Sondages Échos d’opinions du Gouvernement Suminwa 1 et 2 secteur par secteur : Le Top 10 des ministres patriotes et bons gestionnaires

À l’heure où la République Démocratique du Congo traverse l’une des périodes les plus charnières de son histoire contemporaine, l’action de son exécutif se trouve scrutée sous le prisme de l’urgence, du résultat et du devoir patriotique. Depuis l’avènement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à la tête du gouvernement, l’appareil d’État congolais s’est engagé dans une course contre la montre pour répondre aux aspirations profondes d’un peuple meurtri par les crises sécuritaires à répétition, mais résolument debout.
Face aux assauts répétés des rebelles de l’AFC/M23, et au milieu d’un paysage économique mondial et régional sous haute tension, l’action gouvernementale ne s’évalue plus seulement à l’aune des réformes bureaucratiques, mais à la réelle capacité des dirigeants à faire preuve d’un sens élevé de l’État et d’une efficacité de terrain indiscutable.
C’est dans ce contexte de résilience nationale qu’intervient notre grande enquête d’opinion. Ce sondage dresse le bilan des équipes Suminwa, en mettant en lumière des ministres qui, par leur gestion, se sont établis en véritables remparts de la République. Trois critères fondamentaux ont guidé le choix de ces compatriotes: un patriotisme sans faille, un engagement total et pragmatique pour stopper l’agression barbare qui secoue l’Est du pays, et une gestion rigoureuse, transparente et novatrice de leurs secteurs ministériels respectifs.
Dans un climat où l’intégrité territoriale est quotidiennement menacée, le patriotisme est redevenu le premier indicateur de la légitimité politique. Les Congolais, consultés à travers les différentes provinces, ont plébiscité les ministres qui n’ont pas reculé devant le sacrifice, portant haut la voix du Congo sur la scène internationale ou orchestrant, dans l’ombre de leurs administrations, la riposte globale de la nation. Qu’il s’agisse de diplomatie offensive pour étouffer les ambitions de l’agresseur, d’appui logistique et financier direct aux forces armées, ou de la prise en charge humanitaire des populations déplacées, ces membres de l’exécutif ont su transformer leur ministère en de véritables cellules de crise au service de la patrie.
Parallèlement, la bonne gouvernance sectorielle s’est imposée comme un indicateur clé de performance. Loin des effets d’annonce, les ministres distingués dans ce baromètre ont fait la différence par des réformes structurelles palpables, une maximisation accumulée des recettes publiques, et une accélération des projets d’infrastructures et de développement social à fort impact.
En liant l’effort de guerre à la consolidation économique, ces gestionnaires publics prouvent que le redressement de la RDC passe par une discipline de gestion de fer. Les ministres plébiscités sont les suivants:
Julien Paluku, Commerce extérieur: 82%
«Ma contribution est claire: faire passer notre budget actuel de 20 milliards de dollars à 50 milliards d’ici 5 ans, et atteindre 100 milliards de dollars d’ici 10 ans». L’objectif est fixé: multiplier par cinq le budget national en une décennie. Julien Paluku estime que c’est la condition pour relever les défis de développement, de sécurité et de pouvoir d’achat. Le ministre fonde son plan sur une synergie des institutions. «Créer une dynamique forte entre le Parlement (législateur), le gouvernement (mobilisateur et réformiste), la Justice (protectrice) et le secteur privé (producteur)». Sans accord entre ces quatre piliers, estime-t-il, aucune réforme fiscale ne tiendra. La mobilisation des recettes devient un acte politique collectif.
La digitalisation est son arme anti-fraude. «Sanctionner sévèrement, avec l’appui du Parlement et de la justice, toute tentative de sabotage de la réforme numérique du commerce extérieur. Cette réforme interconnecte par voie électronique le système S-One du Guichet unique intégral du commerce extérieur et le système Sydonia World de la DGDA pour sécuriser les recettes douanières». Pour lui, la technologie doit verrouiller ce que l’homme laissait fuir.
