Pourquoi pas l’essentiel ?

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Considérée comme une force économique, sociale et sécuritaire au cœur de l’Afrique et à mi-chemin du Monde, la République Démocratique du Congo fait désormais figure de fossile. Tant les années fastes, qui voyaient éclore son développement économique, politique et social, se sont considérablement effritées suite au manque de volonté politique accrue et de leadership de ses dirigeants, à la défaillance systémique dans divers secteurs, à la corruption gangrenée et institutionnalisée.

Ajouté à ces inepties, la carence de politique de développement, la fatalité imaginaire de ses propres fils et filles, les privations inconstantes des droits et libertés fondamentales; la disette alimentaire, l’anachronisme des textes pourtant légaux ainsi que la cécité impardonnable de ses dirigeants qui pactisent avec d’autres puissances et pouvoirs étrangers afin de liquéfier et liquider davantage les restes des lambeaux RDC.

La liste des maux n’étant pas exhaustive, l’on ne pourrait s’empêcher d’épingler aussi la course effrénée au pouvoir, le népotisme, le gangstérisme financier, l’enrichissement à la va-vite et sans cause…

Ceci étant cela, la conséquence directe est que le pays patauge sans conteste dans une mare dont les confins sont difficilement repérables et tire ostentatoirement le diable par la queue. Un brin d’espoir qui s’était agglutiné dans le cœur des Congolais à l’arrivée de l’actuel régime, ayant du reste été porté à nouveau au strapontin et qui avait semblé mettre du baume politique, économique, sécuritaire et social, loin s’en faut, le pays tourne en rond et devient plus squelettique.

La « supra dink » ne semble pas mettre la main à l’essentiel. Qui consiste, sans gêne, à amorcer des simples mais obstétriques mutations: dans la gouvernance politique, sociale, sécuritaire et économique en ne faisant recours qu’aux valeurs lucides et vertébrées limpides.

Bien au contraire, l’on se retrouve, à nouveau en face de certains froufrous et marchands de vent, des immoraux sociaux; de bois morts indigestes, des néophytes et autres népotistes grégoriens pour la plupart aventuriers qui noient davantage le pays par leur manière de gérer les biens communs.

Comme on ne reconnaît l’arbre que par ses fruits, la RDC aura encore -t-elle besoin de recourir aux maux ci-haut énumérés ? La question reste posée.

Quant à votre Média, Le Quotidien, c’est l’essentiel qui l’intéresse et l’intéressera dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations. C’est promis! Pas des promesses politiques d’une caste politique ayant vendu son fanion et perdu ses repères. C’est juré! Oui car Le Quotidien n’est pas une église. Mais un support médiatique.

Avec lui, c’est donc l’essentiel. Le reste-là, c’est du vent. Du pur vent.

Willy Kilapi

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