Qui va sauver le Congo ?! Au lieu de s’agenouiller devant leurs dirigeants, les Congolais doivent plutôt leur demander des comptes pour leur gestion de la res publica ! (Dr Prof Antoine Roger LOKONGO)

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Le déchirement intérieur que vit la RDC notre pays se justifie par la décadence morale, politique, économique, sociale et spirituelle qui caractérise nos institutions tant politiques que religieuses et de ceux qui les dirigent.

La nôtre est une nation dépourvue de justice. C’est pourquoi elle sombre inévitablement dans l’arbitraire, la tyrannie et le déclin social.

Les décisions que prennent nos dirigeants reposeraient sur l’intimidation, l’argent ou le pouvoir des armes plutôt que sur la loi, ce qui débouche sur l’impunité généralisée, une société sans repères. L’essentiel c’est de s’accrocher au pouvoir « by hook or by crook » comme disent les Anglais, c’est-à-dire, par tous les moyens possibles, qu’ils soient honnêtes ou malhonnêtes.

Parce que les criminels ou les corrompus ne sont pas punis, la confiance des citoyens envers les institutions a disparu !

Le sentiment d’injustice permanente a poussé les individus à se faire justice eux-mêmes (rébellions, groupes armés) ou à fuir leur pays (diaspora portant plainte contre leurs dirigeants dans les tribunaux de leurs pays d’accueil), menaçant ainsi la cohésion nationale.

La population s’enfonce dans la violence, la désolation, la misère, la pauvreté, l’insécurité, les massacres, les viols, les déplacements et les pillages.

C’est vraiment « la justice qui élève une nation » (Proverbes 14:34).

Saint Augustin avait raison d’écrire:

« Ôtez la justice, et que sont les royaumes (ajoutez les gouvernements ou les régimes) sinon de grandes bandes de brigands ? Et que sont les bandes de brigands sinon de petits royaumes (lisez les rébellions contrôlant des pans entiers de territoires)?

Une bande est un groupe d’hommes soumis à un chef, unis par un pacte d’association, où le butin est partagé selon une convention arrêtée d’un commun accord…

Car elle était spirituelle et véridique, la réponse faite à Alexandre le Grand par un pirate capturé.

Le roi lui demanda : « Quelle idée as-tu de courir les mers ? »

Et le pirate répondit avec une audace sans retenue :

« La même que toi, de courir la terre ! Mais parce que je le fais avec un frêle esquif, on m’appelle pirate ; parce que tu disposes d’une puissante flotte, on t’appelle empereur. »  (ou roi soleil ».

Voir Saint Augustin, La Cité de Dieu, Livre IV, Chapitre 4.

Cependant, quitter le pouvoir expose souvent immédiatement à des poursuites judiciaires, à la confiscation de biens — notamment de richesses acquises illégalement et de comptes bancaires à l’étranger — ainsi qu’à des interdictions de voyager et au gel d’avoirs à l’échelle internationale.

Des poursuites pénales sont quasi inévitables ; les anciens dirigeants sont soumis aux procédures judiciaires ordinaires.

Les procureurs engagent généralement des poursuites pour corruption, détournement de fonds, fraude et abus de pouvoir.

Les réseaux de clientélisme personnel, y compris tribaux, se désagrègent rapidement une fois l’autorité exécutive perdue.

Qui sauvera le Congo?

C’est le « petit reste » (ou « résidu », une nouvelle classe politique) qui refuse de « prendre pour modèle le monde présent (lisez le régime néo-mobutisto-tshisekediste), mais qui se transforme en renouvelant sa façon de penser ».

Romains 12:2.

En d’autres termes, le changement de mentalités impulsé par une minorité de citoyens intègres, conscients et engagés, et qui, selon cette vision socio-politique et spirituelle (nous léguée par Patrice Lumumba et Mzee Laurent Désiré Kabila), porteront la transformation et la renaissance de la République Démocratique du Congo.

Je fais partie d’eux.

S’agit-il de l’opposition actuelle ? Rien n’est jamais joué d’avance. L’histoire s’est toujours répétée au Congo.

Le politicien Congolais prétendument opposant, une fois au pouvoir, a toujours reproduit les mêmes tares qu’il a fustigées le jour  dans l’autre (c’est-à-dire le pouvoir) mais la nuit convolait avec lui (…).

Cela signifie que les partis ou figures de l’opposition s’allient, s’associent ou s’entendent de manière étroite avec le pouvoir en place, souvent au détriment de leurs engagements initiaux.

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