Patrick Muyaya, Communication et medias:73%
Les principales réalisations de Patrick Muyaya à la tête du ministère de la Communication et Médias se structurent autour de trois axes majeurs: Organisation des États généraux de la Communication, mise en place d’une commission de délivrance de la nouvelle carte de presse, et appui à la dépénalisation des délits de presse; relance et équipement de la Radiotélévision nationale congolaise –RTNC- et de la visibilité des actions du gouvernement à travers des canaux numériques et des points de presse réguliers; restructuration de la communication officielle pour contrer la désinformation et porter la voix de la République démocratique du Congo sur la scène internationale concernant l’agression dans l’Est et les processus de paix.
Guy Loando Mboyo, Relations avec le Parlement:72%
Le ministre d’Etat en charge des Relations avec le Parlement a présenté dernièrement devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale le bilan des actions menées par son secteur, avec un accent particulier sur le suivi de l’exécution des recommandations formulées par les parlementaires. Devant les membres de cette commission, Guy Loando a notamment exposé le travail réalisé dans le cadre du mécanisme de suivi des recommandations parlementaires, dont les travaux ont été clôturés le 23 mars 2026 avec la participation de plusieurs ministres sectoriels ainsi que des représentants des deux chambres du Parlement.
Les échanges ont également porté sur les préoccupations relayées par les députés nationaux au nom des populations. À travers son ministère, Guy Loando a mis en avant le dispositif de réception, d’analyse et de traitement des desiderata formulés par les élus, avec pour objectif d’orienter des réponses institutionnelles adaptées aux attentes exprimées sur le terrain. À travers cette démarche, Guy Loando a renouvelé l’engagement de son secteur à renforcer la coopération avec l’Assemblée nationale et le Sénat, tout en assurant un suivi plus rigoureux des conclusions issues des travaux parlementaires afin d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de consolider la gouvernance démocratique en RDC.
Jean-Pierre Bemba, Transports et Communication: 68%
À la tête de ce portefeuille, son action prioritaire est le désenclavement du pays et la modernisation des infrastructures de transport. L’on peut donc mentionner le lancement des travaux de modernisation et de construction de plusieurs infrastructures à travers le pays. Cela inclut le suivi du grand chantier du nouvel aéroport international (porté par des financements publics-privés) prévu à l’horizon 2027, ainsi que l’avancement des infrastructures des aéroports de Kisangani, Kolwezi et de la Luano à Lubumbashi; le
lancement d’un vaste programme de balisage des principales pistes opérationnelles du pays, comprenant l’acquisition de centaines de kilomètres de câbles techniques pour équiper les aéroports nationaux et internationaux; la supervision active du dossier de la nouvelle compagnie aérienne nationale « Air Congo », développé en partenariat stratégique avec Ethiopian Airlines pour redynamiser le ciel congolais ; la mise en place d’un « plan choc » visant à fluidifier la circulation routière et réduire les embouteillages asphyxiants dans la capitale ; l’interdiction stricte imposée à la compagnie nationale rwandaise (RwandAir) de survoler le territoire de la RDC, en réponse au contexte sécuritaire et diplomatique régional.
Thérèse Kayikwamba, Affaires étrangères: 64%
Depuis sa nomination en juin 2024 au poste de ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, elle déploie une diplomatie de résultats. Son action est axée sur la défense de la souveraineté nationale, la diversification des alliances économiques et la protection des Congolais. Ses actions majeures sont les suivantes: signature de l’accord de paix de Washington (2025) ; plaidoyer de la RDC auprès du Conseil de sécurité de l’ONU et du Conseil des droits de l’homme, pour exiger des actions concrètes face à l’agression rwandaise et au soutien apporté à la rébellion du M23 ; son ministère a activement encadré les démarches ayant mené à l’entrée officielle de la RDC au Conseil de Sécurité de l’ONU en janvier 2026 ; renforcement du partenariat stratégique avec les États-Unis; elle négocie l’intégration de normes internationales strictes dans la chaîne de valeur des ressources naturelles de la RDC afin de passer d’une extraction brute à une transformation locale génératrice d’emplois ; elle promet l’arrivée de nouveaux partenaires internationaux (notamment européens et américains), et soutient des initiatives stratégiques d’infrastructure transfrontalière comme le Corridor de Lobito soutenues par la stratégie Global Gateway de l’Union européenne ; face à la montée d’actes xénophobes touchant la diaspora en Afrique du Sud, elle a coordonné une stratégie d’urgence avec les ambassadeurs africains à Pretoria et un rendu des comptes en mai 2026 devant l’Assemblée nationale sur les mesures d’assistance déployées.
