Appel à l’unité de l’UDPS à l’occasion du 45ème anniversaire de la lettre de 52 pages  

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M. Felly Fwamba Mubalamate, Coordonnateur National du Collectif Pour l’UDPS Originelle

Il est des moments dans l’histoire des peuples où le silence devient une faute,

et où la mémoire se transforme en devoir.

Le 30 décembre 1980 appartient à ces moments fondateurs.

Ce jour-là, Treize Parlementaires de la République du Zaïre aujourd’hui République Démocratique du Congo (RDC) posèrent un acte qui allait marquer durablement la conscience nationale.

Ils n’étaient ni des marginaux, ni des exclus, ni des victimes de la misère sociale.

Ils étaient des hommes investis de responsabilités, bénéficiant de privilèges, de sécurité et de reconnaissance.

Et pourtant, ils choisirent de parler.

Ils parlèrent non par ambition, mais par fidélité à une idée supérieure de la justice.

Ils parlèrent non par révolte aveugle, mais par fidélité à leur conscience.

Ils parlèrent parce que le silence, à leurs yeux, était devenu une complicité.

 

En rédigeant la Lettre des 52 pages, ils posèrent un acte de rupture morale :

non contre un homme, mais contre un système devenu sourd à la souffrance du peuple ;

non pour conquérir le pouvoir, mais pour rappeler que le pouvoir n’a de sens que s’il sert.

Cette lettre fut une interpellation solennelle adressée à l’État, au nom de la dignité humaine, de la justice et de la responsabilité politique.

Elle exprimait l’aspiration profonde d’un peuple à vivre libre, respecté et gouverné avec équité.

La réponse du pouvoir fut brutale.

Arrestations, détentions, relégations, bastonnades, humiliations, épreuves physiques et morales marquèrent le destin de ses signataires.

Certains y laissèrent leur santé, d’autres leur vie.

Ceux qui survécurent portèrent longtemps les stigmates d’un engagement payé au prix fort.

Aujourd’hui, seuls quelques-uns demeurent, vieillissants mais porteurs d’une mémoire précieuse.

Leur existence même rappelle que la liberté dont jouit une nation ne tombe jamais du ciel : elle se conquiert, se protège et se transmet.

C’est de cette épreuve qu’est née l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social.

Non comme un simple parti politique, mais comme une exigence morale, une conscience collective, un refus de la résignation.

Au fil du temps, des divergences, des fragmentations et des incompréhensions ont pu apparaître.

Mais, aucune d’elles ne saurait effacer l’esprit originel de l’UDPS :

celui d’un engagement au service du peuple, et non d’intérêts personnels ou circonstanciels.

Aujourd’hui, alors que l’une des tendances de l’UDPS exerce les responsabilités d’État, cette mémoire prend une portée nouvelle.

Elle rappelle que gouverner ne signifie pas seulement administrer, mais répondre devant l’histoire.

Elle rappelle que le pouvoir n’est légitime que s’il reste fidèle à la justice, à la vérité et à la dignité humaine.

Ce texte n’est ni un reproche, ni une nostalgie.

Il est un appel à la cohérence, à la fidélité et à la hauteur morale.

Il invite chaque responsable, chaque militant de la Grande Famille UDPS, chaque citoyen, à mesurer ses actes à l’aune de l’héritage reçu.

Car, la Lettre des 52 pages n’appartient pas au passé.

Elle demeure une boussole.

Et tant que subsistera en ce pays le désir de justice, elle restera un rappel vivant que la politique n’est honorable que lorsqu’elle est guidée par la conscience.

 

Fait à Kinshasa, le 30 Décembre 2025.

LE COLLECTIF POUR L’UDPS ORIGINELLE,

Felly FWAMBA MUBALAMATE

Coordonnateur National

Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI

Président du Conseil des Sages

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