Pitié pour la RDC : une vieille vidéo de Kagame de 2023 présentée comme une nouvelle en 2026 !

0
IMG_20260113_214130688

En témoigne son introduction selon laquelle « Le problème de la RDC ou le problème de la région, ou même le problème du Rwanda, ce n’est pas le M23. Le M23 est le produit de beaucoup d’autres problèmes qui n’ont pas été résolus depuis une décennie. Si vous vous rappelez, le problème du M23 existait même avant que Tshisekedi ne soit Président. Il y avait un problème lié à cela en 2012. Si vous regardez dans l’histoire, vous le verrez». Cette déclaration portait sur les revendications territoriales en RDC ! 

Bout de phrase significatif 

Effectivement, en séjour au Bénin du 14 au 16 avril 2023, le chef de État rwandais avait fait une longue déclaration dont « BALISES », dans sa livraison du 23 avril 2023, avait reproduit in extenso le contenu en 8 points sous le titre « Paul Kagame brandit Berlin II : le Parlement, les partis, les églises et les ONGs d’habitude loquaces se taisent ! ». L’introduction étant le point 1, en voici les 7 autres :

2.«Concernant le M23, ce sont des Congolais mais qui ont un héritage rwandais. Les frontières qui ont été tracées durant la période coloniale ont découpé notre pays en plusieurs morceaux».

3.«Une grande partie du Rwanda a été laissée à l’extérieur dans l’est du Congo, dans le sud et l’ouest de l’Ouganda, etc. Nous avons des populations dans ces parties d’autres pays autres que le Rwanda qui ont des origines rwandaises. Maïs, ce ne sont pas des Rwandais ; ils sont citoyens de ces pays qui ont absorbé ces parties du Rwanda à l’époque coloniale. C’est un fait, un fait historique».

4.«Vous pouvez faire des recherches et avoir plus de détails sur cela. Donc, ces problèmes sont beaucoup plus anciens que moi et beaucoup plus anciens que Tshisekedi et probablement ceux qui étaient là à l’époque ne sont plus en vie. Voilà donc l’origine du problème».

5. »Ces personnes ont été privées de leurs droits au Congo, et le problème de 2012 auquel j’ai fait allusion, c’est lorsqu’ils avaient pris les armes contre leur propre gouvernement à cause de ce problème. Donc c’était mal géré et vous voyez que nous sommes en 2023, donc 11 ans après le problème revient. Cela signifie qu’il n’a pas été correctement géré».

6.«L’ONU s’est impliquée, tous les pays se sont impliqués, y compris les grandes puissances, mais ils n’ont jamais réglé le problème. Donc, vraiment qualifier le problème de cette région de soit le problème du M23 ou le qualifier de problème du Rwanda, c’est faire une fuite en avant et ne pas vouloir trouver la solution au problème».

7.«Mais actuellement, au moment où nous parlons, toute la région de l’Afrique de l’Est, avec l’Angola, nous avons deux processus. Un processus de Nairobi et un autre processus de Luanda. Ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour essayer de résoudre le problème, mais ce sont de telles plaintes qui empêchent en fait les gens de trouver des solutions parce que le processus de Luanda et le processus de Nairobi sont très clairs sur l’origine, les besoins et la façon de résoudre le problème. Mais apparemment, c’est le pays qui a le problème, c’est-à-dire la RDC, qui rend difficile la résolution du problème».

8.«Encore une fois, ce que je dis, ce sont des faits. Vous pouvez les vérifier. Nous ne pouvons donc pas continuer à nous plaindre du problème sans avoir les faits clairs qui doivent être traités. C’est là où nous en sommes. Mais j’espère qu’avec la participation de la région, les choses seront réglées».

La veille de l’ouverture de la 78ème Assemblée générale des Nations Unies le 19 septembre 2023, Coordonnateur politique du M23, Bertrand Bisimwa avait relayé Paul Kagame dans une courte vidéo contenant ce bout de phrase significatif : »Si vous ne voulez pas de nous, laissez-nous avec nos terres » !

