Gouvernement Suminwa : Des résultats qui parlent
Selon le baromètre LES POINTS dont les résultats de son enquête menée du 22 au 23 avril 2026 à Kinshasa, 78 % des personnes interrogées expriment une opinion favorable à l’égard de la gouvernance actuelle. Les répondants saluent une méthode de travail plus structurée, resserrée sur des résultats concrets et mesurables. Le pilotage de l’action gouvernementale par Judith Suminwa est perçu comme rigoureux : déclinaison opérationnelle de la vision du Chef de l’État, plans d’actions clairs, indicateurs de performance et suivi régulier. Coordination, redevabilité et obligation de résultats s’imposent comme marqueurs de ce style de gouvernance.
Des acquis économiques et financiers structurants
Sur le plan économique, renseigne le sondage, plusieurs mesures phares emportent l’adhésion. Le budget 2026, estimé à plus de 59 000 milliards de francs congolais, est perçu comme un tournant, avec un accent fort sur la sécurité, l’agriculture et les infrastructures. La numérisation des finances publiques, via le Guichet unique du commerce extérieur notamment, ainsi que le paiement des fonctionnaires par mobile money, renforcent l’image d’un État plus transparent et efficace. La stabilité du cadre macroéconomique, permise par la coordination étroite avec la Banque centrale du Congo, est saluée : maîtrise de l’inflation, relative résilience du franc congolais et restauration progressive de la confiance des ménages et des investisseurs. L’augmentation du PIB nominal, qui place la RDC au rang de cinquième économie africaine selon le FMI, est vue comme un signal fort. Elle oblige le gouvernement à intensifier la diversification économique et les réformes structurantes.
Dans ce contexte, la stratégie définie par le gouvernement Suminwa sur le cobalt, avec des quotas d’exportation ciblés, est perçue comme un acte de souveraineté économique qui renforce la capacité du pays à peser sur les prix internationaux et à mieux valoriser ses ressources stratégiques. Le recours à l’Eurobond est, lui aussi, jugé positivement : il symbolise une crédibilité accrue de la RDC sur les marchés et ouvre l’accès à des financements importants pour des projets structurants.
Réformes de l’État et amélioration de la gouvernance publique
Les réformes de la fonction publique, menées sous la coordination du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, sont appréciées : maîtrise des effectifs, mise à la retraite, rationalisation des charges. Elles sont perçues comme des étapes nécessaires vers une administration moderne et performante. En parallèle, les échanges soutenus avec les acteurs économiques à Kinshasa témoignent d’une volonté de clarifier les règles du jeu, d’améliorer le climat des affaires et de mieux orienter les investissements. La mise en œuvre des accords de Washington pour la paix et la prospérité est perçue comme un levier pour consolider la stabilité et canaliser les ressources vers des projets à fort impact socio-économique.
Social, jeunesse, éducation et santé : un agenda de proximité
Les politiques en faveur de la jeunesse et du social nourrissent également la bonne perception du gouvernement. Le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », qui vise à transformer les 182 circonscriptions en pôles de croissance entrepreneuriale, est identifié comme une réponse concrète au chômage des jeunes. Dans l’éducation, le paiement des arriérés des enseignants a contribué à apaiser les tensions sociales et à restaurer la confiance. Sur le plan sanitaire, les discussions engagées avec l’Africa CDC et la poursuite de la gratuité de la santé illustrent une volonté d’ancrer des réformes structurelles plutôt que des réponses ponctuelles.
Sports, culture et cohésion : le retour de la fierté nationale
La politique de promotion des sports est largement saluée, avec en symbole fort la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026, 52 ans après leur dernière participation. Cette performance est perçue comme le fruit d’une meilleure préparation, d’investissements ciblés et d’un engagement politique clair, mais aussi comme un puissant vecteur de cohésion et de fierté nationale. Sur le terrain culturel, le soutien à la 11ᵉ édition du Festival Amani confirme la volonté du gouvernement d’utiliser la culture comme instrument de paix, de dialogue et de dynamisation de l’économie créative.
