La Rdc doit renforcer la veille diplomatique & sécuritaire sur l’axe Tanzanie–Rwanda–Kenya–Burundi (Prof. Byeragi S. Georges, BSc,MBA,PhD)

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OBSERVE qu’un jour seulement après le passage du Président rwandais PK auprès de la Présidente tanzanienne SSH, le Président kényan WR s’était rendu aussi en TZ. Cette succession rapprochée de visites de haut niveau à Dar es Salaam ne pas un simple fait protocolaire. Elle mérite une attention particulière du Gouv-RDC & nos Experts, au regard de ses possibles implication sur les équilibres po, diplomatique, sécuritaire & géostratégique dans la REGLA.

Le contexte régional particulièrement sensible est marqué par les tension persistantes à l’Est de notre pays, les fragilités po au Burundi, les recompositions diplomatiques autour des corridors économiques ainsi que les repositionnements stratégiques de certains États voisins dans les dossiers sécuritaires régionaux.

Rappelle que, dès le 24 10 2025, des signaux avaient relevés un possible réalignement progressif de la TZ dans une dynamique régionale susceptible de ne pas tjrs correspondre aux intérêts stratégiques de la RDC. Ces évolution auraient été partiellement ralenties par le calendrier électoral local de 2025, lequel a concentré l’attention du Gouv-TZ sur les enjeux internes liés à la présidentielle.

Aussi, des allégation ont fait état d’un appui extérieur présumé à la gestion répressive des contestation post-électorales en TZ, après la proclama° de la victoire de la Présidente SSH. Ces informations, en raison de leur gravité, doivent ê traitées avec prudence, recoupées par les services compétents & analysées à la lumière des intérêts régionaux en présence.

Tjrs en 2025, l’existence présumée d’un plan visant à accroître la pression stratégique sur le Burundi à partir de certains axes régionaux, i.e. TZ. Objectif : fragiliser le pouvoir en place à Bujumbura afin d’y favoriser l’installation d’une autorité + favorable aux intérêts de Kigali & ses alliés régionaux.

Pour la RDC, une telle évolution constituerait un risque majeur. Le Burundi demeure un verrou géostratégique important pour la sécurité du SK (Uvira & Fizi) & l’axe Tanganyika–Kalemie. Toute déstabilisation du Burundi pourrait créer une profondeur opérationnelle supplémentaire pour les forces hostiles à nos intérêts & faciliter des mouvements de pression sur les zones frontalières historiquement vulnérables.

L’hypothèse d’un basculement po ou sécuritaire du Burundi en faveur d’acteurs régionaux hostiles ou ambigus pourrait rappeler certaines configuration observées à l’époque du RCD-Goma, lorsque des dynamiques politico-militaires transfrontalières avaient favorisé la perte de contrôle de vastes espaces à l’Est de la RDC.

L’enjeu principal : le risque d’un encerclement stratégique progressif, combinant pression militaires, alignements diplomatiques, influences économiques & contrôle des corridors régionaux. L’axe Tanzanie–Rwanda–Kenya doit faire l’objet d’une lecture attentive, non pas sous l’angle d’une rupture immédiate avec TZ mais dans une logique de vigilance, d’anticipation & de repositionnement diplomatique.

La TZ demeure un acteur régional majeur par sa position géographique, son influence historique dans la REGLA, son rôle dans les corridors logistiques & sa proximité avec +sieurs dossiers sécuritaires touchant la RDC. Un glissement diplomatique de TZ vers des positions moins favorables à nos intérêts pourrait affecter l’équilibre régional & réduire la marge de manœuvre stratégique de Kinshasa.

Le Gouv-RDC doit renforcer la veille diplomatique & sécuritaire sur l’axe Tanzanie–Rwanda–Kenya–Burundi, de réévaluer la qualité de la relation bilatérale RDC–TZ, d’intensifier les contacts directs avec le Burundi & de mobiliser les cadres régionaux appropriés, i.e. CIRGL, EAC, SADC & l’UA.

Le Gouv-RDC doit éviter toute posture de passivité face à ces mouvements diplomatiques rapprochés. L’urgence n’est pas de rompre avec la TZ mais de : revoir, renforcer & sécuriser notre diplomatie dans cette direction avant que certains équilibres régionaux ne se retournent durablement contre nos intérêts stratégiques à l’Est du pays

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