Comment le régime de Kigali utilise la RSSB pour éponger les dettes de Crystal Ventures (John Ngombua)

Au Rwanda, nous assistons à une véritable opération de « capture de l’État ». L’extraction systématique des fonds de retraite publics pour renflouer les monopoles de l’élite au pouvoir en est la preuve flagrante. Explications.
Face aux contraintes et sanctions internationales (notamment la règle des 50 % de l’OFAC américain), le modèle commercial de CrystalVentures s’est effondré. Au lieu de laisser ces entreprises privées assumer leurs pertes, le pouvoir fait payer la facture aux citoyens.
Dans une consolidation éclair, la #RSSB (Rwanda Social Security Board) a racheté 100 % des filiales clés de Crystal Ventures (InyangeIndustry et RulibaClays), en plus d’injecter 31,7 milliards RWF dans BK General Insurance.
En clair, le filet de sécurité sociale et les pensions des travailleurs rwandais sont aujourd’hui utilisés comme un fonds de capital-risque privé pour combler les déficits du parti au pouvoir (#FPR).
Ce siphonage des retraites s’inscrit dans un long historique d’investissements désastreux :
• Vision City; des milliards engloutis dans du luxe (>100M RWF/unité), totalement inaccessible au citoyen moyen.
• L.E.A.F. Pharmaceuticals ; 40 millions $ de fonds publics volatilisés dans un projet opaque, sans aucun retour pour la collectivité.
• Heza Estate ; Logements à 117M RWF financés par une population qui gagne en moyenne 80 000 RWF/mois.
Il s’agit d’une redistribution négative des richesses ; le régime surpaye des actifs politiquement connectés et gèle l’épargne publique dans du béton improductif pour renflouer la classe dirigeante.






