Le développement économique mondial est dominé par une montée significative des risques géopolitiques, consécutive à l’escalade militaire entre les Etats-Unis, l’Israël et l’Iran
A en croire la note qui analyse les développements récents de la conjoncture économique, tant au niveau international que national, au cours de la période du 27 février au 06 mars 2026, le développement économique mondial est dominé par une montée significative des risques géopolitiques, consécutive à l’escalade militaire entre les Etats-Unis, l’Israël et l’Iran. Cette détérioration rapide du contexte sécuritaire a ravivé les incertitudes globales et perturbé les principaux canaux d’approvisionnement énergétique.
Dans ce climat de fortes tensions, indique notre source, la sécurité du détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce énergétique mondial, s’est rapidement dégradée. En effet, dès l’amorce des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février 2026, plusieurs grands armateurs internationaux ont suspendu leurs opérations dans ce corridor maritime vital, par lequel transite près de 20,0 % du pétrole mondial. La hausse des primes d’assurance et les risques sécuritaires accrus ont ainsi provoqué une contraction marquée du trafic maritime, équivalant à une fermeture de facto de ce passage essentiel pour le commerce international, en particulier pour les hydrocarbures.
Disons que ces tensions ont rapidement alimenté une hausse de la prime de risque sur les marchés pétroliers. Le Brent a atteint un pic journalier à 85,1 USD, son plus haut niveau depuis plus d’un an, avant de se stabiliser autour de 82,4 USD. Cette volatilité renforce les pressions sur les marchés de l’énergie et ravive les risques inflationnistes dans un contexte où le processus de désinflation mondiale demeurait fragile. Certaines analyses soulignent qu’un maintien des prix au-delà de 100 USD pourrait faire basculer l’économie mondiale vers un scénario de stagflation.
Parallèlement, les marchés financiers ont enregistré un repli des actifs risqués : les contrats à terme sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 anticipaient une baisse d’environ 1,0 % à l’ouverture de Wall Street, tandis que les valeurs refuges, notamment l’or et le dollar, se renforçaient sous l’effet d’un afflux de capitaux en quête de sécurité. Cette configuration accentue les incertitudes pesant sur l’économie mondiale, plaçant aussi bien les économies avancées que les économies émergentes dans une zone de vulnérabilité accrue. Toutefois, les économies émergentes apparaissent particulièrement exposées à un choc pétrolier prolongé ainsi qu’à la volatilité des flux financiers internationaux.