Sécurité, diplomatie et souveraineté narrative
Sur le plan de la sécurité intérieure, au-delà des efforts déployés dans l’Est, l’engagement du gouvernement Suminwa est reconnu : préparation et mise en œuvre de loi de programmation de la Police nationale congolaise pour la période 2026-2028. Cette loi, dédiée à la modernisation des effectifs, à l’équipement, à la formation et au redéploiement de la police, est attendue comme un outil clé de renforcement de la sécurité intérieure et de l’État de droit. Sur le front médiatique, le gouvernement mène une bataille jugée patriotique contre la rhétorique mensongère du Rwanda sur l’agression, l’occupation de terres et le pillage des ressources congolaises. Par une diplomatie médiatique assumée, la RDC rend progressivement cette rhétorique inaudible et discréditée à l’international, tout en assumant pleinement sa souveraineté narrative.
Parallèlement, la redevabilité reste la règle : communication régulière, explication des politiques publiques, mise en avant des résultats et reconnaissance des défis. Sur le plan diplomatique et économique, la participation de la Première ministre aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington a contribué à repositionner l’image du pays. Les dernières revues ont abouti à un nouvel accord avec le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et à un autre au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), renforçant l’ancrage de la RDC dans les dispositifs multilatéraux de soutien aux réformes.
Dans le même élan, le gouvernement Suminwa soutient activement la candidature de la RDC au poste de Secrétaire général de l’OIF. Cette démarche, portée comme une priorité stratégique, vise à renforcer l’influence diplomatique de la RDC au sein de l’espace francophone, à promouvoir la francophonie économique et culturelle. Par cet accompagnement, l’Exécutif affirme sa volonté d’inscrire durablement la RDC parmi les acteurs qui comptent dans la gouvernance multilatérale francophone.
Trois axes structurants et une vision assumée
Au terme de cette période d’analyse, l’action de la Première ministre apparaît structurée autour de trois axes majeurs : le renforcement des partenariats internationaux, l’accélération des réformes économiques et sociales, et la promotion du développement humain.
En résumé, les répondants forgent leur opinion sur le bilan économique jugé satisfaisant du gouvernement dirigé par Judith Suminwa, dont les effets contribuent à financer le social du peuple congolais ainsi que des projets socio-économiques structurants et porteurs de croissance inclusive et partagée. Ce qui traduit en actes la vision du Président Félix Tshisekedi. La gouvernance Suminwa est décrite comme prudente et organisée, avec une insistance sur la planification et la stabilité. La majorité salue des résultats concrets, tout en soulignant l’importance de maintenir cette trajectoire dans la durée afin d’impacter plus profondément les populations et l’économie nationale.
Patrick Muyaya parmi les ministres performants

À l’issue d’un trimestre particulièrement actif, le baromètre LES POINTS dresse une lecture de la perception populaire des principaux ministres, basée sur leur visibilité médiatique, leurs actions de terrain et l’impact perçu de leurs décisions.
1. Doudou Fwamba : l’offensive financière qui repositionne la RDC sur le marché international Classé premier, Doudou Fwamba est crédité de 71 % d’opinions favorables, traduisant une reconnaissance notable des efforts engagés dans la gestion des finances publiques. Selon les résultats du sondage, cette appréciation positive s’explique principalement par la percée historique de la RDC sur les marchés financiers internationaux, marquée par la première émission d’euro-obligations ayant permis de mobiliser 1,25 milliard de dollars américains. Pour une majorité des personnes interrogées, cette opération constitue un signal fort de crédibilité économique et de confiance retrouvée auprès des partenaires internationaux.
2. Patrick Muyaya : au cœur du front médiatique, de la redevabilité et de la diplomatie communicationnelle Avec 69 % d’opinions favorables, le ministre de la Communication et Médias se hisse à la deuxième marche du baromètre. Il s’affirme comme le pivot du front médiatique du gouvernement, en menant une communication stratégique articulée autour de la bataille de l’information, de la redevabilité et d’une diplomatie communicationnelle offensive.
Sur le front médiatique, il conduit une bataille jugée patriotique contre la rhétorique mensongère du Rwanda sur l’agression, l’occupation de terres et le pillage des ressources congolaises. Par une diplomatie médiatique assumée, il contribue à rendre cette rhétorique progressivement inaudible et discréditée à l’international, tout en affirmant la souveraineté narrative de la RDC. Au cœur de son action se trouve la guerre informationnelle. Lors d’un panel à Kinshasa, il a plaidé pour le renforcement du factchecking et de l’éducation aux médias, en privilégiant une réponse pédagogique et structurée face aux campagnes de désinformation visant le pays.
