La Haye (Pays-Bas), le 21 juillet 2026 – Une nouvelle étape a été franchie dans la procédure engagée par la République démocratique du Congo contre la République du Rwanda devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a conduit ce mardi 21 juillet 2026 à Haye au pays bas la délégation congolaise lors de la réunion procédurale organisée au siège de la juridiction internationale, marquant le lancement officiel des échanges judiciaires entre les deux États dans cette affaire.
Cette rencontre, organisée sous l’autorité du président de la Cour internationale de Justice et avec la participation des membres du Greffe, s’inscrit dans le cadre des premières démarches prévues après le dépôt de la requête introduite par la RDC le 26 juin 2026. Il s’agissait d’une audience exclusivement consacrée aux aspects procéduraux de l’affaire, conformément aux règles qui régissent le fonctionnement de la plus haute juridiction des Nations unies chargée de régler les différends entre États.
À la tête de la délégation congolaise, Guillaume Ngefa a souligné l’importance de cette étape dans le processus judiciaire engagé par la République démocratique du Congo. Selon lui, cette présence traduit la volonté des autorités congolaises de défendre, par les voies du droit international, les intérêts de la nation et de faire valoir les arguments de la RDC devant une juridiction compétente.
Le ministre d’État était accompagné de plusieurs personnalités impliquées dans la défense des intérêts de la RDC devant la Cour, notamment l’ambassadeur Christian Ndongala, désigné comme agent de la République démocratique du Congo auprès de la CIJ, ainsi que Me Ivon Mingashang, co-agent de l’État congolais. Cette équipe aura pour mission d’assurer la coordination juridique et diplomatique de la procédure tout au long de son déroulement.
En face, la République du Rwanda était également représentée par une délégation officielle conduite par son ministre de la Justice. Les deux parties ont participé à cette réunion dans un cadre strictement procédural, sans qu’aucune discussion ne soit engagée sur le fond des griefs soulevés dans la requête congolaise.
Les échanges ont essentiellement porté sur l’organisation pratique de l’instance. Les représentants des deux États, en concertation avec la Cour, ont examiné les délais impartis pour le dépôt des mémoires et contre-mémoires, les modalités de transmission des pièces de procédure ainsi que différents aspects techniques destinés à garantir le bon déroulement de l’affaire dans le respect des règles de la juridiction.
Cette phase est déterminante dans toute procédure devant la Cour internationale de Justice, car elle permet de fixer le calendrier officiel qui encadrera les prochaines étapes du contentieux. Elle ne préjuge toutefois en rien de l’issue du différend, la Cour n’ayant à ce stade procédé à aucun examen des arguments juridiques ni des éléments de preuve présentés par les parties.
À l’issue de ces consultations, la Cour internationale de Justice devra rendre une ordonnance fixant le calendrier procédural de l’affaire. Ce document précisera les échéances auxquelles chaque État devra déposer ses écritures et définira les prochaines étapes avant l’éventuelle tenue des audiences publiques consacrées au fond du dossier.
Pour la République démocratique du Congo, cette avancée confirme la volonté de privilégier les mécanismes du droit international pour faire examiner le différend qui l’oppose au Rwanda. En portant cette affaire devant la CIJ, les autorités congolaises entendent obtenir une décision fondée sur les principes du droit international et sur les obligations qui lient les États dans leurs relations mutuelles.
La participation de Guillaume Ngefa à cette réunion traduit également l’implication directe du ministère de la Justice dans le suivi de ce dossier stratégique. Elle témoigne de la détermination du Gouvernement à assurer une représentation active de la RDC devant les juridictions internationales et à accompagner chaque étape de cette procédure jusqu’à son aboutissement.
Avec cette première réunion procédurale, le contentieux entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda entre désormais dans une nouvelle phase judiciaire. Les prochaines décisions de la Cour permettront de préciser le calendrier de l’instruction, avant que les juges ne soient appelés, le moment venu, à examiner les arguments développés par chacune des parties sur le fond du différend.
Corinne Ontande
