Christopher Ngoyi opposé à un dialogue où il y a une épée de Damoclès dans les gorges des Congolais
Le beau cadre du restaurant: «L’assiette du Maître », dans la commune de Kalamu a accueilli les membres de la Société Civile de la RDC, le samedi 31 janvier 2026, pour la célébration d’échange des vœux organisée par la Coordination Générale de cette Structure.
D’entrée de jeu, le Secrétaire Administratif a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux différents membres qui ont répondu massivement à l’appel du Coordonnateur national de la Société Civile de la RDC, M. Christopher Ngoy qui tenait à ce que tous les membres se retrouvent autour d’un verre pour échanger les vœux pour l’année 2026.
Il a circonscrit l’événement en disant que la célébration d’échanges des vœux est une opportunité pour faire le bilan de l’année 2025, qui venait de s’écouler, tout en annonçant ce qui devrait être fait pour l’année 2026.
Juste après son mot introductif venait la prise de la parole du Secrétaire Général de la Société Civile de RDC, qui a résumé les réalisations de l’année passée(2025) en:
Un partenariat conclu entre la société civile de la RDC et le centre culturel africain; L’Organisation des activités auprès des étudiants dans la concrétisation de la lutte contre la corruption, avec la collaboration de l’IGF; Le renouvellement de la coordination en ayant à son sein sept branches; Un partenariat conclu entre une structure de l’Autriche, spécialisée dans lutter contre le banditisme, le mafia et autres antivaleurs.
Des activités à réaliser en 2026
Il a aussi étalé les activités qui seront réalisées en 2026 en ceci: Poursuite de la visibilité de la société civile de la RDC, en travaillant avec efficacité dans la protection et la valorisation des droits humains; La concrétisation du partenariat entre la coordination et un échantillonnage de quatre communes pilotes de la ville province de Kinshasa, avec deux objectifs: changer le comportement des habitants de ces communes, tout en luttant contre la pauvreté. Après lui c’est celui que tout le monde appelle: « Le camarade », Dieudonné Kakesa qui a eu à témoigner de sa longue lutte dans la société civile de la RDC, sa lutte au sein de cette structure est de plus de 30 ans aux côtés du Coordonnateur national, il a précisé que: » Nous venons de très loin, car nous étions dans la rue. Aujourd’hui on a un siège bien équipé, c’est à encourager. Je demande à tout le monde de redoubler d’efforts pour aller encore plus loin…
Venait alors le tour du Coordonnateur national de la société civile de la RDC, M. Christopher Ngoy, qui a demandé à tous ses estimés camarades de rester unis autour des valeurs républicaines et une parmi ces valeurs c’est la communion fraternelle que nous célébrons à ce début de l’année 2026, nous ne pouvons que remercier le Dieu, tout puissant, pour sa protection.
Et il a poursuivi son message en remerciant les plus hautes autorités du pays en général, et le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour sa disponibilité et son oreille tendue à la société civile de la RDC, ce qui a permis à cette dernière de travailler dans les bonnes conditions.
Selon le Coordonnateur, de société civile de la RDC, la mission essentielle du gouvernement est l’encadrement à la vie, pour une protection intégrale du peuple congolais. Il a rappelé aux autorités de l’Etat Congolais, qu’elles ont la lourde responsabilité pour une gestion efficace de la population, dans l’ensemble du territoire congolais.
Elles doivent encadrer le peuple en mettant en sa disponibilité les outils pour que l’ensemble du peuple soit à la hauteur des enjeux dans la marche du pays. La politique n’est pas une affaire réservée à une catégorie d’homme (politiciens) tout simplement, elle est l’affaire de tous les citoyens d’un pays, selon lui.
La situation de l’Est du Congo est une préoccupation au quotidien pour lui, car il y a plusieurs atrocités qui se commettent dans cette partie du pays, malheureusement au vu et au su de la communauté internationale.
Il reconnaît les efforts de certains pays, et salue les accords signés même si la société civile de la RDC n’avait pas été associée… néanmoins, le Coordonnateur s’interroge jusque-là de l’efficacité de ces accords et résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, car la guerre à l’Est ne s’arrête toujours pas. C’est la raison pour laquelle il interpelle la communauté internationale en tête les USA de pouvoir passer à la phase des sanctions contre les récalcitrants.
Le Coordonnateur est contre un dialogue où il y a une épée de Damoclès dans les gorges des Congolais. Pour lui, il faut qu’un cessez-le-feu soit d’application pour commencer à parler du dialogue. Il ajoute: S’il y aura dialogue avec le temps, il faudra que la société civile dans son ensemble et les hommes politiques qui n’ont pas du sang dans leurs mains se mettent autour d’une table. Pour lui, le dialogue ne peut pas être possible avec les traîtres et les violeurs de nos femmes, leur place c’est dans les prisons…
Il reste optimiste, car son message passe depuis des décennies au sein de la population dans sa grande majorité et cette dernière suit les orientations de la Société Civile de la RDC qu’il Coordonne.
Alain Botoko, Grand reporter
