Selon le Pasteur Théodore Ngoy: Le 25 Décembre n’est pas la date de naissance du Seigneur Jésus-Christ 

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La célébration de Noël comme le jour de la naissance de Jésus-Christ, dans le monde évangélique en RDC, continue à alimenter des vives polémiques. Après avoir mené minutieusement des recherches approfondies autour de ce sujet, le pasteur Théodore Ngoy Ilunga Wa Nsenga apporte sa version de fait sur la célébration. Selon le responsable de l’église de la Combe, la date du 25 décembre n’est pas la date de la naissance du Seigneur Jésus. Pour lui le vocable « Noël » fait son apparition au XIIe siècle sous différents autres vocables : Weihnachten, en allemand, qui signifie nuit sacrée, Christmas, en anglais ou messe du Christ, jul dans les langues des pays scandinaves (avec leur julemanden ou père noël, au Danemark), natale, natal ou navidad, en langues romanes, en Italie, au Portugal, en Espagne.

Il souligne qu’au IVe S., à la suite de la conversion de l’Empereur Constantin, le Pape Libère remplace les festivités païennes romaines des saturnales, qui célébraient la réapparition du soleil. A Rome, la fête du Sol invictus ou fête du soleil invaincu, le dies natalis solis invicti, est un culte commun à tout l’empire romain, instauré par l’empereur Aurélien en 274 et dédié, le 25 décembre, à la célébration de la divinité apparue au IIIe S., Sol invictus. En fait, le 25 décembre correspond au solstice d’hiver (en 2025, il s’est produit le dimanche 21 décembre, dans l’hémisphère nord) et à l’apparition du soleil éclatant, quoique le jour se faisant le plus court, il commence le 25 décembre à se rallonger, ainsi que la durée d’ensoleillement, alors qu’elle est plus longue au cours du solstice d’été.

Le responsable de l’église de la Gombe explique que la date du 25 décembre a donc été adoptée suite à une décision du Pape Libère, en 354, après la conversion de l’empereur Constantin, en accomplissement du vœu du Pape Jules 1er de voir célébrer la naissance de Jésus-Christ, le même jour que la fête du soleil renaissant, invaincu, au solstice d’hiver. Le roi Justinien fit de la fête de nativité ou Noël, une fête civique, dans tout l’empire. Elle était célébrée par des cadeaux et des réjouissances, toute la journée. Les gens s’empiffraient et s’enivraient.

Dans les années trente, par ses publicités, Coca-Cola rend populaire le légendaire Saint-Nicolas, évêque du IVe S., devenu Santa Claus, aux USA, sous le nom de père Noël, né des écrits du romancier Charles Dickens. Depuis lors, Noël et son légendaire père Noël, sont devenus un enjeu important de fin d’année aux plans, culturel, économique, commercial et financier, en occident et, ailleurs, dans le monde.

Quelle est la date de naissance de Jésus-Christ de Nazareth, dans la bible ? Dieu aurait-il prescrit de célébrer la naissance du Christ ?

Il donne alors sa version en affirmant que la date de la naissance du Christ n’est pas indiquée dans la Bible. Luc rapporte ce qui suit, en son chapitre 2, du verset Premier au quatorzième verset : « En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, 5afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur.

Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie: c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: 14Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée! ».

Poursuivant sa réflexion, le Pasteur Théodore Ngoy rappelle que les Exégètes, sur le fondement historique relatif au règne de César Auguste, de Quirinus et d’Hérode le Grand, conjecturent que cette naissance serait survenue entre le septième et le cinquième siècle avant Jésus-Christ. Evidemment, le Dieu de la Bible, Notre Père, n’a pas voulu faire connaitre la date de l’incarnation de Jésus-Christ de Nazareth, le Fils du Père, Notre Dieu, Notre Sauveur, Notre Seigneur.

Il nous a prescrit, dans Luc 22 :19 et dans 1 Corinthiens 11 :24, 26, de célébrer sa mort et, évidemment sa résurrection, sans laquelle notre évangile serait une imposture et notre foi, vaine. C’est pourquoi, il est écrit : « car Christ, notre Pâques a été immolé. Célébrons donc la fête » (1 Corinthiens 5 : 7-8).

Il appert, dès lors, que célébrer la naissance du Christ, le jour de la fête de la divinité Sol invictus, le 25 décembre, équivaudrait à célébrer Dieu en vain, mais à célébrer plutôt la divinité païenne. Comme il est écrit : « C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Mathieu 15 :9).

Osk

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