Marie Thérèse Sombo, ESU: 60%
A la tête du ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation, Marie-Thérèse Sombo a structuré son bilan autour de la modernisation des infrastructures, de l’implémentation effective du système LMD (Licence, Master, Doctorat) et de la relance de la recherche appliquée: Remise officielle de nouveaux bâtiments universitaires, notamment le nouveau campus de l’Université de Kananga et les installations à Mbandaka ; acquisition et remise de véhicules de service pour faciliter le déplacement des cadres administratifs et des responsables de centres de recherche nationaux; abandon définitif des anciens systèmes (comme le PADEM) au profit du système LMD pour les deux premiers cycles universitaires sur l’ensemble du territoire ; organisation de congrès et forums scientifiques nationaux pour orienter l’université vers l’innovation technologique et la transformation socio-économique du pays; déclaration d’une urgence radiologique à Kolwezi suite à l’exploitation artisanale et mise en place de mesures rigoureuses pour le respect des normes de sécurité des substances radioactives, etc.
Samuel Roger Kamba, Santé Publique: 56%
Depuis sa nomination à la tête du ministère de la Santé Publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance Sociale, le Dr Samuel Roger Kamba a impulsé d’importantes réformes axées sur l’accessibilité aux soins et la gestion des crises sanitaires. Parmi ses actions figurent le déploiement de la Couverture Santé Universelle (CSU); la mise en œuvre effective de la prise en charge gratuite des accouchements et des premiers soins de l’enfant dans plusieurs provinces, notamment à Kinshasa ; l’introduction innovante de la carte de santé bancaire afin de sécuriser les paiements et de faciliter l’accès financier des ménages aux structures sanitaires; la gestion et riposte contre les épidémies, notamment la lutte contre Ebola, le déploiement de plus de 14 laboratoires mobiles permettant d’obtenir des résultats de tests en moins de 24 heures; la validation des plans de contingence nationaux avec l’appui des partenaires internationaux comme Africa CDC et l’OMS afin d’accélérer l’acheminement des vaccins et des kits d’urgence, la signature de mémorandums d’entente internationaux (notamment avec les États-Unis et la Chine) pour intensifier durablement la lutte contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose.
Doudou Fwamba, Finances : 51%
En près de deux ans à la tête du ministère des Finances, Doudou Fwamba a stabilisé le cadre macroéconomique et la monnaie nationale (autour de 2850 FC/USD), maîtrisé l’inflation et porté la croissance à environ 6,5%. Son mandat est marqué par d’importantes réformes structurelles, dont l’Eurobond, et la digitalisation du secteur financier. Ses principales réalisations s’articulent autour de plusieurs axes: Réduction de l’inflation après des photos initiales et stabilisation du Franc congolais; dégagement d’importants excédents grâce à un plan de trésorerie rigoureuse, limitant le déficit budgétaire ; baisse drastique des paiements en procédure d’urgence (tombés de 22% à 7%), renforçant ainsi la chaîne de la dépense; augmentation des recettes provenant de la DGI, de la DGDA et de la DGRAD, permettant de soutenir le budget de l’État (qui s’élève à plus de 20 milliards USD en 2026) ; mise en place de la facture normalisée et numérisation des processus pour lutter contre la fraude et élargir l’assiette fiscale; adoption d’une réforme du secteur visant à générer d’importantes recettes supplémentaires pour le Trésor public ; succès dans l’émission d’un Eurobond sur les marchés internationaux, marquant le retour financier du pays et améliorant sa crédibilité auprès des investisseurs ; validation des repères du plan d’action national contre le blanchiment de capitaux, pour renforcer l’intégrité financière internationale de la RDC.
