. Cette hausse déstabilise l’équilibre naturel. C’est pourquoi à la COP 3 organisé en 1997, le 1er engagement obligatoire était le Protocole de Kyoto. Il a imposé des objectifs chiffrés et contraignants;

9. Sans ces mesures, la sécheresse arrivera, des tempêtes et des feux de forêt se produiront, on observera la fonte des glaces terrestres, ce qui augmentera la montée du niveau des eaux des mers et la disparition des petits États insulaires, des villes côtières, des populations humaines et animales;

10. Les différentes COP sont donc des occasions où les dirigeants du monde font des évaluations sur les menaces pour maintenir la température de la planète à un niveau acceptable ne dépassant pas une hausse de 1,5⁰C. C’est la limite cruciale convenue à la COP21 à Paris. Si la planète dépassait ce seuil de 1,5⁰C, la catastrophe sera incommensurable;

11. Quant aux sanctions, il n’y a pas de sanctions légales mais indirectes. Par exemple, un pays qui ne respecte pas ses promesses peut être publiquement désigné « mauvais élève » du climat. Ce qui peut créer des pressions diplomatiques intenses, ternir l’image, limiter l’accès aux marchés, aux fonds internationaux et aux investissements;

12. Bref, les chefs d’Etat qui se réunissent à Belém, au Brésil ne sont pas en promenade de santé. Pour la 30è fois, ils évaluent les mesures prises, identifient les pollueurs et tracent les lignent rouges à ne pas franchir.

Les forêts brésiliennes et congolaises font de ces 2 pays les POUMONS du monde car elles absorbent le CO2, produisent l’oxygène et régulent le cycle de l’eau, d’où « PAYS SOLUTION. »

(Tout n’est pas politique)

Bon dimanche

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