Malgré les attaques de ses concurrents: PHC recapitalisée vise l’émergence
Dans un point de presse, Plantations et Huileries du Congo SA (PHC) dénonce une campagne de diffamation et de calomnies engagée contre elle, orchestrée par un groupe de personnes, avec en tête un détracteur bien connu de la société, dont le souhait est la faillite de l’entreprise, la mise au chômage de 11.000 salariés et le freinage du développement économique et agricole du pays. C’est l’Intersyndicale de PHC qui l’a dénoncé ce weekend devant la presse, ne comprenant pas pourquoi on veut tuer la poule aux œufs d’or.
Dans une salle Reine de la paix remplie des journalistes venus découvrir pourquoi on en veut tant à PHC, l’intersyndicale de cette société ne s’est pas priée de donner tous les détails sur cette entreprise stratégique de l’économie nationale, employant plus de 11.000 travailleurs et assurant un rôle social déterminant dans plusieurs provinces de la République. Et pourtant, à travers ses activités agro-industrielles, PHC contribue directement à la vision de transformation structurelle du pays portée par le président Félix Tshisekedi, notamment en matière de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de développement durable.

Dans sa déclaration devant les chefs coutumiers des lieux d’implantation de PHC SA, l’Intersyndicale est revenue sur la nécessité de la recapitalisation de PHC et la sortie de l’Etat congolais de cet actionnariat, pour expliquer que la recapitalisation est une opération légale, transparente et conforme aux dispositions du droit Ohada. Une démarche qui répond à la nécessité d’éviter la liquidation pure et simple de l’entreprise, restaurer un équilibre financier, assurer la continuité des activités et sauvegarder des milliers d’emplois congolais.
C’est ainsi que l’Intersyndicale a condamné avec véhémence les attaques répétées d’une certaine presse dont le but inavoué est de salir l’image de marque de PHC SA et à compromettre son avenir et nuire aux intérêts des travailleurs. Ces attaques constituent une menace directe contre un outil de travail stratégique du pays et peut engendrer de grave conséquences.
Sur le plan socio-économique, la fragilisation de PHC mettrait en péril les moyens de subsistance de dizaines de milliers de personnes (travailleurs et familles) avec un effet domino sur les économies locales. « La désorganisation des activités entrainerait une hausse significative de l’oisiveté des jeunes, favorisant la délinquance juvénile, les violences et l’insécurité dans des zones déjà vulnérables », c’est la conséquence sur le plan sécuritaire.
Sur le plan national, disons que ces agissements envoient un signal négatif aux investisseurs compromettant les efforts de la République visant à améliorer le climat des affaires et à attirer des capitaux. De même sur le plan stratégique, il y a risque de freiner la dynamique de transformation agricole voulue au plus haut niveau de l’Etat.
De la recapitalisation
Il faut dire que PHC comptait parmi son actionnaire l’Etat congolais en qualité d’actionnaire de catégorie B, détenant 66.733 actions (23,83% du capital), aux côtés de l’actionnaire majoritaire Straight KKM2, société de droit Mauricien des actionnaires américains, actionnaire majoritaire de la catégorie B, détient 213.267 actions 76,17%. Ceci impliquait une représentation de l’Etat au conseil d’administration et une participation aux décisions stratégiques.
Cette recapitalisation s’inscrit dans un contexte marqué par une fragilité financière structurelle, des tensions actionnariales, notamment la sortie volontaire de l’Etat congolais du capital, une nécessité urgente de réorganisation du capital social et de la gouvernance, la recapitalisation apparait donc comme une opération de survie autant que la relance stratégique : PHC n’est pas une entreprise ordinaire : c’est un pilier socio-économique régionale de grande envergure. En clair, la non-recapitalisation entrainerait un effet domino désastreux dépassant largement le cadre de l’entreprise.
JMNK
