« Un mal extrême appelle un bine extrême »
Les premiers résultats de l’enquête sur le scandale Jeffrey Epstein révèlent le marigot sordide – entre turpitudes sexuelles et pratiques mafieuses – dans lequel macèrent les « élites » occidentales.
Ce qui est en train de faire surface, ce sont les axiomes proprement diaboliques sur lesquels reposent bon nombre des politiques actuelles, de Gaza à l’application de sanctions unilatérales contre des pays, afin de rendre la vie des populations si insupportable qu’elles se soulèvent contre leurs gouvernements.
Depuis des années, on connaissait l’existence de ces cloaques moraux, mais personne dans le soi-disant « ordre fondé sur des règles » ne se souciait – et pour cause – d’appliquer les lois obligeant les autorités à enquêter sur les crimes de ce libre-service du crime, où « les sans scrupules prennent ce qu’ils veulent », comme l’a récemment dit avec justesse le président allemand Steinmeier.
Cette réalité n’est pas sans lien avec la fin du nouveau traité START le 5 février, c’est-à-dire la fin du dernier accord de contrôle des armements, laissant la situation stratégique mondiale dans un dangereux manque de transparence et ouvrant la voie à une nouvelle course aux armements. Concrètement, il faut s’attendre à une prolifération d’armes de destruction massive, anciennes et nouvelles.
Les économies occidentales ayant opté ouvertement pour l’économie de guerre, cela signifie que celle-ci devient de facto le moteur de l’économie par le biais d’une remilitarisation à marche forcée. Bref, les gens travailleront (quel que soit leur domaine professionnel : industrie, informatique, science, etc.) en vue d’une activité « économique » que l’on peut définir comme la destruction mutuelle assurée.
Alors que les stocks actuels d’armes nucléaires ont déjà le potentiel de détruire plusieurs fois toute vie humaine sur la planète, les nouvelles dimensions de la guerre, telles que les armes spatiales, la cyberguerre, l’application de l’IA dans les combats, etc., créent une perspective dystopique terrifiante de l’avenir, dans laquelle le seul résultat final semble être l’anéantissement de l’humanité.
L’importance du scandale Epstein est là. Peut-on s’attendre à ce que ces institutions, qui soit ont participé à ces perversions, soit ont gardé le silence en choisissant l’inaction face à celles-ci, mettent un terme à la mécanique meurtrière du complexe militaro-industriel et de la spéculation liée à cette machine de guerre ?
La Table ronde d’urgence du 12 janvier, organisée par l’EIR, a donné lieu à une déclaration commune et à l’engagement des participants de prendre contact avec les institutions et les individus partout où c’est possible, afin de créer à la fois une initiative visant à rétablir le droit international en créant une nouvelle architecture mondiale de sécurité et de développement et de lancer un mouvement international de citoyens du monde qui s’engagent à donner la priorité à l’humanité.
Une conférence internationale (par Zoom) se tiendra le 2 mars pour aborder les thèmes suivants : la création d’une nouvelle architecture de sécurité et de développement ; la création d’un mouvement international de citoyens du monde ; et la création d’une nouvelle renaissance culturelle. La conférence, qui comprendra deux panels, réunira des représentants éminents d’institutions du monde entier, ainsi que des experts, des universitaires, des scientifiques et des artistes.
Rejoignez la Coalition internationale pour la paix ce vendredi à 17h00 en présence du professeur Cliff Kiracofe, historien au Washington Institute for Peace and Development, de Luiz Erthal, rédacteur en chef du portail d’information TodaPalavra, au Brésil, et d’autres intervenants.