La question foncière est essentielle 

Le 27 février 2025, dans « BALISES », sous le titre « Kagame a besoin d’un nouveau génocide pour un nouveau foyer rwandophone à tailler en RDC ! », nous écrivions ceci, sous l’intertitre « MAINMISE SUR LES TERRES CONGOLAISES DU KIVU FRONTALIER » : « C’est l’occasion ou jamais pour Kinshasa de prendre conscience de l’impératif de tirer profit maintenant et non demain de ce qui représente réellement une première depuis l’avènement de l’Afdl en 1996 : les sanctions occidentales visant le Rwanda. C’est le moment pour la RDC de jouer son va-tout en ne se trompant cependant ni d’agenda, ni de cible. En effet, l’agenda de Paul Kagame n’a pas d’essentiel la neutralisation des Fdlr ou le changement du Pouvoir à Kinshasa. Il n’est même pas la protection de la communauté rwandophone, tutsie en priorité, comme il le prétend. C’est la mainmise sur les terres congolaises du Kivu frontalier (Nord et Sud Kivu) qui, à l’en croire, reviennent à son pays. Pour rappel, en 1998, dans la foulée de l’agression opérée via le Rcd, Pasteur Bizimungu, alors chef État rwandais hutu, l’avait déclaré à haute voix en préconisant Berlin II, entendez la révision des frontières validées en 1885. « Si vous chassez les populations rwandophones, chassez-les avec leur terre», avait-il déclaré aux autorités congolaises sous le leadership du Mzee Laurent-Désiré Kabila. En 2023 – soit 25 ans après – son successeur « tutsi », Paul Kagame, va profiter de l’agression opérée sous le M23 pour y revenir pendant son séjour au Bénin au mois d’avril. Au mois de septembre de la même année, Bertrand Bisimwa va lui emboîter le pas. « Si vous ne voulez pas de nous, laissez-nous avec nos terres », avait-il dit. De ce fait, la question foncière est essentielle ».

Pitié, oui pour la Rdc

Comment, en ce mois de janvier 2026, ceux qui assurent la Com’ de Félix Tshisekedi peuvent-ils faire passer cette déclaration de Paul Kagame pour une première en 30 ans de guerre à l’Est !

C’est bien la preuve qu’ils ont failli dans leur devoir de vigilance.

Au moins, dans cette déclaration, la vérité révélée par Paul Kagame est que le problème ne remonte ni à l’avènement de Félix Tshisekedi, ni même de ses prédécesseurs.

Le chef d’Etat rwandais avait bel et bien dit : « Vous pouvez faire des recherches et avoir plus de détails sur cela. Donc, ces problèmes sont beaucoup plus anciens que moi et beaucoup plus anciens que Tshisekedi et probablement ceux qui étaient là à l’époque ne sont plus en vie. Voilà donc l’origine du problème».

Pourquoi alors vouloir faire des prédécesseurs du chef de l’Etat une fixation dès lors que le chef de l’État rwandais admet lui-même que ne sont concernés ni Joseph Kabila, ni Laurent-Désiré Kabila, moins encore Mobutu Sese Seko et Joseph Kasa-Vubu !

Les origines, mieux les racines du problème, il faut aller les chercher dans la période précédant l’indépendance.

À partir de cet instant, Paul Kagame renvoie l’affaire aux puissances réunies à Berlin en 1885, mais aussi à l’Allemagne comme premier État colonial et à la Belgique comme second État colonial.

Moralité : Félix Tshisekedi porte une croix qui, en toute logique, n’est ni la sienne, ni de ses prédécesseurs ! D’où nécessité du Dialogue national pour la renvoyer à ceux qui l’ont fabriquée et qui entendent nous l’imposer de force, au prix des millions de morts côté RDC !

PROCHAINEMENT : Roi des Belges, RDC et Rwanda face à l’impératif du Dialogue ! »

Omer Nsongo die Lema

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *