Kongo Central : un policier jugé en flagrance pour menace de mort
Le Tribunal Militaire de Garnison de Matadi a ouvert vendredi 20 mars en procédure de flagrance, le procès sur l’affaire opposant l’auditeur militaire de garnison et parties civiles, au policier de 2eme classe Jean Amigo Kalambay, poursuivi pour outrage et braquage sur 2 professionnels du droit, lors de l’audience tenue à l’esplanade du tribunal.
» Nous amenons par devant vous Monsieur le président le prévenu policier de 2eme classe Jean Amigo Kalambay, pour avoir menacé de mort à l’aide de son arme de guerre, la magistrate Lundu Auriel, Substitut du procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Matadi, et Me Levy Kalunga King, avocat au Barreau du Kongo Central, lors d’ une altercation routière survenue ce jour », a déclaré le parquet militaire dans sa présentation des faits.

Dans ses moyens de défense, le policier Jean Amigo Kalambay, a nié les faits lui rapproché. » Je n’ai pas braqué ces hommes de droit. Mais reconnais toutefois avoir prononcé sous la colère quelques mots à l’endroit de cette dame, ne sachant pas qu’elle est magistrate », a dit le prévenu Jean Amigo Kalambay dans ses moyens de défense.
L’instruction menée par le Tribunal militaire de Matadi, a révélé que, ce policier de 2eme classe se trouve en situation administrative irrégulière dans la ville de Matadi, au regard de ses documents d’affectation en sa possession.
» Ces documents renseignent que, le policier Jean Amigo Kalambay, garde rapproché du député provincial Mavungu Tshuku Joachim, élu du territoire de Seke Banza, devrait plutôt être en détachement à Kinshasa, afin d’assurer la sécurité à la résidence du député national Stallone Mavungu, fils de Joachim Mavungu », a fait savoir le président du Tribunal.
» Hormis les cinq faits infractionnels que nous retenons actuellement à charge du prévenu policier Jean Amigo Kalambay , il pourrais s’ ajouter les infractions de faux et usage de faux, situation administrative irrégulière, et violation des consignes Monsieur le président « , a soutenu l’ accusation.
Pour ce faire, » nous exigeons, Monsieur le président, la comparution des responsables administratifs du commissariat provincial de la police du Kongo Central », a ajouté l’accusation.
De leur côté, les parties civiles ont formulé une demande au tribunal. » Nous sollicitons votre honneur, la comparution du député national Estalone Mavungu, du député provincial Joachim Mavungu Tshiku, et du chauffeur de ce dernier, en qualité des renseignants, afin d’éclairer votre Tribunal « , a lancé un avocat des parties civiles.
Cette cause a été renvoyée au lundi 23 mars 2026, pour la poursuite de l’instruction.
SKB
