Ce 15 mai 2026 : La Coalition internationale pour la paix et EIR organiseront une table ronde d’urgence
La géopolitique est mortelle. Non seulement pour ceux qui la pratiquent, mais aussi, comme nous sommes en train de le découvrir à nos dépens, pour l’ensemble de l’espèce humaine. Cela n’a rien de surprenant, étant donné que la conception arriérée de l’être humain qui la caractérise — selon laquelle l’homme se réduit à n’être qu’une bête rusée qu’il faut parquer et mater — est démentie par le mode de fonctionnement de l’univers.
Comment ne pas s’apercevoir, aujourd’hui, qu’il n’est plus possible d’imposer une domination par les « moyens « habituels », sauf à lancer une guerre nucléaire mais alors il n’y aura vraisemblablement aucun gagnant. Aucune guerre néo-coloniale n’a jamais été gagnée que ce soit au Vietnam, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Ukraine ou, maintenant, en Iran.
Ceux qui les ont lancées en ont peut-être bénéficié en créant une situation de chaos permanent mais ce « bénéfice » portait en lui-même les conditions d’un échec retentissant à plus long terme.
Alors, pourquoi ne pas en tirer les conclusions et entamer sérieusement des discussions sur la nouvelle architecture de sécurité et de développement, aujourd’hui plus indispensable que jamais ?
Cette ligne de pensée a été adoptée par un certain nombre des « adultes dans la pièce » qui non seulement tentent de ramener la situation en Asie du Sud-Ouest, mais aussi l’ensemble du paradigme mondial, vers des eaux plus calmes. Hélas, hormis quelques cas rares, on ne trouve aucun dirigeant occidental parmi ceux-ci.
Seule une approche résolument anticolonialiste et non-géopolitique est en mesure de libérer l’humanité du danger qui pèse sur elle, à savoir que la guerre américano-israélienne contre l’Iran ne reprenne de plus belle et ne risque de dégénèrer en conflit nucléaire.
Il ne s’agit pas d’une crainte infondée. Tard dans la soirée du mardi 5 mai, le président américain Donald Trump a annoncé, à la demande du Pakistan et d’autres nations, qu’il suspendait le « Projet Liberté », qui n’avait réussi qu’à escorter deux maigres navires hors du golfe Persique, « afin de voir si l’accord », un projet de mémorandum émanant de la partie américaine proposant de mettre fin à la guerre, « peut être finalisé et signé ». Le mercredi 6 mai au matin, la partie iranienne a confirmé qu’elle évaluait la proposition, et à peu près au même moment, Trump a publié : « S’ils n’acceptent pas, les bombardements commenceront, et ils seront, malheureusement, d’une ampleur et d’une intensité bien supérieures à ce qu’ils étaient auparavant. »
Alors que les gros titres sur l’Iran occupent le devant de la scène internationale, les provocations en vue d’une guerre contre des cibles plus importantes, à savoir la Russie et la Chine, se poursuivent.
Le 6 mai, le Japon a participé à des exercices militaires conjoints avec les États-Unis et les Philippines, au cours desquels il a tiré pour la première fois son missile offensif de type 88 dans des eaux internationales, ce à quoi la Chine a réagi avec fermeté en déclarant que « la résurgence malveillante du néo-militarisme au Japon […] mettait en péril la paix et la stabilité régionales ». Fidèle à lui-même, le Council on Foreign Relations, cet organe anglophile de l’establishment, a publié sans vergogne, la veille, un article célébrant la remilitarisation du Japon et son abandon d’une politique de sécurité pacifiste.
Rejoignez la mobilisation. La Coalition internationale pour la paix et EIR organiseront une table ronde d’urgence le 15 mai afin de se mobiliser précisément pour ce nouveau paradigme. Participez à cette réunion et ralliez d’autres personnes à la lutte.
Rejoignez- nous ce vendredi à 17h00, nous recevrons Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller ; Scott Ritter, ancien inspecteur en désarmement de l’ONU et ancien spécialiste du renseignement au sein du Corps des Marines des États-Unis ; Beto Almeida, cofondateur de TeleSUR et membre du comité consultatif de l’Association brésilienne de la presse ; ainsi qu’Angela Huffman, cofondatrice, présidente et directrice générale de Farm Action.
