Sondage Echos d’opinion: Voici le Top 10 des ministres qui ont bien travaillé selon la vision de Félix Tshisekedi

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Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui alimente les débats dans les milieux politiques où l’inquiétude est palpable.

Selon une enquête menée par notre institut d’analyses sociopolitiques, l’opinion publique distingue certains ministres qui ont su valoriser l’image du pays en s’alignant sur la vision présidentielle. Ces figures, appréciées pour leur efficacité et leur communication, apparaissent comme des atouts dans un contexte où la stabilité politique reste une priorité.

Cependant, derrière cette reconnaissance, se cache une atmosphère d’incertitude. Les acteurs politiques redoutent les arbitrages à venir, tandis que la population attend des choix qui renforceront la cohérence et l’efficacité de l’action gouvernementale.

Le remaniement annoncé s’impose ainsi comme un moment charnière: il pourrait soit consolider la confiance autour du projet présidentiel, soit accentuer les tensions dans un paysage politique déjà marqué par de fortes attentes.

Louis Watum Kabamba, Mines: 80%

Le ministre des Mines, a mis en lumière le mardi 3 mars à Toronto au Canada, des projets miniers inédits, lors du « Spotlight on DRC », organisé dans le cadre de la Prospectors & developers association of Canada (PDAC 2026), révélant non seulement la profondeur et le potentiel encore inexploité des ressources congolaises, mais aussi la capacité stratégique de la RDC à transformer son sous-sol en moteur de développement industriel et levier de souveraineté nationale.

Le ministre a présenté sa vision devant un auditoire composé d’investisseurs, de développeurs et de partenaires internationaux: « Faire des ressources minières congolaises un levier de développement durable et d’industrialisation. L’ère de l’extraction brute est révolue; l’objectif est désormais de créer de la valeur locale, de favoriser la transformation et de stimuler l’innovation ». Il a souligné que cette démarche dépasse la simple exploitation : il s’agit d’une révolution industrielle et politique, visant à repositionner la RDC comme acteur stratégique et attractif pour les investissements étrangers.

Julien Paluku, Commerce extérieur: 77%

Le ministère du Commerce extérieur a opéré plusieurs innovations pour matérialiser la vision du président Félix Tshisekedi dans son secteur clé qui se trouve être le levier de la croissance économique du pays. Son collègue des Finances et lui ont signé jeudi 13 mars un arrêt interministériel portant mise en œuvre du régime commercial simplifié-RECOS au niveau des frontières de la RDC avec ses pays voisins membres du Marché commun pour Afrique orientale et australe-(COMESA).

Parmi les mesures de simplification introduites par le RECOS figurent notamment la déclaration douanière simplifiée, la liste commune et harmonisée des produits éligibles au RECOS, le certificat d’origine simplifié, les factures pour les produits manufacturés figurant sur la liste commune, le certificat phytosanitaire. L’arrêté interministériel détermine également les conditions requises pour bénéficier  des facilités qu’offre le RECOS.

Marie-Thérèse Sombo, ESU: 75%

La ministre de l’ESU a lancé des réformes structurantes, notamment l’évaluation à mi-parcours du système LMD et la redynamisation de la diplomatie universitaire. Ses actions incluent la stabilisation du site de l’UNIKIN, la décentralisation des activités académiques (Grand Kasaï, Mbandaka) et le renforcement des normes de qualité.

D’autres actions ont été des visites de terrain pour la sécurisation du site de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), le renforcement de la diplomatie universitaire et signature de circulaires pour réguler le secteur, etc.

Marie Nyange, Environnement 70%

Le bilan de la ministre de l’Environnement et Développement Durable de la RDC, Marie Nyange Ndambo, se concentre début 2026 sur le renforcement des partenariats internationaux pour la biodiversité, l’assainissement urbain et la gestion forestière. Elle a notamment reçu le portefeuille de la FAO, accéléré le financement de la biodiversité et exploré des modèles de gestion des déchets pour Kinshasa.  Elle apporte une vision technique en tant que Docteur en Sciences Forestières et Économiques pour positionner la RDC comme puissance écologique.

Patrick Muyaya, Communication et Médias: 68%

En 2025, Patrick Muyaya a concentré ses actions sur la réforme médiatique, la communication de crise sécuritaire et la modernisation des médias publics.  En décembre 2025, il a lancé les travaux du comité de suivi pour évaluer la mise en œuvre des recommandations des États généraux de la communication et de la presse, notant une mise en œuvre à plus de 50% de la feuille de route. Il a annoncé la finalisation du projet de loi portant sur le statut du journaliste congolais, destiné à remplacer l’ordonnance de 1981, pour renforcer la protection et les droits des professionnels des médias. Il a poursuivi la régulation du paysage audiovisuel, notamment par le suivi des médias illégaux et la récupération de fréquences non conformes.  Il a défendu le bilan du gouvernement Suminwa en 2025, axé sur la gestion des crises sécuritaires et humanitaires dans l’Est, en promouvant un nouveau narratif sur la RDC. Il a expliqué la stratégie congolaise face à la guerre dans l’Est, notamment les avancées diplomatiques (processus de Washington/Doha) et le volet judiciaire contre les agresseurs.

Justin Kalumba, Entreprenariat: 63%

En 2025, le ministre a structuré le soutien aux PME autour des «trois C»: Capacitation, Crédit et Contrat de marché, visant à structurer l’écosystème entrepreneurial. Justin Kalumba a œuvré à la restructuration de l’Office de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises (OPEP) en Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat au Congo (ANADEC), intégrant le pilier crédit via le FOGEC. Il a lancé des chantiers pour la digitalisation des procédures de création et de formalisation des PME. En novembre 2025, il a présenté la restitution de cette table ronde, mettant en avant 305 recommandations pour améliorer la situation de l’emploi des jeunes, avec un focus sur l’entrepreneuriat dès l’école primaire.

En résumé, son action de fin 2025 s’est concentrée sur la restructuration du cadre légal et financier des PME, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, et le soutien à la sous-traitance locale.

Adolphe Muzitu, Budget : 61%

Son retour au pouvoir, après plusieurs années dans l’opposition, est marqué par une volonté de renforcer la discipline budgétaire et de stabiliser le cadre macroéconomique.  Dès son entrée en fonction le 12 août 2025, il s’est engagé à maîtriser les dépenses publiques et à prolonger le déploiement du budget-programme. Adolphe Muzito a présenté les grandes lignes de l’exécution de la loi de finances rectificative 2025, prévoyant la clôture de l’exercice avec un budget d’environ 17,7 milliards USD et une mobilisation des recettes courantes à 100 % des prévisions (10,7 milliards USD).

Adolphe Muzito a mené des discussions avec une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) concernant les réformes à moyen terme, la collecte des recettes et l’amélioration de la qualité des dépenses pour assurer l’équilibre budgétaire. Il a collaboré avec des partenaires internationaux, notamment l’Union Européenne, pour digitaliser la chaîne de recettes et de dépenses.

Didier Bidimbu, Sports et Loisirs : 58% 

Parmi les réalisations, il y a lieu de mettre en avant la qualification des Léopards seniors pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc; la qualification des Léopards U-20 pour la CAN en Égypte, marquant un retour après 11 ans d’absence; la position de tête du groupe B des Léopards seniors lors des éliminatoires de la Coupe du Monde, devant le Sénégal et le Soudan; l’organisation des Championnats d’Afrique de Boxe 2024 en RDC; la désignation de la RDC comme pays hôte de la CAN de Handball Féminin 2024 ; la création du Fichier National d’Identification des Athlètes en partenariat avec Toppan Gravity; la relance de l’Institut National des Sports et de Haute Performance (INSHP) et de l’Institut National de Médecine des Sports (INMS), visant à renforcer la formation et le suivi médical des athlètes; et enfin la qualification de l’équipe nationale les Léopards à la Coupe du Monde de football 2026.

Didier Mazenga Mukanzu, .Tourisme: 53%

C’est une manne considérable qui s’ouvre, pour le secteur touristique congolais. Kinshasa s’est vu notifier une allocation de 1,882 milliard de dollars, soit environ 1 069,95 milliards FCFA, dans le cadre d’un mécanisme d’investissement de 6 milliards de dollars (3 411,12 milliards FCFA) orienté vers le développement touristique en Afrique, selon des informations présentées lors de la 85e réunion du Conseil des ministres du 3 avril 2026. Quatre projets ont été identifiés par le ministre du Tourisme pour capter cette enveloppe. À l’ouest, la valorisation du site des mangroves de Muanda; au sud-est, le parc de Kundelungu; autour de la capitale, la remise à niveau du village touristique de la N’sele et le désenclavement de Kinshasa par des axes routiers et fluviaux vers les régions intérieures. Enfin, la réhabilitation du littoral de Kitona.

Jean-Pierre Bemba, Transports et communication : 45%

Au cours de l’année 2025, Jean-Pierre Bemba, a axé son bilan sur la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la mobilité. Ses réalisations et actions marquantes au cours de l’année 2025 comprennent le renforcement de la société Transco avec 90 nouveaux bus, l’acquisition de 494 bus dans le cadre du partenariat public-privé « Esprit de vie », et 8 bus pour TransAcademia, le lancement de la délivrance de permis de conduire biométriques sécurisés à puce (après 5 ans d’arrêt), la mise en place de panneaux de signalisation, et production de timbres routiers avec QR code, l’annonce de la construction d’une voie rapide avec tunnels dépendant du Boulevard Triomphal à l’aéroport de N’Djili pour désengorger Kinshasa, et la signature de 18 protocoles d’entente pour la modernisation des infrastructures

Conclusion

En définitive, ce sondage met en lumière dix ministres qui, malgré les défis et les contraintes du moment, ont su redoubler d’efforts pour assurer une gestion efficace de leurs secteurs respectifs. Leur engagement, leur sens du devoir et leur capacité à produire des résultats tangibles témoignent d’un véritable esprit de service public. Par leur travail acharné, ils ont mérité la reconnaissance de la nation et démontré que, même dans les périodes difficiles, la volonté et la détermination peuvent ouvrir la voie à des avancées significatives.

Sondage Echos d’opinion

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