Le dossier foncier de la Pagotte, dans la commune de N’Sele, continue de provoquer de vives tensions. Dans un communiqué rendu public, les occupants du site ont catégoriquement démenti les informations faisant état d’une prétendue vente de leurs 15 hectares à l’entreprise Moderne Construction. Ils dénoncent une campagne de désinformation et réaffirment leur détermination à défendre leurs droits par tous les moyens légaux.
Des rumeurs à l’origine des tensions
Selon les signataires, les travaux sur le site sont à l’arrêt depuis plus d’un mois, à la suite de rumeurs attribuant la vente des parcelles à M. Mobutu Nzanga Zebai Joseph. Ces informations auraient été relayées par le colonel Delphin Kafuku de la Garde républicaine, une situation que les occupants considèrent comme le principal facteur de crispation.
Des documents jugés déterminants
Pour étayer leur position, les occupants mettent en avant deux actes officiels : le Protocole d’accord du 22 avril 2026 et le Procès-verbal tripartite du 25 mai 2026. Ces documents, affirment-ils, reconnaissent que toute décision concernant les 15 hectares relève exclusivement des occupants, en accord avec les parties signataires.
Exigences et revendications
Dans leur déclaration, les habitants exigent : Le retrait immédiat des hommes armés présents sur le site, jugé illégal ; La reprise sans délai des activités interrompues ; Le respect intégral du Procès-verbal du 25 mai 2026 par toutes les parties concernées, notamment Moderne Construction, M. Mobutu Nzanga Zebai Joseph et le colonel Delphin Kafuku.
Ils rappellent également que leurs revendications s’appuient sur les articles 34 et 35 de la Constitution de la République démocratique du Congo, garantissant le droit de propriété et la protection des biens.
Dialogue en suspens
Bien qu’un dialogue ait été annoncé avec M. Jacthan Harish, représentant de Moderne Construction, aucune rencontre n’a encore eu lieu. Face à cette absence de concertation, les occupants annoncent qu’ils se réservent le droit d’engager toutes les procédures judiciaires nécessaires pour faire reconnaître et protéger leurs droits.
Une position ferme
« Face à la désinformation et aux tentatives de manipulation, nous opposons les faits et les preuves. Les occupants de la Pagotte ne céderont pas un seul mètre de leurs 15 hectares tant que leurs droits légalement reconnus ne seront pas respectés », a déclaré Ir. David Tshiseka Wanzambi, porte-parole des occupants.
Les habitants annoncent enfin mettre à la disposition de l’opinion publique le Protocole d’accord du 22 avril 2026 ainsi que le Procès-verbal tripartite du 25 mai 2026, qu’ils présentent comme les principaux documents fondant leur position dans ce dossier foncier.
DMK
