Ebola : plus de 5.000 cas confirmés après trois mois de riposte

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Trois mois après la déclaration de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, le gouvernement dresse un bilan marqué par plus de 5.000 cas confirmés et plus de 2.300 décès. Ces chiffres ont été communiqués par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Samuel Kamba Mulamba, lors d’un briefing consacré à l’évolution de la riposte.

Le ministre a expliqué que cette souche d’Ebola présente certaines particularités par rapport à la souche Zaïre. Les premiers symptômes sont souvent moins visibles et peuvent se limiter à la fièvre, aux maux de tête, aux douleurs ou encore aux troubles digestifs. Les manifestations hémorragiques restent relativement rares.

Cette évolution favorise, selon le ministre, le maintien des malades dans leurs communautés pendant plusieurs jours avant leur arrivée dans les structures sanitaires. Ce retard dans la prise en charge augmente les risques de contamination et contribue à la mortalité enregistrée au sein des communautés.

Face à cette situation, le dispositif de riposte a été renforcé. Le pays dispose désormais d’environ 20 laboratoires, dont des laboratoires mobiles, ainsi que d’environ 1 600 lits destinés à la prise en charge des malades.

Le gouvernement mise également sur les traitements et la recherche. Des essais cliniques sont en cours pour évaluer l’efficacité de plusieurs médicaments. Parallèlement, certains patients bénéficient de traitements compassionnels dans les zones affectées.

La vaccination constitue également un nouvel axe de la riposte. Le personnel de santé, considéré comme particulièrement exposé, figure parmi les premières catégories ciblées. L’extension de la vaccination à d’autres groupes, notamment les enseignants, pourrait être envisagée en fonction des doses disponibles et des résultats des évaluations scientifiques.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la gratuité des soins dans les zones concernées. Il appelle la population à ne pas attendre l’apparition de signes graves avant de consulter.

Pour le gouvernement, la lutte contre Ebola passe ainsi par le dépistage précoce, la prise en charge médicale, la vaccination, mais aussi par une forte mobilisation communautaire. « Le moindre symptôme doit pousser à consulter », a insisté le ministre, appelant les familles à éviter l’automédication et les soins à domicile.

 

Becky Kabongo

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