Le crépuscule des traitres (Julien Paluku)

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Goma, Bukavu !

Ils s’unissent dans l’ombre, une ligue de frustrés conspirant pour abuser la conscience du peuple et le livrer au fer d’une rébellion importée.

Sous le masque de l’amour patriotique, ils avancent leurs pions ; mais qu’on ne s’y trompe pas : derrière leurs discours mielleux se cache le poison de l’ambition personnelle et l’égoïsme le plus vil.

Ce cycle sanglant, nous le connaissons trop bien. 

De l’agonie du Zaïre de Mobutu au retour à la dignité de la RDC de Félix, le scénario reste immuable : tous prétendent agir au nom des opprimés pour mieux les trahir.

Aujourd’hui, à Goma comme à Bukavu, alors que le chaos hurle et que la débandade s’installe, le poids de leur propre frustration les rattrape, les poussant vers un suicide collectif de la dernière heure.

Ils ont oublié que d’autres recrues ont été lâchement abattues et continuent à l’être, soit à bout portant, soit par coup de grâce.

Ils ont ignoré l’ultime avertissement : cette rébellion sera la dernière à ensanglanter notre sol.

Ô Frustration, muse des naufragés ! Tu les tiens aujourd’hui, mais c’est l’abîme du regret qui les dévorera demain.

 

Goma, Bukavu !

Quand j’écrivais encore des vers pour former des strophes, je dirais ceci:

 

Le bal des naufragés

Ils s’assemblent dans l’ombre, alliance d’amertume,

Pour offrir la patrie aux flammes du mépris.

Ils invoquent le peuple, mais c’est lui qu’ils consument,

Par le fer importé et le sang des proscrits.

Leur amour est un masque, une feinte, une insulte,

Un habit de lumière sur des cœurs de charbon.

Aux désirs personnels, ils vouent leur seul culte,

Prêts à vendre l’État pour un vil abandon.

De l’agonie du Zaïre à la dignité de la RDC en passant par Mzee,

Le mensonge est le même, le scénario s’écrit :

On marche sur les corps, la conscience brisée,

En hurlant au salut pour masquer ses profits.

À Goma, à Bukavu, quand le sol se dérobe,

Quand le glas de la fuite sonne enfin leur trépas,

La frustration les ronge, les déchire et les dresse

Vers le suicide noir de leurs derniers combats.

Ils ont ri du présage, ils ont ignoré l’heure,

Mais la terre a parlé : c’est le dernier sursaut !

Ô Frustration, reine des cœurs sans demeure,

Ton étreinte est de glace… et le regret arrive,

Déjà, le bourreau prépare le tombeau,

Car la trahison a un cadeau.

C’est finit l’aventure !

Et ce n’est pas l’année bissextile!

Bon dimanche.

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