Beni : Enième apport de la MONUSCO pour la construction de l’aéroport Étienne Tshisekedi 

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Les travaux de la construction du futur aéroport International Étienne Tshisekedi en ville de Beni continuent à bénéficier des travaux de la Missiok des Nations-unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo. Ce grand chantier qui va passer d’un aéroport national de Mavivi va changer de statut piur devenir un aéroport international s’apprête à connaître une transformation majeure.

Pendant que la Société chargée de la construction continue avec ses œuvres, la Monusco ne ménage aucun effort pour appuyer ces travaux dans plusieurs cadres afin que cette infrastructure, la seule qui reçoit actuellement des vols en destination de la province après l’occupation du chef-lieu Goma par l’AFC/M23 voici plus d’une année. Parmi les chantiers prioritaires figurent : l’extension de la piste d’atterrissage à 3 300 mètres (contre un peu moins de 2 km actuellement) ; la construction d’une nouvelle aérogare moderne et divers travaux destinés à améliorer la sécurité et la capacité opérationnelle du site.

Depuis la semaine dernière, la MONUSCO appuie activement ces travaux. Le Chef de Bureau de la Mission à Beni, Abdourahamane Ganda, confirme la mobilisation d’importants moyens :

« Le gouverneur du Nord-Kivu nous a sollicités pour l’accompagner dans ce projet. Il nous a demandé trois camions par jour, avec chauffeurs et carburant. Nous en avons mobilisé huit. Nous avons ajouté deux pelleteuses et deux chargeurs. »

Cet appui vise à accélérer les travaux avant la grande saison des pluies, période qui risque de retarder considérablement l’avancement du chantier. Une rapidité d’exécution cruciale pour un aéroport devenu vital pour les populations de Beni, Butembo et Lubero.

« C’est une manière pour nous de contribuer au développement de la zone. Le développement et la paix, qui sont notre mandat, sont indissociables », ajoute Abdourahamane Ganda.

Du côté de la Régie des Voies Aériennes (RVA), l’appui de la MONUSCO est perçu comme déterminant. Un responsable local explique que la piste, souvent réparée, se dégradait régulièrement :

« On a arrangé plusieurs fois cette piste, mais à chaque fois, elle se dégradait ; c’est un éternel recommencement, un problème de résistance. » tout en soulignant que :« La tour de contrôle est alimentée par la MONUSCO ; nous avons reçu des containers et d’autres équipements. Lors d’un incendie récent, ce sont encore leurs camions anti-incendie qui nous ont aidés. »

Grâce à l’appui logistique actuel, la RVA espère franchir un cap historique : passer de 1 660 mètres à 3 300 mètres de piste ; ce qui permettra enfin d’accueillir de gros porteurs et d’ouvrir la voie à une dynamique économique nouvelle pour toute la région.

Cet appui de la Monusco vient donner une forte concentration et détermination pour que les travaux évoluent en pas de géant pour 0leurs finalisations.

Maki Barack Patrick

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