La chute de Mbombo sort de l’ombre pour électrifier le Kasaï-Central. La signature du contrat entre le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et l’Agence Nationale d’Electrification en Milieu Rural et Périurbain (ANSER) a eu lieu ce vendredi 17 juillet 2026 à Kinshasa. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres des Ressources Hydrauliques et Électricité ainsi que celui de l’Entrepreneuriat, assumant l’Intérim de l’Industrie. Ce projet donne naissance à la société « HYDRO MBOMBO SAS » pour la gestion de la centrale hydroélectrique.

Après des années d’attente, les travaux vont bientôt démarrer. Implantée sur la rivière Lulua, à quinze kilomètres de Kananga, l’infrastructure est pilotée par l’ANSER et portée par la volonté du président Félix Tshisekedi d’électrifier les différentes provinces pour favoriser les investissements et le développement du pays. « Mbombo est un projet à vocation industrielle et sociale » d’après le DG du FPI, Hervé Claude Batukonke.
La centrale prévoit une production de 20 Mégawatts. L’ouvrage comprendra le barrage, une base-vie, des voies d’accès et tout le réseau d’évacuation de l’énergie vers Kananga dont les lignes de transport, les postes et et les stations de distribution. Avec ce barrage, Kananga et sa périphérie sortiront d’un taux d’électrification, inférieur à 1% . Mbombo fournira un courant stable aux ménages, aux artisans et aux industriels.

Sur le terrain, les études de faisabilité financées par l’ANSER, sont presque terminées. Le 23 janvier 2025, le gouverneur du Kasaï – Central, Moïse Kambulu a remis le « droit de terre » aux chefs coutumiers du village Tshibambula pour engager les terrassements sans heurter les divinités ancestrales. La route d’accès au site est en construction.
Le montage financier repose sur un partenariat solide. Par ailleurs, une convention de financement est en négociation avec une banque commerciale pour couvrir certaines dépenses. Le FPI apporte un financement conséquent comme d’autres bailleurs de fonds.
L’ANSER mise sur les investisseurs, friands de l’énergie électrique.
Si le calendrier est tenu, Mbombo produira son premier mégawatt dans deux ans. Les autorités entrevoient un effet d’entraînement avec la création des emplois, l’émergence des unités agro-industrielles et le désenclavement du Grand Kasaï.

La population, appelée à s’impliquer dans la réalisation du chantier, garde les yeux rivés sur ce projet. La chute de Mbombo est un test grandeur nature de la nouvelle politique énergétique du pays.
