Ce Congo a vraiment été confié à Dieu ? Le doute est permis !_ »

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À dire vrai, le Congo est malade du soupçon facile. Tout le monde soupçonne tout le monde, tout le monde se soupçonne d’intentions complotistes. D’où le vivre-ensemble hypothétique…

Et nous d’ajouter : l’ingratitude

*Noël, Dieu parmi nous ! Même né dans une étable à Bethléem, Jésus Christ Sauveur et Seigneur n’aurait jamais accepté de vivre dans des « louanges » faites d’immondices, d’embouteillages, d’inondations, de guerre, de banditisme, de haine, de mensonge, de corruption, de détournements, d’arriérés de salaire, de chômage, d »impunité, bref des travers décrits en Galates 5:19-22, à savoir impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table, et choses semblables etc. Et nous d’ajouter l’ « ingratitude ». Et pour cause !*

Thérèse Kapangala, Rossy Mukendi, Cenco et Udps

_ »Honni soit qui mal y pense !_ ».

Pour édification, *trois cas* connus de l’opinion entre 2017 et 2025 sont rappelés sous forme de questions :

1.Qui se souvient encore de la déclaration d’un certain *Jean-Marc Kabund wa Kabund* selon laquelle l’ *Eglise Catholique romaine du Congo (CENCO)* et l’UDPS avaient contribué à 50% chacun à la réussite des manifestations de 2017 et de 2018 !

Aujourd’hui, l’ex- bouillant secrétaire général et président intérimaire est rentré dans l’opposition via la case prison, exclu définitivement de l’Udps.

En 2017 et 2018, évêques et opposants étaient parvenus à faire endosser à Joseph Kabila la tentative de briguer un troisième mandat. D’où les manifestations publiques géantes organisées à partir de décembre 2017 par le CLC (Comité Laïc de Coordination) soutenus ouvertement par trois personnalités fortes de la CENCO : Cardinal Laurent Monsengwo, Mgr Fridolin Ambongo et abbé Donatien Nshole.

L’histoire retiendra la mort de Thérèse Kapalanga le 21 janvier et celle de Rossy Mukendi le 25 février 2018.

Dans un mois pour la première, deux mois pour le second, ce sera la commémoration de la double tragédie.

On verra bien, au regard de l’état actuel de leurs relations passées du compagnonnage quasiment à la haine tenace, comment la CENCO et l’UDPS vont s’y prendre.

Dire que dans son discours d’investiture du 24 janvier 2025, Félix Tshisekedi avait salué _ »la contribution de différentes Confessions religieuses de notre pays dans la consolidation du processus électoral, avec *mention particulière à l’Eglise Catholique* sont l’Accord de Saint Sylvestre a été déterminant_ ».

Pertinente, la question à (nous) poser est simple : au sein de l’UDPS, qui aura été ingrat à l’égard de qui, s’agissant de Jean-Marc Kabund ! Et entre la CENCO et l’UDPS: qui aura été ingrat à l’égard de qui !

Première alternance politique

_ »Honni soit qui mal y pense !_ »

2.Qui se souvient de cette parole forte : _ »Dans le plus grand respect de la tradition républicaine, nous rendons hommage à celui qui aura été l’un des acteurs de la matérialisation de l’alternance démocratique et pacifique, Monsieur le Président Joseph Kabila Kabange_ ».

S’adressant particulièrement à lui, il déclara : _ »Dans votre exercice du pouvoir, vous avez pu engager le pays dans une transition qui avait abouti à la réunification du territoire national alors divisé_. »

On le devine : ces extraits sont tirés du discours d’investiture du 24 janvier 2019. Le premier discours d’Etat pour Félix Tshisekedi.

Et qui se souvient encore de cette autre phrase non moins forte du 14 février 2025 encore du Président de la République :_ »le vrai commanditaire de cette opposition, c’est mon prédécesseur. C’est Joseph Kabila. Mais, il ne l’avoue pas. Il n’assume pas ses actions_ ». Il s’agit de l’opposition armée *M23-AFC*.

Aujourd’hui, Fatshi et JKK sont en train de faire revivre aux Zaïro-Congolais que nous sommes la cohabitation conflictuelle chaotique Mobutu-Tshisekedi Sr à la base des facilités avec lesquelles l’AFDL avait pris le pouvoir le 17 mai 1997.

