Pour réaliser le budget de 22 milliards de dollars : Nécessité pour les administrations financières de doubler les efforts pour mobiliser davantage les recettes
Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget a présenté la Loi de finances telle que promulguée, le 29 décembre 2025, par le Président de la République, après adoption en termes identiques par les deux chambres du Parlement.
Ce processus a consacré, une fois de plus, la consolidation de la discipline budgétaire engagée par le Gouvernement, ainsi que le respect des exigences de la Constitution et de la Loi relative aux finances publiques, renforçant ainsi la crédibilité de l’action publique.
Ce Budget 2026 présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à un équivalent de 22 milliards de dollars prend en compte les priorités du Gouvernement inscrites dans son Programme d’actions axé notamment sur la sécurisation du pays, la stabilisation et de la transformation structurelle de l’économie ainsi que la poursuite des politiques sociales majeures, comme la Couverture Santé Universelle et la gratuité de l’enseignement primaire, prônées par le Chef de l’Etat.
Au-delà de l’exercice annuel, le Budget 2026 s’inscrit sur une trajectoire de soutenabilité budgétaire, fondée sur une amélioration progressive de la pression fiscale. Celle-ci étant projetée à 12,5% en 2026, et correspond à des recettes courantes estimées à 13,4 milliards avec un objectif d’atteindre 17% à l’horizon de cinq ans, soit le niveau moyen observé en Afrique subsaharienne, pour des recettes courantes estimées avoisinant 26 milliards de dollars américains.
Cette trajectoire permettra, à l’horizon 2030, de dégager des marges budgétaires en vue de financer, sur ressources propres, les priorités de l’Etat.
À ce titre, au cours de cette année 2026, les administrations financières devraient doubler les efforts pour mobiliser davantage les recettes en vue de se mettre sur cette trajectoire qui permettra aisément au Gouvernement de financer ses priorités par les ressources propres.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget a, par ailleurs, porté à l’attention du Conseil que le respect des procédures d’exécution du Budget s’impose à tous les ordonnateurs et gestionnaires publics en conformité avec le manuel des procédures et du circuit de la dépense publique qui garantit le respect intégral de la procédure standard tout au long de la chaîne de la dépense et le manuel des procédures des marchés publics.
Il a terminé en annonçant le lancement progressif de la déconcentration et de l’ordonnancement avec neuf Ministères pilotes.
« Ils exerceront à titre pilote, les fonctions d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement de leurs dépenses, sous la régulation des crédits et le contrôle budgétaire du Ministre ayant le Budget dans ses attributions, ainsi que sous la régulation de la trésorerie assurée par le Ministre ayant les Finances dans ses attributions, garantissant ainsi la cohérence globale et l’exécution budgétaire », a – t – il conclut.
