A Genève : Muyaya conseille de ne pas raconter la Rdc sous le prisme de la guerre

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M. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement était dans la délégation qui a accompagné la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en une mission stratégique à Genève en Suisse consacrée à la transparence et à la traçabilité des minerais critiques de l’Est de la RDC.

Au cours des différentes rencontres organisées, notamment avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services de Genève (CCIG), la Fédération des entreprises suisses romandes (FER), et les grands acteurs mondiaux réunis au Centre pour le Dialogue Humanitaire Henri Dunant, il était important de venir, de regarder, de discuter et de voir quels mécanismes on met en place.

« Parce que pour nous, la question des mines est une question prioritaire dans le sens où il bénéficie à des trafiquants, à des receleurs. Aujourd’hui, avec la stratégie du président de la République, nous voulons non seulement nous réapproprier, mais nous assurer que les populations congolaises puissent en tirer profit », a affirmé Patrick Muyaya.

Dans le cadre de cette action, ajoute-t-il, nous sommes venus ici à Genève discuter avec les différents opérateurs et toute à l’heure, nous avons discuté avec une brochette des entreprises de la Fédération des entreprises romandes sur le même sujet. Bien au-delà, il y a la question du narratif, de la perception, parce que très souvent, nous considérons que la Rdc est mal présentée.

« On nous raconte sous le prisme de la guerre. Evidemment nous avons des problèmes de sécurité dans une partie du pays qui ne représente pas plus de 10% du pays, mais nous avons aussi 90% du pays et toutes ces opportunités. L’idée, c’est de ne pas renier les difficultés que nous avons, mais de se dire, c’est ne pas à travers ces difficultés que nous devons être définis. Parce qu’il y a des gens qui sont résilients. Même dans la partie qui est occupée, si vous regardez l’écosystème dans le Nord-Kivu particulièrement, vous allez voir qu’il y a un dynamisme, il y a une prise en main de toutes ces choses », martèle-t-il.

Pour le ministre de la Communication et Médias, l’idée, c’est n’était pas seulement de discuter sur la traçabilité, mais de regarder un pays qui change, un pays qui a des potentiels, de donner encore plus de ressources à ceux qui viendront pour investir comme le pays l’a toujours fait depuis des siècles. C’est la vocation du Congo, donc les discussions ont tourné autour de ces points-là, termine-t-il.

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