33 partis politiques avec noms, prénoms et post-noms Tshisekedi ou Udps ! C’est possible que Félix Tshisekedi ne l’ait jamais su…!
L’oeuvre du juriste Peter Kazadi
On déduirait qu’il s’agit d’un plan de liquidation de l’Udps que cela ne surprendrait personne. Car tout est fait en violation Loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en République Démocratique du Congo. Délibérée, cette violation est l’œuvre du juriste Peter Kazadi, à l’époque Vice-Premier Ministre en charge de l’intérieur, Sécurité et Affaires coutumières ayant dans ses attributions la gestion des partis et des regroupements politiques. Cela ne l’a pourtant pas empêché d’accorder l’agrément à 33 partis politiques portant des dénominations avec noms, post-noms, prénoms, surnoms et patronymes liés soit à Étienne Tshisekedi, soit à Félix Tshisekedi, quand ce n’est pas à l’Udp.
Petite insolite : les « chefs » de ces partis sont à 80 % du même coin géographique
De la liste communiquée à la Céni dans le cadre des élections de 2023, il ressort, en effet, l’existence en RDC des partis politiques dénommés :
1.Alliance des Démocrates Tshisekedistes Radicaux (ASTR). N°117 ;
2.Alliance des Élites au Service du Peuple « Le Peuple D’abord » (AESP). N°128 ;
3.Alliance des Républicains Tshisekedistes (ARET). N°207 ;
4.Alliance de Soutien à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (ASOFATSHI). N°218 ;
5.Alliance des Tshisekedistes Patriotes (ATP). N°223 ;
6.Alliance des Tshisekedistes Unifiés (ATU). N°224 ;
7.Alliance des Tshisekedistes par les Valeurs de Kasa-Vubu (ATVK). N°225 ;
8.Les Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour l’Unité Totale du Congo (CETLC). N°274 ;
9.Le Congrès National des Congolais Tshisekedistes (CNCT). N°291 ;
10.Dynamique Tshisekediste pour le Changement Radical (DTCR). N°368 ;
11.Dynamique des Tshisekedistes pour la Démocratie et la Justice (DTDJ). N°369 ;
12.Les Démocrates Tshisekedistes Rénovés (DTR). N°370 ;
13.Forces Tshisekedistes Nationales pour la Solidarité (FTSN). N°449 ;
14.Mouvement Écologiste Tshisekediste (MET). N°512 ;
15.Mouvement des Révolutionnaires Tshisekedistes (MRT). N°557 ;
16.Mouvement Tshisekediste pour le Changement (MTC). N°567 ;
17.Mouvement des Tshisekedistes pour la Démocratie et le Développement (MTDD). N°568 ;
18.Mouvement Tshisekediste pour la Paix et la Justice (MTPJ). N° 569 ;
19.Mouvement Tshisekediste pour l’Unité Nationale (MTN). N°570 ;
20.Mouvement des Tshisekedistes pour la Victoire (MTV). N°571 ;
21.Parti Tshisekediste pour l’Innovation et le Développement (PTID). N°707 ;
22.Rassemblement des Démocrates Tshisekedistes et Alliés (RDT-A). N°743 ;
23.Rassemblement du Peuple autour de FATSHI (RPF). N°765 ;
24.Rassemblement des Patriotes Panafricanistes Courant Tshisekedistes (RPP-CT). N°768 ;
25.Union des Congolais Démocrates Tshisekedistes (UCDT). N°811;
26.Union des Forces Tshisekedistes (UFT). N°840 ;
27.Union Nationale des Tshisekedistes (UNT). N°867 ;
28.Union des Tshisekedistes Réformateurs (UTR). N°898 ;
29.Union des Tshisekedistes Socialistes (UTS). N°899 ;
30.Union pour les Valeurs Tshisekedistes (UVT). N°901 ;
31.Valeurs Etienne Tshisekedi (VET). N°904 ;
32.Vision FATSHI Rénovée (VFR). N°905 ;
33.Vision FATSHI (VIFAT). N°906.
Petite insolite : les « chefs » de ces partis sont à plus de 80 % du même coin géographique. Curieusement, ils ne sont pas visibles sur le terrain des activités politiques publiques.
Des 910 partis politiques agréés (ils étaient 599 en 2018 et450 en 1997), plusieurs autres sont de la mosaïque Udps sans toutefois avoir une dénomination liée à l’identité des Tshisekedi. Cependant, juste une poignée a le courage d’agir sur le terrain !
Pour rien ! ou plutôt pour pas grand-chose
Déjà, la Loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en République Démocratique du Congo dispose :
-primo à son article 5 a : « Dans leurs création, organisation et fonctionnement, les partis politiques l veillent : à leur caractère national et ne peuvent ni s’identifier à une famille, à un clan, à une tribu, à une ethnie, à une province, à un sous-ensemble du pays, à une race, à une religion, à une langue, à un sexe ou à une quelconque origine, ni instituer toutes discriminations fondées sur les éléments ci-dessus » ;
Or, là, l’identification à la famille biologique Tshisekedi est clairement établie.
-secundo, à son article 6 : »Aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente sous peine des sanctions prévues par la présente loi ».
Or, au regard de ce qui précède, c’est à l’Udps et autour de ce parti que ces deux dispositions sont violées de façon expresse.
Il n’est pas exclu qu’en suscitant et en entretenant la décomposition et la disqualification en cours du parti présidentiel, la « tête pensante » ou la « main agissante » à l’origine du stratagème de « désintellectualisaion » soit dans la logique d’un nouveau parti ne pouvant plus s’appeler Udps.
Après tout, Félix Tshisekedi n’est nullement redevable au parti « hérité » de son père biologique Etienne Tshisekedi. Autant l’Udps n’a été pour rien à son élection en décembre 2018, autant il n’aura été pour rien non plus en 2023 ! Ou plutôt pour pas grand-chose…
Dans trois (parmi tant d’autres) de ses livraisons, « BALISES » a tiré la sonnette d’alarme avec des articles intitulés notamment :
1. »Au regard des nominations opérées, une question se pose : est-ce Tshisekedi qui a amené l’Udps au pouvoir ou c’est l’inverse ? » (30 juillet 2025) ;
2. »Monsieur le Président, le régime Udps ne devrait contenir aucun « cadavre » dans aucun « tiroir » !’ (30 aout 2024) et/ou
3.L’Udps aurait-il pris le Pouvoir trop tôt ? Ou trop tard ? (13 avril 2024).
Ni au rendez-vous, ni du rendez-vous !
La constante dans cette préoccupation est le fait pour le parti présidentiel de se révéler, sept ans après, incapable d’assurer et d’assurer sa mutation ! Il continue de garder les réflexes de l’opposition, si bien qu’à moins de trois ans de la fin du second et dernier mandat constitutionnel de Félix Tshisekedi, force est de le constater : le changement chanté et vanté depuis 1980 (Lettre des 13 Parlementaires) ou plutôt 1982 (date de création de l’Udps) n’est ni au rendez-vous, ni du rendez-vous !
Aussi, raisonnablement parlant, on ne voit pas comment contracter un nouveau bail avec un tel parti déserté par son élite consciente, elle, des risques de laisser sa peau à la moindre tentative de développer un narratif contradictoire, voire parallèle.
Omer Nsongo die Lema
