Escroquerie CADECO : Le « Bis Repetita » du M23 (John Ngombua)
L’histoire se répète, et le mode opératoire reste inchangé. Après avoir orchestré la spoliation des épargnants à Goma sous un vernis de relance économique, l’AFC/M23 réactive aujourd’hui la CADECO (Caisse Générale d’Épargne du Congo) dans les zones sous son occupation.
Un braquage à visage découvert
Ne nous y trompons pas : cette « réouverture » n’a rien de social. C’est une stratégie de prédation financière en trois temps :
La quête de légitimité : Singer les structures de l’État pour faire croire à une administration fonctionnelle.
Le captage de liquidités : Forcer les commerçants et les populations civiles à déposer leurs maigres économies dans des coffres qu’ils contrôlent.
Le financement de la guerre : Transformer l’épargne citoyenne en trésorerie de guerre pour nourrir l’agression.
Le piège de la « normalisation »
Le précédent de Goma nous a appris que l’argent qui entre dans les caisses contrôlées par le M23 ne ressort jamais pour les déposants. C’est une spoliation programmée : dès que le rapport de force change, les coffres se vident et l’institution disparaît.
Un risque juridique majeur
Au-delà de la perte financière certaine, participer à ce système place les citoyens dans une zone grise dangereuse. Alimenter ces circuits, c’est s’exposer aux lois sur le financement des mouvements subversifs.
L’opinion doit être alertée : la CADECO version M23 n’est pas une banque, c’est un guichet de confiscation. Une fois de plus, le mouvement rebelle utilise les outils de l’État pour asphyxier ceux qu’il prétend « libérer ».
