Dans une déclaration conjointe : L’ICG exhorte la Rdc et le M23 à respecter leurs obligations et les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha
Les gouvernements des États-Unis d’Amérique, de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse et de l’Union européenne, présidée par la Suède, publient la déclaration suivante sur la situation dans l’est de la RDC :
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG) exprime sa profonde préoccupation face aux violations persistantes et récentes, dans l’Est de la RDC, des cessez-le-feu maintenus par la signature des accords de Washington, le 4 décembre 2025, et de l’engagement pris à Doha le 19 juillet 2025 en faveur d’un cessez-le-feu permanent et d’une cessation permanente des hostilités. Ces violations comprennent l’utilisation de drones dans des attaques militaires, qui font également peser un risque grave sur les populations civiles. Toutes les parties concernées doivent se réengager de manière urgente et sans équivoque à cesser les hostilités et à reprendre les négociations.
Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit.
« Nous exhortons toutes les parties à respecter pleinement leurs obligations et les engagements qu’elles ont pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, à se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui s’appliquent, notamment les résolutions 2773 et 2808, et à respecter pleinement l’intégrité territoriale. L’ICG salue la médiation en cours menée par le médiateur désigné par l’Union africaine, M. Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise, et le groupe de facilitateurs, ainsi que la médiation cruciale menée par les États-Unis et le Qatar », indique-t-ils, avant de saluer les efforts déployés par le Qatar, la CIRGL et la MONUSCO pour mettre en place un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Nous rappelons l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés – élément indispensable à une paix durable en RDC – et saluons les consultations entreprises par la République d’Angola.
L’ICG appelle toutes les parties à honorer leur obligation de respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave afin de permettre l’acheminement de l’aide vitale aux personnes dans le besoin.
« Nous saluons les avancées positives, telles que les engagements pris par les gouvernements et les intervenants de la région pour améliorer et faciliter l’accès humanitaire, notamment à la suite de la visite du commissaire européen Lahbib ; la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi ; et l’utilisation de l’aéroport de Goma lors de la récente visite à Goma de la Cheffe de la MONUSCO par intérim et représentante spéciale du secrétaire général, Mme van de Perre, qui devrait mener à la réouverture durable de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires », note l’ICG.
L’ICG appelle, en outre, les parties à mettre fin à l’incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment à l’encontre des minorités rwandophones, ainsi qu’à toute autre action qui met gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale.
