Réponse gouvernementale à la crise du Cacao : Adoption d’un plan d’action interministériel résilient (Julien Paluku)

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La problématique de la chute des cours du cacao a été au cœur de la 88ème réunion du Conseil des Ministres, présidée à Kinshasa ce vendredi 08 mai 2026 par Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République.

Outre l’analyse du contexte de l’embellie de 2024, où la tonne de cacao avait dépassé les 10 000 USD, nous avons présenté des mesures appropriées, adoptées par le Gouvernement, pour protéger la filière :

1. Finances : Accorder des allègements fiscaux aux comptoirs qui exportent officiellement et rapatrient les devises en RDC.

2. Agriculture : Poursuivre la distribution gratuite de semences améliorées et de bacs de fermentation pour accroître le rendement et la qualité. Construire des entrepôts de stockage, des silos et des infrastructures de conservation.

3. Développement Rural : Organiser les petits producteurs en coopératives fortes, capables de négocier des contrats de vente directe sans intermédiaires.

4. Énergie et Industrie : Allouer une ligne de crédit via le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) pour préfinancer les campagnes d’achats et lancer la première phase de transformation locale. Opérationnaliser les Zones Économiques Spéciales (ZES) de Musienene (Nord-Kivu), Gwaka (Sud-Ubangi) et en installer de nouvelles en Ituri et dans le Haut-Uélé.

5. Infrastructures et Transports : Réhabiliter en urgence les axes reliant les zones de production aux ports, frontières et grands centres de consommation.

6. Intérieur et Défense : Créer une unité mixte (Police-Douane-Armée) pour sécuriser les pistes et sentiers utilisés par la contrebande.

7. Commerce Extérieur : Poursuivre la formation des producteurs sur les normes internationales, diversifier les marchés d’exportation et mettre en œuvre une politique-qualité rigoureuse.

Pour le Conseil des Ministres, la réponse à la problématique du cacao doit être fiscale (baisse ou suppression de taxes), structurelle (transformation locale) et sécuritaire (fermeture des circuits de fraude, pacification des zones de production et des voies d’évacuation).

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