Coupe du Monde : Le Maroc surclasse le Canada et s’offre un nouveau quart de finale !

En balayant le Canada (3-0) ce samedi à Houston, le Maroc est devenu la première nation africaine de l’histoire à rallier les quarts de finale de la Coupe du Monde à deux reprises. Bousculés en première période, les Marocains ont fait parler leur expérience grâce à un doublé d’Azzedine Ounahi et un but en fin de match de Soufiane Rahimi.

Le Maroc continue de bousculer la hiérarchie mondiale et d’écrire l’histoire du football africain. Déjà demi-finalistes héroïques au Qatar en 2022, les hommes de Mohamed Ouahbi ont validé leur billet pour le Top 8 planétaire pour la deuxième édition consécutive. Les voilà désormais tournés vers Boston, où ils affronteront le vainqueur du duel entre la France et le Paraguay, le 9 juillet prochain. Un message fort envoyé au reste du monde : ce Maroc-là sait voyager et gère la pression des matchs à élimination directe comme un vieux briscard.

Le sursaut après l’orage canadien

Pourtant, tout n’a pas été simple pour les Lions de l’Atlas. Poussé par l’euphorie d’un tournoi déjà historique – marqué par leurs toutes premières victoires en phase finale, le co-pays organisateur a entamé la rencontre pied au plancher. Pressing asphyxiant, duels engagés, corners à répétition : le Canada a mordu dans le match.

Sur une relance marocaine totalement manquée, Ali Ahmed a bien failli punir l’arrière-garde africaine en servant Tani Oluwaseyi. L’attaquant canadien s’est joué de Redouane Halhal d’un superbe tour sur lui-même pour se présenter seul face au but. Heureusement pour le Maroc, Yassine Bounou a sorti le grand jeu en s’opposant de son pied gauche.

Le coup de chaud était réel, et le ciel s’est encore un peu plus assombri à la 22e minute avec la sortie sur blessure d’Ismael Saibari, le meilleur buteur de l’équipe dans ce Mondial, touché muscularité. Entré en jeu au pied levé, Soufiane Rahimi a dû s’employer pour aider les siens à faire le dos rond jusqu’à la pause.

Le show Ounahi

Au retour des vestiaires, le visage du Maroc a radicalement changé. Plus de maîtrise technique, un bloc plus haut et un entrejeu retrouvé. Il n’a fallu que cinq minutes en seconde période pour faire sauter le verrou canadien sur une merveille de combinaison sur coup de pied arrêté (50e). Depuis le côté droit, Achraf Hakimi a glissé un ballon intelligent à l’entrée de la surface. À la réception plein axe, Azzedine Ounahi a déclenché une reprise instantanée chirurgicale qui est allée mourir au ras du poteau gauche de Maxime Crépeau (1-0).

La stat : 2002

En s’offrant un doublé, Azzedine Ounahi est devenu le premier joueur africain à inscrire deux buts dans un match à élimination directe de Coupe du Monde depuis le Sénégalais Henri Camara face à la Suède en 2002.

Ce but a totalement coupé les jambes canadiennes. Le Canada a baissé d’intensité, laissant le Maroc dicter son tempo et piquer en contre-attaque. Si Tajon Buchanan a bien tenté de secouer les siens d’une frappe à ras de terre boxée par Bounou, la sérénité avait définitivement changé de camp.

 

À la 82e minute, la sentence est tombée. Lancé en transition rapide, Brahim Diaz a décalé Ounahi qui, d’une mine surpuissante sous la barre, s’est offert le doublé de la délivrance (2-0). Une juste récompense pour le milieu de terrain, véritable porte-bonheur des Lions : le Maroc a remporté 100 % des matchs dans lesquels Ounahi a trouvé le chemin des filets.

Rahimi pour le point d’orgue

Le calvaire des Canucks s’est achevé dans le temps additionnel. Après avoir fracassé la transversale de la tête quelques minutes plus tôt, Soufiane Rahimi a été récompensé de ses efforts. Idéalement servi dans le dos de la défense par l’inévitable Brahim Diaz, l’attaquant a ajusté Crépeau d’un extérieur du pied plein de sang-froid (3-0, 90e+4).

Le score est lourd pour un Canada séduisant en début de match, mais le réalisme et le vécu collectif marocains ont fait la différence. Les Canadiens quittent leur Mondial la tête haute, fiers d’un parcours qui restera gravé dans les mémoires de leurs supporters.

Pour le Maroc, l’aventure continue. En brisant le plafond de verre des deux quarts de finale consécutifs, exploit inédit pour le football africain, les Lions de l’Atlas prouvent que l’épopée de 2022 n’était pas un mirage. Maturité, solidité défensive et talents cliniques : avec un Bounou impérial et un Ounahi XXL, le Maroc débarque à Boston avec de sacrées certitudes. La suite s’annonce encore plus corsée, mais ce groupe a les épaules pour porter les espoirs de tout un continent.

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