FRIVAO : le Gouvernement suspend le Président du Conseil d’Administration et nomme une direction intérimaire pour préserver la transparence
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la Gouvernance des établissements publics impliqués dans la gestion des fonds sensibles. Par une décision rendue Publique à Kinshasa, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux Guillaume Ngefa Atandoko, a pris deux arrêtés majeurs concernant le Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Ces mesures interviennent dans le cadre de l’exécution des résolutions du Conseil des Ministres relatives à la bonne gestion des ressources destinées à l’Indemnisation des Victimes. Elles traduisent la volonté des Autorités de garantir que les Fonds Publics affectés à des missions aussi sensibles soient administrés dans le strict respect des principes de transparence, de rigueur et de responsabilité.
La première décision porte sur la suspension du Président du Conseil d’Administration du FRIVAO. Cette mesure conservatoire vise à permettre aux instances Judiciaires compétentes de mener des investigations sur des faits et allégations portés à la connaissance des Autorités. À cet effet, une injonction a été adressée au Procureur Général près la Cour d’Appel de la Tshopo, à Kisangani, afin d’ouvrir une enquête Judiciaire et d’établir les responsabilités éventuelles.
Dans le même élan, le Ministre d’État a procédé à la désignation d’un nouveau président du Conseil d’Administration à titre intérimaire. Cette nomination a pour objectif d’assurer la continuité Administrative et Fonctionnelle du FRIVAO, tout en évitant toute paralysie susceptible de retarder le processus d’Indemnisation des Victimes concernées.
Pour le Gouvernement, il ne s’agit nullement d’une Sanction définitive, mais d’une mesure de précaution conforme aux exigences de bonne Gouvernance. Les Autorités insistent sur le respect de la présomption d’innocence, tout en soulignant que la gestion des fonds destinés aux victimes exige une exemplarité absolue de la part des responsables appelés à les administrer.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme et d’assainissement des Institutions Publiques. Le Ministère de la Justice réaffirme ainsi son engagement à protéger l’intégrité des mécanismes d’indemnisation mis en place à la suite des décisions Judiciaires Internationales, afin que les bénéficiaires légitimes ne soient ni lésés ni retardés par des pratiques contraires à l’éthique publique.
En agissant de la sorte, le Gouvernement entend également préserver la crédibilité du FRIVAO, un instrument essentiel de Justice réparatrice pour les Victimes des exactions subies. La confiance des Populations concernées, tout comme celle des partenaires nationaux et Internationaux, dépend en grande partie de la transparence et de la probité dans la gestion de ces fonds.
À travers ces arrêtés, l’exécutif envoie un message clair : aucune complaisance ne sera tolérée lorsqu’il s’agit de la gestion des ressources Publiques, en particulier celles destinées à réparer les préjudices subis par les Citoyens. La Justice, au-delà de la Sanction, demeure un outil de vérité, de responsabilité et de restauration de la confiance entre l’État et la Population.
Corinne Ontande
