Koffi Olomidé avant le Stade Roi Baudouin : « Le 12 juillet, ce sera un immense moment de partage »

INTERVIEW EXCLUSIVE | À quelques jours du concert événement de Bruxelles, le Grand Mopao se confie sans détour

Par Félix Caleb DJAMANY

Le compte à rebours est lancé. Le 12 juillet, le légendaire Koffi Olomidé retrouvera son public au Stade Roi Baudouin de Bruxelles pour ce qui s’annonce déjà comme l’un des plus grands concerts africains de l’année en Europe.

À quelques jours de ce rendez-vous historique, l’icône de la **rumba congolaise qui sera le 1er musicien africain à donner un concert au Stade Roi Baudouin ** nous ouvre les portes de son univers. Entre sérénité, humour, gratitude envers son public et confidences sur son immense répertoire, le  » Tsar «  répond à toutes nos questions.

« Je n’ai pas encore 70 ans ! » : le Grand Mopao recadre avec humour

Félix Caleb Djamany :

Bonjour  Koffi Olomidé, comment prépare-t-on un concert aussi monumental que celui du Stade Roi Baudouin lorsqu’on a… 70 ans ?

Koffi Olomidé :

(Rires.)

Attendez… je n’ai pas encore 70 ans !

J’aurai 70 ans le 13 juillet. Le concert, lui, est prévu le 12 juillet.

Ce n’est pas la même chose !

Il faut respecter le Créateur. Quand on ne les a pas encore, on ne les a pas. Il faut simplement patienter.

FCD :

Alors, comment prépare-t-on un tel rendez-vous ?

Koffi Olomidé :

Avec beaucoup de sérénité.

Avec confiance.

Et surtout avec de l’amour.

Quand on aime profondément ce que l’on fait, tout devient plus simple.

« Je ne parle pas de public… je parle de ma famille »

FCD :

Depuis plus d’un demi-siècle, vous offrez votre musique à plusieurs générations. Le 12 juillet, attendez-vous que cet amour vous soit rendu ?

Koffi Olomidé :

Mon plus beau cadeau sera leur présence.

Vous dites « le public ».

Moi, je préfère dire « ma famille ».

Ce sont eux qui m’ont construit.

Je leur serai éternellement reconnaissant.

À chaque concert, je dois mériter leur estime.

Je dois continuer à être digne de leur confiance.

50 ans de carrière : un concert pensé pour toutes les générations

FCD :

Avec une carrière exceptionnelle et un catalogue immense, peut-on dire que le concert du 12 juillet sera avant tout un moment de partage ?

Koffi Olomidé :

Exactement.

J’aime beaucoup ce mot.

Le partage.

C’est ce qui résume le mieux cette soirée.

« Chacun porte un peu de Koffi Olomidé en lui »

FCD :

Pourquoi personne ne repartira les mains vides du Stade Roi Baudouin ?

Koffi Olomidé :

Parce qu’il y aura forcément une chanson qui parlera à chacun.

Je ne vais pas vendre du vent.

Je ne fais pas de propagande.

Notre répertoire est immense.

Je pense sincèrement que chacun porte quelque chose de Koffi Olomidé en lui.

À certains moments, je cesse même d’être Koffi.

Je redeviens simplement un mélomane.

Et j’aimerais que les gens repartent avec cette pensée :

« Salut mon gars… salut l’artiste. »

Billetterie : le Grand Mopao rassure les retardataires

FCD  :

Beaucoup de personnes hésitent encore à acheter leur place ou ne sont pas à l’aise avec la billetterie en ligne. Que leur dites-vous ?

Koffi Olomidé :

Qu’ils soient rassurés.

Des billets seront également disponibles directement au Stade Roi Baudouin.

Nous faisons le nécessaire pour que la vente physique débute dès le vendredi.

Aujourd’hui, plusieurs points de vente physiques existent déjà, notamment au Centre Culturel.

FCD :

Les prix seront-ils identiques ?

Koffi Olomidé :

(Rires.)

Je ne suis pas très commerçant.

Je laisse cette partie à Richard Bonganya.

Il est spécialement venu de Kinshasa pour gérer toute cette organisation.

C’est son domaine !

Le rendez-vous est fixé

Le 12 juillet, Bruxelles vibrera au rythme de la rumba congolaise.

Entre les grands classiques qui ont marqué plusieurs générations, les titres incontournables du Quartier Latin International, les émotions, la nostalgie et les surprises promises (lire l’encadré « les 10 secrets des coulisses… » par le Grand Mopao, tout indique que ce concert au Stade Roi Baudouin sera l’un des événements majeurs de l’année pour la diaspora africaine , les amoureux de la rumba congolaise du rythme « Tchatcho » et le public européen.

Comme le résume parfaitement Koffi Olomidé :

« Le 12 juillet… ce sera avant tout un immense moment de partage. »

Dis-moi en commentaires à ; soleil.levantasbl@gmailcom seras tu du nombre des koffillettes et koffiphiles ? Quelles chansons aimeraient tu écouter et voir jouer sur la scène du stade Roi Baudouin ?

 

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