L’an 1 du Gouvernement Suminwa : Le satisfecit de Marie Nyange Ndambo

0
f194

La ministre de l’Environnement et Développement durable, Marie Nyange Ndambo, s’est également prêtée à l’exercice de redevabilité dans une émission animée par Oscar Mbal, de la RTNC, et Mamina Masengu, de B-One TV.

En une année, la patronne de l’Environnement s’est appuyée sur la vision du Président de la République, qui peut se résumer à la rénovation des forêts tout en améliorant les conditions de vie des populations de la RDC. Sur cette base, elle a travaillé sur deux volets.

Le volet structurel, c’est-à-dire la mise en place des mécanismes de suivi des réformes entamées avant son arrivée, notamment la finalisation de la politique forestière, qui fixe les grandes orientations de la gouvernance forestière, ainsi que du Code forestier, qui réglemente les modalités d’exploitation des forêts.

« Nous avons pu finaliser la politique forestière et le Code forestier est en phase de finalisation. Nous pensons qu’à la session de septembre, ce Code arrivera au niveau du Parlement pour être voté », a-t-elle expliqué.

Dans le souci de redorer l’image du pays à l’extérieur, son ministère a organisé la première Semaine du climat, qui a réuni tous les acteurs et toutes les parties prenantes de la gouvernance forestière. Cette première édition a débouché sur une feuille de route présentée à Belém, laquelle a reçu un écho très favorable et contribué à améliorer l’image de la RDC.

Parallèlement, une réforme a été mise en place afin de permettre au pays de mobiliser des ressources financières pour son développement.

À cet effet, une stratégie de valorisation, de certification et de monétisation des ressources forestières de la RDC est en cours de mise en œuvre.

Cette stratégie repose sur deux piliers majeurs : le registre carbone souverain et les dispositifs MRV. Ces deux piliers ne peuvent être appliqués sans un cadre légal.

« Ce qui fait que nous avons travaillé sur la loi sur le marché carbone que nous sommes en train de finaliser. Elle a déjà été validée parmi les matières d’habilitation du Gouvernement et nous sommes en phase de finalisation pour que le Président de la République puisse prendre l’ordonnance-loi qui consacrera cette réforme fondamentale et cruciale pour la République », a-t-elle expliqué.

Pour rappel, la Banque mondiale évalue les forêts de la RDC à 230 000 milliards de dollars. L’accès à ces ressources nécessite la mise en place d’un dispositif permettant de mobiliser ces financements.

Afin de permettre aux communautés rurales, qui dépendent des forêts, de bénéficier de ces ressources, le Gouvernement mise sur le marché carbone à travers les paiements pour services environnementaux.

« Depuis que je suis là, je viens de valider cinq projets qui vont travailler sur les paiements pour services environnementaux. Il y a aussi les paiements pour les services écosystémiques et nous avons déjà validé quatre projets qui vont travailler sur les paiements pour services écosystémiques. Pour ces paiements, et surtout le marché carbone, 20 % des bénéfices sont réservés aux communautés locales. C’est une norme de l’Accord de Paris. Lorsque vous avez vendu des crédits carbone, 20 % des bénéfices sont d’abord défalqués pour les communautés locales », a souligné la ministre de l’Environnement.

Recyclage des déchets plastiques

« Le recyclage des déchets plastiques fait partie des éléments qui dégradent énormément notre environnement. C’est d’ailleurs pour cela que le Président de la République a pris l’initiative de mettre en place une task force », a-t-elle indiqué.

Dans le cadre des réformes engagées, son équipe a travaillé sur des projets visant à limiter les déchets plastiques dans les villes ou à les transformer en ressources économiques.

« Les déchets plastiques, au-delà d’être des déchets, sont aussi des matières premières pour la transformation. On peut en faire beaucoup de choses et j’encourage tous les partenaires qui viennent investir dans la transformation des déchets plastiques ainsi que d’autres déchets solides et liquides. À ce jour, nous comptons déjà douze projets et nous espérons que d’ici la fin de l’année, parmi les douze projets que nous avons signés, nous pourrons obtenir des résultats concrets sur le terrain », a insisté la ministre Marie Nyange Ndambo.

Collaboration pour une prise en charge optimale des questions transversales entre les ministères des Mines et de l’Environnement

Les ministères des Mines et de l’Environnement collaborent à travers des arrêtés ministériels et interministériels, des commissions interministérielles, des commissions mixtes ainsi que des échanges permanents.

« En tout cas, la collaboration avec les Mines est vraiment permanente, parce qu’on ne peut pas faire autrement. Regardez, par exemple, la loi sur le carbone, pour l’environnement et les crédits carbone. J’ai déjà approché le ministre des Mines pour qu’ensemble nous menions la pédagogie nécessaire afin que tous les acteurs miniers s’alignent et comprennent quel sera l’impact de cette loi sur leurs activités minières », a-t-elle insisté.

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial