Réunis à Kinshasa: Les Régulateurs de l’ARTAC partagent les meilleurs pratiques et harmonisent leurs politiques   

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Réunis à Kinshasa du 18 au 19 février 2026, les Régulateurs de l’ARTAC venus de la République Centre-Africaine, du Tchad, du Cameroun, du Gabon et du Congo Brazzaville ont partagé les expériences et les meilleures pratiques sur un sujet aussi important que révélateur : « Stratégies de coopération sous régionale pour une régulation harmonisée des services des télécommunications par satellites non-géostationnaires ». 

C’est le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda qui a lancé, le 18 février 2026 les travaux de la 10ème session ordinaire de la Conférence de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique Centrale, pendant que la clôture intervenue le 19 février dernier, a été l’apanage d’Augustin Kibasa, ministre de l’Economie numérique.

Les travaux de Kinshasa ont porté notamment sur l’adoption de décisions structurantes, parmi lesquelles la révision des textes institutionnels de l’ARTAC, la validation du Plan stratégique triennal 2026–2028, l’adoption du Plan d’actions et du budget 2026, la mise en place de groupes de travail spécialisés ainsi que l’évaluation des projets et partenariats en cours.

Tout en reconnaissant les efforts faits par la Rdc sous le leadership de son président, Félix Tshisekedi, le ministre José Mpanda a reconnu que beaucoup de défis majeurs restent à relever. C’est notamment la réduction de la fracture numérique, la baisse de coût élevé des services de télécommunication, l’amélioration des services, la baisse de la pression fiscale, etc.

Voilà pourquoi il a invité les participants à échanger sur les meilleurs pratiques et mobiliser les ressources nécessaires pour y faire face. Dans ce combat, dit-il, le régulateur a un rôle à jouer pour l’harmonisation de nos politiques. « Il revient au régulateur de relever le prochain défi qui est la régulation des satellites non-géostationnaires. L’ARTAC est notre force collective, son rôle reste important pour harmoniser nos politiques », insiste-t-il.

A l’occasion, le ministre a annoncé la candidature de la Rdc au conseil de l’union internationale de télécommunication, avant de solliciter l’accompagnement de tous les membres de l’ARTAC.

Consolider les institutions de l’association 

Dans son discours, M. Christian Katende, en sa double qualité de Président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo et de Président Exécutif de l’ARTAC, a expliqué que l’ARTAC, au fil des années, s’est affirmée comme un instrument d’intégration et d’harmonisation. Les avancées en matière d’alignement des cadres réglementaires de la Poste et des Télécommunications témoignent de notre détermination à bâtir un marché numérique commun. Les progrès réalisés vers le roaming communautaire traduisent notre volonté de faciliter la mobilité, de réduire les coûts et de renforcer l’interconnexion entre nos peuples.

En matière de coordination des fréquences, note-t-il, nos efforts conjoints aux frontières garantissent une gestion rationnelle et harmonisée du spectre, condition essentielle à la qualité de service et à la stabilité des réseaux.

S’agissant de l’Observatoire régional des Technologies de l’Information et des Communications, issu notamment du projet PAGIRN, il constitue aujourd’hui un instrument stratégique majeur. En assurant pleinement sa gestion, l’ARTAC affirme sa capacité à piloter le secteur par la donnée, dans une logique de transparence, de performance et d’aide à la décision.

Pour lui, cette 10ᵉ Session Ordinaire marque une étape déterminante dans la consolidation institutionnelle de notre association. L’adoption des statuts révisés et des documents cadres qui seront soumis à votre examen renforcera la gouvernance, la cohésion et l’efficacité opérationnelle de l’ARTAC.

« Nous sommes à un moment charnière de l’histoire numérique mondiale. L’intelligence artificielle, les plateformes numériques, les infrastructures satellitaires de nouvelle génération et les services financiers digitaux redessinent nos économies et nos sociétés. Face à ces mutations, notre responsabilité est immense : nous devons bâtir une régulation à la fois ferme dans ses principes, souple dans ses mécanismes et visionnaire dans ses orientations », pense-t-il.

Soulignons que les travaux de Kinshasa ont été précédés par deux ateliers de haute portée stratégique, tenus les 16 et 17 février. Le premier a porté sur la régulation des services satellitaires non géostationnaires (NGSO), vecteurs d’une connectivité élargie et d’une réduction significative de la fracture numérique. Le second a traité de la sécurité des Services Financiers Numériques, pilier fondamental de la confiance, de l’inclusion financière et de la stabilité de nos écosystèmes digitaux.

Ces thématiques traduisent l’évolution rapide de notre environnement technologique. Elles nous rappellent que la régulation ne doit pas être simplement réactive, mais anticipatrice, structurante et stratégique.

JMNK

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