Mobilisation des recettes : l’IGF déploie plus de 120 inspecteurs sur le terrain
L’Inspection Générale des Finances (IGF) a lancé une vaste opération de contrôle et d’encadrement destinée à renforcer la mobilisation des recettes publiques. Le Chef de service de l’IGF, Bitasimwa Bahii Christophe, a donné le coup d’envoi officiel de ces missions du premier trimestre, qui s’étendront sur l’ensemble du territoire national.

Face au déficit constaté dans la collecte des recettes, lequel a contribué aux retards dans la paie des fonctionnaires, l’IGF entend remettre la dynamique sur les rails. Près de 74 points de contrôle ont été ciblés, mobilisant plus de 120 inspecteurs des finances, soit près des deux tiers des effectifs de l’institution. Les agents restants suivent actuellement des sessions de renforcement des capacités.
> « Ce trimestre est consacré à deux priorités : renforcer les compétences de nos ressources humaines et maintenir une présence active sur le terrain. Nous allons soutenir ce rythme aussi longtemps que nécessaire », a déclaré le Chef de service.
Une opération de 60 jours
Prévue pour durer deux mois, cette première vague de missions cible principalement les régies financières – DGDA, DGI et DGRAD – dans une logique d’encadrement et d’appui. Certaines équipes mèneront également des contre-vérifications auprès d’entreprises privées, à la suite d’irrégularités relevées lors d’enquêtes fiscales antérieures.
Collaboration attendue
Le Chef de service a appelé les régies financières à réserver un accueil exemplaire aux inspecteurs déployés et à maintenir le niveau d’effort, même en l’absence des équipes de contrôle.
> « Bien souvent, lorsque l’IGF quitte le terrain, les recettes baissent. C’est précisément pour éviter cela que nous intervenons aujourd’hui afin d’encadrer les services et rehausser durablement les recettes de l’État », a-t-il martelé.
Une vigie des finances publiques
Par cette opération d’envergure, l’IGF réaffirme son rôle de vigie des finances publiques et sa détermination à accompagner les régies financières pour que chaque franc dû à l’État soit effectivement mobilisé au service de la nation.
Par Didier Mbongomingi