Il a également animé un séminaire sur la communication de crise au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense, afin de doter les cadres civils et militaires d’outils modernes pour gérer les situations sensibles, en cohérence avec les exigences de transparence et de maîtrise du récit public. Parallèlement, il a continué à multiplier les interventions médiatiques et les briefings de presse, consolidant le rendez-vous régulier de redevabilité devant l’opinion : information continue sur l’action gouvernementale, explication des choix et mise en avant des résultats comme des défis.
3.Didier Budimbu : la promotion des sports et le retour des Léopards à la Coupe du monde, 52 ans après Au premier trimestre 2026 et durant le mois d’avril, le ministre des Sports, Didier Budimbu, s’est imposé comme l’un des principaux artisans du retour historique de la RDC à la Coupe du monde 2026, 52 ans après la première qualification des Léopards. Il est classé troisième avec 65 % d’opinions favorables, porté par une action offensive à la fois sur le terrain sportif, diplomatique et organisationnel. Après avoir géré les suites de la CAN en janvier, il a fait du mois de février un moment fort de mobilisation nationale, en réunissant les anciens ministres des Sports pour créer une dynamique collective autour de l’objectif mondial. Cette démarche de rassemblement vise à transcender les clivages politiques et générationnels pour placer les Léopards au cœur d’un projet national fédérateur.
4. Daniel Mukoko Samba : la stabilité des prix, la relance économique et l’intégration régionale Avec 64 % d’opinions favorables, Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, occupe la quatrième place au classement. Son action se déploie autour de trois axes majeurs : la stabilité des prix, la relance de l’activité économique et l’intégration régionale. Sur le plan de l’intégration régionale, il a renforcé la coopération économique avec les pays voisins et les partenaires stratégiques.
La tenue du 3ᵉ Forum économique RDC–Angola a permis d’identifier des opportunités concrètes, notamment : le corridor Dilolo–Lobito, levier stratégique de désenclavement et d’exportation pour la RDC ; la coopération énergétique avec l’Angola, pour réduire le déficit énergétique national ; l’intégration financière, clé de la formalisation des échanges ; et le développement de l’économie bleue, porteur de sécurité alimentaire et de diversification des exportations.
5. Justin Kalumba Mwana Ngongo : l’essor des PME et l’appui à l’entrepreneuriat Avec 60 % d’opinions favorables, Justin Kalumba Mwana Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et des PME, s’installe à la cinquième place du classement, porté par une action résolument tournée vers la création d’emplois et la promotion de l’initiative privée.
En première ligne sur le terrain, il a renforcé son soutien à l’entrepreneuriat féminin et aux petites et moyennes entreprises, notamment à travers la remise de subventions à Mbuji-Mayi dans le cadre du projet TRANSFORME RDC.
6. Crispin Mbadu : le lobbying diplomatique pour l’élection de la candidate de la RDC à la Francophonie Sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi, le ministre délégué Crispin Mbadu Phanzu (classé sixième avec 58 % d’opinions favorables) s’est imposé en avril 2026 comme l’un des pivots du gouvernement Suminwa II, à la croisée du lobbying diplomatique et de la gestion rigoureuse de l’État. Au cœur de son action : la campagne internationale en faveur de Juliana Lumumba, candidate de la RDC au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Disons que ce baromètre du premier trimestre et du mois d’avril 2026 confirme une dynamique globalement positive autour de l’action du gouvernement Suminwa II. L’opinion publique exprime une appréciation favorable des réformes engagées, des initiatives économiques, sociales et institutionnelles, ainsi que des efforts de modernisation de l’État. Au centre de cette perception encourageante, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka bénéficie d’un niveau de confiance élevé, illustré par 78 % d’opinions favorables, traduisant une adhésion à sa vision et à sa méthode de gouvernance. Au-delà des résultats sectoriels, c’est surtout la capacité de coordination de l’action gouvernementale qui ressort comme un élément déterminant.
JMNK
