Propos de Tibor Nagy : Entre regrets personnels et ingérence diplomatique (John Ngombua)
La récente sortie de l’ancien diplomate américain Tibor Nagy, affirmant avoir commis une « erreur » en soutenant le processus de 2018 en RDC, appelle une mise au point essentielle sur le plan du droit et de la souveraineté.
Un engagement strictement personnel
Tibor Nagy n’est plus aux affaires. Ses états d’âme engagent sa personne et non la politique actuelle de Washington. Surtout, ils trahissent une vision où la légitimité d’un dirigeant africain dépendrait d’un « brevet de satisfaction » délivré par un fonctionnaire étranger.
Le respect des marges constitutionnelles
Contrairement aux interprétations hâtives, les propos du Chef de l’État s’inscrivent dans le cadre strict de la Constitution. Évoquer une adaptation des textes n’est pas synonyme de passage en force pour un troisième mandat, mais une réflexion sur l’efficacité de nos institutions après deux décennies de pratique.
Le dernier mot au Peuple : La démocratie, c’est avant tout le pouvoir du peuple.
Le recours au référendum est l’expression la plus pure de la souveraineté nationale. Si le peuple congolais décide de se prononcer sur l’avenir de sa loi fondamentale, aucun diplomate, fût-il ancien sous-secrétaire d’État, n’a le droit de s’y substituer.
La RDC ne cherche pas des tuteurs, mais des partenaires. Le temps où les destinées de Kinshasa se décidaient dans les chancelleries occidentales est révolu. Les défis de la guerre à l’Est et du développement exigent des solutions congolaises, validées par les Congolais.
