Coup d’Etat manqué : Un officier reconnaît les faits devant la Haute Cour Militaire
Le Colonel Mesmin Kakule considéré comme le cerveau-moteur de la tentative de coup d’Etat par le collège des officiers des Fardc contre le régime du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reconnu lundi 10 novembre les faits lui reprochés par le Parquet général, lors de l’audience de la Haute Cour Militaire, tenue en foraine à la prison militaire de Ndolo, dans le nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
» J’ai été contacté dans cette affaire par le prévenu Nzanzu , un Congolais qui était venu du Canada. Dans un premier temps, il a été question pour nous de créer une société minière selon les dires de Nzanzu », a déclaré le prévenu Colonel Mesmin Kakule.
Il a ajouté que » le prévenu Nzanzu m’ avait ensuite mis au parfait que le Rwanda par le truchement des multinationales, cherche à renverser le pouvoir de Kinshasa, parce que ledit régime est de mèche avec des gens tristes pour avoir les minerais. C’est ainsi qu’ils nous avaient chargé de monter ce coup d’Etat, en vue de nous installer et avoir ces minerais », a fait savoir le prévenu Kakule, dans sa version de fait.
S’agissant du discours prononcé dans un hôtel de la place, annonçant le renversement du pouvoir en place, le prévenu Mesmin, a avoué les faits.
» La vidéo a été faite pour servir de preuve à présenter aux partenaires, en vue de leur montrer notre engagement à renverser les institutions du Congo Kinshasa, et c’est bien moi qui ai prononcé ce discours de la prise de pouvoir par le collège des officiers », a dit cet officier supérieur de Forces armées de la RDC dans son audition.
Plusieurs autres questions de la Haute Cour Militaire ont été posées au prévenu Colonel Mesmin Kakule par les juges, pour éclairer la lanterne de cette haute juridiction militaire.
Rappelons que le Colonel Mesmin Kakule fait partie de 40 prévenus membres du collège des officiers ayant à sa tête le général de brigade Ericsson Inyengele Bakati, auteurs et co-auteurs du complot visant à déstabiliser les institutions légalement établies. Ils sont jugés pour les uns pour cette prévention précitée, et les autres pour non dénonciation de ladite infraction.
Cette cause a été renvoyée à la huitaine, soit le lundi 17 novembre 2025.
SKB.
