Volet Justice et lutte contre l’impunité de l’accord de Doha: La RDC impose une orientation claire
Lors des discussions tenues à Doha, la République Démocratique du Congo a affirmé, avec force, que la paix durable dans l’Est du pays ne peut se construire sans justice ni responsabilité.
En inscrivant au cœur de l’Accord-cadre l’engagement de mettre fin à l’impunité et d’établir la vérité sur les violations commises, la RDC a imposé une orientation claire, assumée et souveraine.
Cette approche marque une évolution majeure dans le processus de paix, longtemps dominé par les urgences sécuritaires et humanitaires, et place désormais la justice comme pilier incontestable de la reconstruction nationale.
Le Gouvernement a obtenu que soit créée une Commission nationale indépendante chargée d’établir les faits, d’identifier les responsabilités et de recommander les réparations appropriées.
Souffrances subies par les communautés, les victimes et les familles
Ce mécanisme, attendu par les populations vivant dans les zones sous occupation, doit répondre à une double exigence. D’une part, reconnaître les souffrances subies par les communautés, les victimes et les familles.
D’autre part, restaurer la confiance entre l’État et les citoyens en montrant que les crimes graves ne resteront pas impunis.
En assumant cette orientation, la RDC transforme le cadre politique en une démarche morale et institutionnelle qui dépasse les seules considérations sécuritaires.
Dans le même esprit, le Gouvernement s’engage à renforcer la présence judiciaire dans les territoires affectés, à garantir l’accès des autorités légales aux zones concernées et à offrir des voies de recours crédibles aux victimes.
Cette restauration du service public de la justice constitue une étape essentielle pour reconstruire des institutions capables de prévenir les cycles de violence et de stabiliser durablement les communautés.
L’Accord-cadre prévoit également des mesures destinées à éviter la reproduction des schémas d’impunité constatés lors de processus antérieurs.
Les opérations de désarmement, de démobilisation et de réinsertion devront être conduites selon des critères clairs qui excluent toute forme de récompense ou de légitimation des acteurs responsables de graves violations.
Le Gouvernement entend inscrire ces opérations dans le respect strict de la législation nationale et du droit internationale, en veillant à ce que la sécurité collective ne soit jamais compromise par des arrangements qui fragiliseraient l’ordre public.
En plaçant la justice au premier plan, la RDC fait un choix politique fort. Elle affirme que la paix durable ne peut être fondée sur des compromis fragiles ou sur des concessions qui ignorent les souffrances des populations.
Elle affirme également que la stabilité passe par la restauration de l’autorité légitime, de l’État de droit et de la vérité. Ce positionnement confère au processus engagé à Doha une profondeur nouvelle et conforte la RDC dans son rôle d’acteur souverain, décideur de son propre destin.
Choix fait avec clarté, détermination et sens de responsabilité
Pour Kinshasa, la lutte contre l’impunité n’est pas seulement un principe.
C’est une garantie pour les populations, un engagement envers les victimes et un acte fondateur pour la paix de demain.
À Doha, la RDC a fait ce choix avec clarté, détermination et sens de responsabilité, convaincue que seule une justice pleinement assumée peut ouvrir la voie à une réconciliation authentique et à une stabilisation durable de l’Est du pays.
Le Quotidien
