Justice de proximité: Guillaume Ngefa en mission officielle de 72 heures à Mbuji-Mayi pour renforcer l’efficacité des juridictions

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Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, est arrivé ce mardi 17 février 2026 à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, dans le cadre d’une mission officielle de 72 heures. Ce déplacement s’inscrit dans sa politique de justice de proximité et d’itinérance à travers les provinces de la République Démocratique du Congo.

À travers cette visite de terrain, le ministre entend s’imprégner du fonctionnement réel des juridictions et de l’administration judiciaire dans cette partie du pays. Une démarche qui vise à identifier les défis structurels auxquels les services sont confrontés et à envisager des améliorations concrètes au bénéfice des justiciables.

Selon le message publié par le ministre sur son compte officiel, cette mission permettra une observation directe des conditions de travail des magistrats, greffiers et agents pénitentiaires. L’objectif est d’évaluer les performances des juridictions locales, d’analyser les difficultés logistiques et administratives, et de mesurer l’impact des réformes engagées par le gouvernement dans le secteur de la justice.

Guillaume Ngefa prévoit également des échanges avec les autorités provinciales, les responsables des cours et tribunaux, ainsi que les différents acteurs du secteur judiciaire. Des visites des établissements pénitentiaires et des services judiciaires figurent aussi au programme, afin d’apprécier leur fonctionnement et de renforcer la coordination de l’action publique.

Cette mission traduit la volonté affirmée du ministère de rapprocher la justice des citoyens. Pour le ministre, la transformation du système judiciaire congolais passe nécessairement par une présence régulière sur le terrain, par l’écoute active des préoccupations locales et par une compréhension directe des réalités vécues par les populations.

Dans plusieurs provinces, les juridictions font face à des défis persistants : insuffisance d’infrastructures, manque de personnel qualifié, retards dans le traitement des dossiers et surpopulation carcérale. En se rendant personnellement dans les provinces, le ministre entend rompre avec une gestion centralisée et théorique des réformes, en privilégiant une approche pragmatique et participative.

La modernisation du système judiciaire constitue l’un des axes majeurs de l’action gouvernementale. Elle repose notamment sur le renforcement des capacités des magistrats, l’amélioration des conditions de détention, la digitalisation progressive des procédures et la consolidation de la gouvernance judiciaire.

À Mbuji-Mayi, Guillaume Ngefa devra également évaluer le niveau de coordination entre les juridictions, les parquets et l’administration pénitentiaire. Une meilleure articulation entre ces structures est essentielle pour garantir l’efficacité de la chaîne pénale et assurer le respect des droits des justiciables.

Au-delà de l’aspect technique, cette mission revêt une portée symbolique importante. Elle envoie un signal fort quant à la volonté des autorités centrales de considérer les provinces comme des acteurs clés dans la réforme de la justice. Le ministre réaffirme ainsi que la modernisation du système judiciaire « se construit avec les provinces et pour les citoyens ».

En plaçant la justice de proximité au cœur de son action, Guillaume Ngefa ambitionne de restaurer la confiance des populations envers l’institution judiciaire, pilier fondamental de l’État de droit.

La mission de 72 heures du ministre d’État Guillaume Ngefa à Mbuji-Mayi s’inscrit dans une dynamique de réforme et de responsabilisation du secteur judiciaire. En privilégiant l’écoute, l’évaluation directe et le dialogue avec les acteurs locaux, le ministère entend accélérer la transformation du système judiciaire congolais.

Cette approche de terrain pourrait constituer un levier déterminant pour améliorer l’accès à la justice, renforcer la crédibilité des institutions et consolider l’État de droit en République démocratique du Congo.

 

Corinne Ontande

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