Révision constitutionnelle: Quand se contredit

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S’exprimant, il y a quelques années passées, sur le plateau de TV 5 Monde, concernant la révision constitutionnelle, le président du parti politique Envol, Delly Sesanga, avait motivé sa position, notamment en soutenant qu’il y certaines dispositions de cette loi fondamentale de la République démocratique du Congo qu’il faut réviser. Qu’est-ce qui a change entre temps pour qu’il devienne un farouche opposant à la revision constitutionnelle? Au peuple de juger la moralité des hommes politiques congolai qui changent au gré des vagues.

« Nous avons déposé le projet de la constitution pour corriger ses faiblesses, consolider ses acquis. Nous disons non à ce langage qui a empêché qu’à chaque fois quand on veut parler de la révision constitutionnelle que les gens agitaient le chiffon rouge comme quoi on veut revenir sur le 220 qui constitue le condensé des acquis de notre lutte démocratique. Il doit pouvoir être preserve”, s’était-t-il exprimé sur TV 5 Monde.

A l’en croire, le prioritaire, ce qu’il faut remettre l’action du président de la République à deux tours, parce que le un tour a démontré ses limites en 2011 et en 2018. Ensuite, revoir le périmètre de la décentralisation, faire en sorte qu’on mette fin à ce système de mise aux enchères des voix des députés provinciaux pour élire les sénateurs et les gouverneurs des provinces.

“Les sénateurs devraient être élus par un scrutin direct de la population. Et ensuite, les gouverneurs des provinces pouvaient être issus des groupes représentatifs au niveau des Assemblées provinciales », avait expliqué Delly Sesanga.

Il avait également soutenu que la question de la double nationalité qu’il faut pouvoir régler.  » Nous pensons que nous devons affirmer la question de la double nationalité dans notre pouvoir qui créait le droit des Congolais à la nationalité d’origine pour celui qui en a un et qui l’a perdu et qui peut la réintégrer quand il en fait la déclaration pour éviter ainsi la discrimination et l’instrumentalisation qui en est faite par le pouvoir public contre tel ou tel autre groupe d’opposants. Vous vous souvenez du cas de Samy Badibanga et l’instrumentalisation qui avait été faite maladroitement contre Moïse Katumbi », avait-il martelé.

Nous pensons, avait-il poursuivi, que cette question est une question de la population et dernièrement le Secrétaire général de l’Envol avait été à Kisangani pour susciter le soutien populaire à ce projet de révision constitutionnelle.

Le Président de l’Envol avait précisé qu’au niveau des institutions, il ne s’agit pas de faire une réforme contre un camp, mais il s’agit de l’intérêt général et de consolider les acquis de la démocratie.

Serge Musene

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