Soyons conséquents !
Les épisodes de l’agression rwandaise, aidée par les supplétifs du M23, n’auraient rien de spécial à Goma, à Bunagana ou à Bukavu si Kinshasa politique avait pris les choses au sérieux dès le départ et mis hors d’état de nuire, des traitres qui jonchent les organes décisionnels politico-économico-militaires du pays et en international. Qui poussent, de façon sournoise, la RDC à se retrouver dans l’abîme, au bénéfice de leurs intérêts dont leur trait commun se trouve au Rwanda et ailleurs.
Par leurs stratégies macabres et machiavéliques, ils ont tôt fait de contraindre Kinshasa politique à tourner plus ses regards vers le seul front diplomatique pendant que sur le terrain des opérations, le Rwanda et le M23 gagnaient du terrain militaire. La conséquence directe est que presque 2/3 des territoires du Nord-Kivu, pourtant souverainement de la RDC, est aujourd’hui sous occupation rwandaise.
Au fil des jours, cette stratégie diplomatique s’est traduite par dénonciations à tue-tête, sans en prendre et en mesurer les conséquences qui découleraient du déclin de l’Etat Souverain, République Démocratique du Congo.
Pourtant, il aurait fallu donner des moyens conséquents à notre Armée, en troupes d’élites et en armes pour que les FARDC et le Wazalendo agissent mieux avec méthode, intelligence et stratégie comme elles le font maintenant. Car, je viens de lire quelque part que « l’histoire appartient à ceux qui osent s’organiser ; qui comprennent le terrain et qui savent anticiper les mouvements de l’adversaire. L’histoire s’écrit avec ceux qui osent se tenir debout, non avec ceux qui demandent la permission d’exister ».
Ceci étant cela, au lieu de quémander la paix au fil de jours auprès de ceux qui se moquent de nous sous cape, continuer à croire à une diplomatie qui restreint de plus en plus notre souveraineté, nous devons de nous assurer, s’assumer et rassurer notre génie militaire qui gagne actuellement du terrain ; le Burkina Faso, le Mali et le Niger n’étant pas trop loin de nous. Bref d’être conséquents sur notre propre soi. Pour autant que ne pas se fier à soi, c’est déjà perdre. C’est renier son existence, un aveu d’infériorité qui trahit une méconnaissance de soi. Or, qui ne se connaît pas ne peut résister ni lutter, car il ignore ce qu’il défend. N’est-ce pas ce que Sun Tzu prêche dans « L’Art de la guerre » : « Connaître son adversaire et surtout se connaître soi-même, c’est la clef pour être invincible ». Alors, quel est l’intérêt d’être Congolais si l’on ne peut pas s’affirmer comme tel ?
Se dire « Congo » sans incarner sa souveraineté, c’est porter un nom vide de substance ». Et là, c’est WilkasElectric qui l’écrit sur son compte. A-t-il tort de demander aux Congolais de réfléchir, de s’assumer et d’être conséquents ?
Je ne le pense pas.
Willy Kilapi
