1997-2026 : La tragédie des pions recyclés (John Ngombua)

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En ce 17 mai, l’Histoire ne se contente pas de nous rappeler les débuts de l’ingérence ; elle nous enseigne une leçon implacable sur le destin de ceux qui acceptent de servir de paravent à l’agression de leur propre pays.

Regardons froidement ces 29 dernières années. Quel a été le destin national autonome des têtes d’affiche des rébellions instrumentalisées par Kigali ? Aucun. Ils ne sont que les fusibles jetables d’une stratégie étrangère qui les broie dès qu’ils cessent d’être utiles, commodes ou qu’ils tentent de s’affranchir de leur tutelle.

L’Histoire de notre pays est un cimetière politique pour les pions :

L’AFDL (1997) : Laurent-Désiré Kabila a été placé en vitrine pour donner un visage congolais à la marche sur Kinshasa, sous la régence militaire de James Kabarebe et Déogratias Bugera. Mais dès que Mzee a voulu lever l’option de la souveraineté en chassant les troupes rwandaises en 1998, la sentence est tombée : il a été impitoyablement liquidé par les commanditaires mêmes de l’AFDL qui ne pouvaient tolérer un leader congolais insoumis.

Le RCD (1998) : Destiné à occuper le Kivu, ce mouvement a consommé ses propres leaders au rythme des humeurs de son parrain. Ernest Wamba dia Wamba, Émile Ilunga, puis Adolphe Onusumba ont tous été usés et écartés, tandis qu’Azarias Ruberwa a fini par être politiquement marginalisé par le verdict des urnes congolaises.

Le CNDP (2006) : Devenu trop autonome et menaçant de marcher sur Kinshasa, Laurent Nkunda a été impitoyablement arrêté et placé en résidence surveillée au Rwanda. Son chef d’état-major, Bosco Ntaganda, utilisé pour le trahir, a fini sa course à la CPI pour y purger une lourde peine.

Le M23 – Vague 1 (2012) : Après l’échec de leur aventure militaire face aux FARDC, le chef politique Jean-Marie Runiga et le chef militaire Sultani Makenga ont été balayés et contraints à l’exil, abandonnés à leur propre sort.

En 2026, les visages actuels de cette énième métamorphose — qu’ils s’appellent Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa ou à nouveau Sultani Makenga — subissent déjà le compte à rebours de leur propre recyclage.

Face à la résilience structurelle de la RDC, à la vigilance de nos FARDC au front et à la conscience éveillée de tout un peuple, l’issue est déjà écrite. On ne bâtit pas un destin national sur la trahison de sa patrie. Les masques tombent, les marionnettes passent, mais la Nation congolaise reste et restera debout.

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