La question revient : qui de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila aura été ingrat à l’égard de qui ?

Congo entre les mains de Dieu

_ »Honni soit qui mal y pense !_ ».

3.Qui se souvient de la cérémonie de *dédicace de la RDC à Dieu* le dimanche 23 juin 2019 ?

Au cours de cette rencontre organisée au stade des Martyrs, Félix Tshisekedi avait prononcé les phrases sacrementales ci-après ; _ »Je confesse mes péchés, ceux de mon peuple et ceux commis par les autres sur le sol de mon pays. Pardonne-nous d’avoir donné ta place aux hommes, en les adorant comme des dieux. Pardonne-nous pour le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société. Au nom de toutes les autorités, anciennes comme présentes, je te demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par de simples erreurs (…) J’endosse la responsabilité de toutes nos fautes et te demande pardon pour tout abus de pouvoir contre les faibles. Pardonne-nous aussi de n’avoir pas été de bons gérants de toutes nos richesses que tu nous a données_».

Retenons particulièrement le *culte de la personnalité*.

Membre du Comité organisateur, Aimé Mulumba attribuera à Félix Tshisekedi l’idée de ce rendez-vous spirituel. _«L’initiateur, c’est le chef de l’État qui a voulu réunir l’ensemble de tous les enfants de Dieu. Puisqu’il faut le dire, nous nous réunissons avec tout le monde, chrétiens, musulmans, kimbanguistes ainsi que tous les enfants de Dieu pour Lui rendre grâce pour tout ce qu’il a pu faire pour nous_», avait-il dit.

À moins d’un Dieu différent de Celui des Chrétiens, le Dieu du *Chrétien Félix Tshisekedi* est formel puisqu’en Matthieu 5: 43, la Parole déclare :_ »Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes_ ».

Recours à la même question : qui de Félix Tshisekedi et de Dieu aura été ingrat de qui au regard des effets de la Parole sacramentelle ?

Anormal, immoral, amoral

_’Honni soit qui mal y pense !_ ». Chacun pourrait ajouter d’autres références : par exemple, Corneille Naanga ou Moïse Katumbi au pays, Paul Kagame du Rwanda ou William Ruto du Kenya, à l’étranger.

La finalité se devine : si le Congo en est là où il en est aujourd’hui en se distinguant dans tout ce qui est *anormal, immoral, amoral*, c’est d’abord à cause de l’ *ingratitude*. Et encore celle de la pire espèce parce qu’elle résulte du *soupçon*. Car le soupçon a généralement pour moyen d’expression la *langue*, cet organe perfide capable de plus de mal que de bien. Cette perfide langue *véritable bombe à fragmentation*.

Atteindre le summum de la décrépitude

À dire vrai, le Congo est malade du *soupçon facile*. Tout le monde soupçonne tout le monde, tout le monde se soupçonne de se vouloir du mal. Personne ne rassure personne. La présomption d’innocence a même cessé d’exister.

Aussi, le soupçon a rendu et rend difficile la cohabitation d’abord entre des personnes morales, ensuite entre des personnes physiques, enfin entre les unes et les autres !

Observons calmement et froidement l’environnement pour nous en rendre compte : tout est confusion au point de faire baigner, voire maintenir le Congo dans la *pollution généralisée, tous domaines confondus ».

D’où alors (nous) viendra le secours ? Il ne viendra ni de l’Orient, ni de l’Occident, mais de Dieu.

Quant à la solution, elle ne viendra que du *retour au stade des Martyrs*, peu importe le cadre et l’endroit, pour nous pardonner véritablement les uns les autres de la « soupçonnite », alias  » agenda caché « .

En toute logique, il revient à celui qui avait pris cette initiative de s’engager dans le mea culpa de la Nation de renouveler le pacte social, pardon le pacte spirituel conclu le 23 juin 2019.

Autrement, nous aurons confirmé le fait que le Dieu à qui le Congo avait été dédié n’est ni le Bon, ni le Vrai. Car seul le faux dieu trouve son plaisir dans les épreuves que subissent les Congolais avec les mêmes maux qui remontent quasiment à l’Indépendance.

Si ces maux vont croissant, c’est que la décrépitude est inéluctable.

Joyeux Noël.

PROCHAINEMENT : _Débat stupide autour de mandat et mission. Comme si un mandat n’est pas une mission, et une mission n’est pas un mandat !

Omer Nsongo die Lema

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