La Fondation Bill Clinton pour la Paix affirme que Jules Alingete est blanchi par la justice et dénonce des manœuvres politiques

La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) a publié un communiqué de presse dans lequel elle revient sur les derniers développements judiciaires concernant l’ancien Inspecteur général des finances, Jules Alingete Key, ainsi que certains dirigeants du Groupe Rawji. L’organisation estime que les décisions rendues par les autorités judiciaires démontrent l’absence d’éléments établissant des faits de corruption ou de blanchiment de capitaux à leur encontre.

Selon la FBCP, le Procureur général près la Cour de cassation, à travers son communiqué officiel du 4 juillet 2026, a précisé que les mesures d’interdiction de sortie du territoire prises contre plusieurs personnes concernées étaient de nature conservatoire et ont depuis été levées. Le Parquet aurait également indiqué qu’aucune preuve d’implication dans des faits de corruption ou de blanchiment de capitaux n’avait été rapportée à ce jour.

La Fondation souligne en outre que plusieurs dossiers évoqués avaient déjà fait l’objet d’instructions judiciaires antérieures ayant abouti à des décisions définitives de non-lieu ou de classement.

Dans son communiqué, la FBCP rappelle également qu’en avril 2025, les investigations approfondies menées par la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) n’avaient révélé aucun fait de blanchiment de capitaux imputable à Jules Alingete Key. Elle affirme que ces conclusions viennent renforcer la position du Parquet général.

L’organisation évoque également une décision du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, devenue définitive après l’absence de recours, qu’elle présente comme un élément supplémentaire confirmant la régularité des procédures judiciaires.

Au-delà de l’aspect judiciaire, la Fondation Bill Clinton pour la Paix dénonce ce qu’elle qualifie de « manœuvres de coulisses » et d’une « main noire » qui chercherait à fragiliser l’ancien chef de l’Inspection générale des finances. Elle estime que ces actions constitueraient des représailles liées aux poursuites engagées par Jules Alingete, lorsqu’il dirigeait l’IGF, contre plusieurs auteurs présumés de détournements de deniers publics.

Face à cette situation, la FBCP appelle le Gouvernement de la République à renforcer la sécurité de Jules Alingete Key, de son épouse et de ses proches, estimant que les tensions actuelles pourraient faire peser des risques sur leur intégrité physique.

En conclusion, la Fondation affirme que le respect des décisions de justice, des procédures légales et la protection des personnes engagées dans la lutte contre la corruption demeurent des conditions essentielles pour la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo.

 

Par Didier Mbongomingi

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