Didier Bidimbu, Sports et Loisirs: 45%
Le ministre des Sports et Loisirs s’est engagé dans une profonde restructuration du sport congolais. Ses actions majeures s’articulent autour de réformes administratives, de l’amélioration des infrastructures et de l’accompagnement des sélections nationales. Le bilan de ses actions phares est le suivant: numérisation et fichier national des athlètes en officialisant en août 2026 un partenariat d’envergure avec le géant japonais TOPPAN Gravity, la réactivation des réformes issues des états généraux des sports de 2022, la remise sur les rails de l’Institut national des sports et de haute performance ainsi que de l’ Institut national de médecine des sports; le suivi régulier et l’exécution des travaux d’entretien des pelouses (comme au Stade des Martyrs) en s’appuyant sur un transfert de compétences entre experts sud-africains et techniciens locaux; la mise en place d’une gestion rigoureuse et anticipée des premières et de la logistique (hébergement, transport) pour l’équipe nationale de football. Ses initiatives de mobilisation et l’accompagnement étatique ont contribué à la qualification historique de la RDC pour la Coupe du monde ainsi qu’à la qualification des Léopards seniors et U-20 pour la CAN ; l’organisation de rencontres stratégiques réunissant d’anciens ministres des Sports et figures clés pour bâtir une union sacrée autour de la performance des équipes nationales; etc.
Didier Mazenga, Tourisme: 40%
Après le premier sommet Émirats arabes unis–Afrique pour les investissements touristiques, tenu du 25 au 29 octobre 2025 à Dubaï, Didier Mazenga a indiqué que la RDC pourrait capter 1,882 milliard de dollars d’investissements dans le secteur du tourisme. Un catalogue de projets représentant un montant global de 6 milliards de dollars pour le développement du tourisme en Afrique a été retenu à l’issue de ces assises. Sur ce total, 1,882 milliard de dollars, soit 31%, ont été alignés pour la RDC. Les projets concernés portent d’abord sur le développement du circuit des aires protégées de l’ouest de la RDC, incluant le Jardin zoologique et botanique de Kinshasa, le Parc marin des mangroves de Muanda, le Parc national de Kundelungu et la réserve de Bombo-Lumene. S’y ajoutent la rénovation et le développement du village touristique de la N’sele, le développement des circuits touristiques Muanda–Kinshasa–Kananga par route et Kinshasa–Mbandaka–Kisangani par voie fluviale, ainsi que la réhabilitation et la modernisation du site touristique de Kitona (Lippens).
Conclusion
Le plébiscite des dix ministres perçus comme patriotes et intègres au sein des exécutifs Suminwa reflète l’émergence d’une nouvelle exigence d’exemplarité au cœur de l’action publique en RDC. Ce résultat traduit avant tout un changement de paradigme où l’opinion publique ne juge plus seulement sur les promesses, mais aligne sa confiance sur la rigueur morale, la transparence et le pragmatisme de terrain.
Le plébiscite de ces dix figures démontre que les Congolais sont en quête de dirigeants capables de sanctuariser le bien public. En accordant leurs faveurs à des profils reconnus pour leur intégrité, les répondants expriment un rejet massif des pratiques de corruption et de clientélisme. Ce noyau de ministres incarne le bouclier éthique attendu pour matérialiser la vision du chef de l’État sous la coordination de la Première ministre. Leur patriotisme n’est pas perçu comme un slogan, mais comme une volonté de défendre les intérêts de la nation face aux urgences économiques et sécuritaires actuelles.
En somme, ce sondage ne doit pas être lu comme un simple classement de popularité, mais comme un message politique fort. Les dix ministres intègres et patriotes des gouvernements Suminwa 1 et 2 représentent le standard auquel tout le reste de l’appareil d’État devrait désormais se conformer. Ils rappellent qu’en RDC, le patriotisme le plus efficace reste celui qui se traduit par une gestion transparente des deniers publics et un dévouement total au bien-être du peuple congolais.
Le Quotidien
