Irène Esambo dresse le bilan des réformes engagées en faveur de l’inclusion sociale, de l’égalité des chances et de l’autonomisation des personnes vivant avec handicap

Irène Esambo dresse le bilan des réformes engagées en faveur de l’inclusion sociale, de l’égalité des chances et de l’autonomisation des personnes vivant avec handicap

À l’occasion de l’exercice de redevabilité marquant la première année d’action du Gouvernement Suminwa II, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, chargée des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables (PVH-APV), Irène Esambo Diata, a dressé le bilan des réformes engagées en faveur de l’inclusion sociale, de l’égalité des chances et de l’autonomisation des personnes vivant avec handicap en République Démocratique du Congo.

La ministre a inscrit son action dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la valorisation du capital humain au cœur des politiques publiques, ainsi que dans la dynamique de gouvernance impulsée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, fondée sur des réformes structurelles et une action gouvernementale transversale.

Une année consacrée à la consolidation des réformes de l’inclusion sociale

Irène Esambo Diata a indiqué que les avancées enregistrées durant ces 365 jours concernent l’ensemble de la population congolaise, l’inclusion étant une responsabilité nationale et non un enjeu réservé aux seules personnes vivant avec handicap.

Selon elle, l’action gouvernementale vise à consolider les réformes permettant aux personnes vivant avec handicap de participer pleinement au développement économique, social et politique du pays. Elle a rappelé que ces citoyens disposent de compétences, de talents et d’aptitudes qui constituent une richesse pour la République.

Dans cette perspective, son ministère s’est attaché à structurer les mécanismes favorisant leur intégration dans les politiques publiques et à renforcer la coordination avec les autres secteurs du Gouvernement.

L’accessibilité élevée au rang de priorité nationale

La ministre déléguée a souligné que l’accessibilité ne se limite pas à la construction d’infrastructures adaptées, mais englobe également l’accès à la communication, à l’information et aux services publics.

Elle a salué la présence de l’interprétation en langue des signes dans les espaces publics et médiatiques, estimant que cette pratique doit devenir une norme dans les chaînes de télévision et les dispositifs d’information publique afin de garantir aux personnes sourdes un accès effectif à l’information.

Irène Esambo Diata a rappelé que la loi organique portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap, prévoit une approche transversale de l’inclusion, impliquant l’ensemble des ministères dans la mise en œuvre des politiques d’accessibilité.

Vers une application effective de la loi organique sur les droits des PVH 

La ministre a rappelé que toutes les actions entreprises par son ministère s’appuient sur la loi organique portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap et des autres catégories vulnérables, un texte de plus de 250 articles qui constitue désormais le socle juridique de la politique nationale d’inclusion.

Après le lancement de sa vulgarisation par le Président de la République en 2023, le Gouvernement poursuit progressivement la mise en œuvre des mesures d’application, notamment à travers des décrets et arrêtés destinés à rendre cette loi pleinement opérationnelle.

Elle a insisté sur la nécessité d’accélérer la vulgarisation de ce cadre légal tout en renforçant les mécanismes normatifs, institutionnels et opérationnels permettant son application sur toute l’étendue du territoire national.

Renforcement des mécanismes de contrôle et de conformité

Irène Esambo Diata a également annoncé le renforcement des dispositifs d’inspection pour garantir le respect des normes d’accessibilité dans les infrastructures publiques et privées.

Cette mission mobilise plusieurs institutions gouvernementales, notamment les ministères de la Justice et des Finances, afin d’assurer le suivi juridique et financier des mesures d’inclusion.

La ministre a précisé que des sanctions peuvent être prises contre les infrastructures non conformes aux normes d’accessibilité, allant jusqu’au scellement de certains chantiers lorsque les exigences légales ne sont pas respectées.

Des avancées concrètes dans l’emploi et l’égalité des chances

Parmi les réalisations majeures de cette première année, la ministre a mis en avant les progrès enregistrés dans l’application du quota de recrutement des personnes vivant avec handicap dans la fonction publique.

Elle a cité l’exemple du Haut-Katanga, où le ministère de l’Emploi est allé au-delà du quota légal de 5 % en recrutant jusqu’à 10 % de personnes vivant avec handicap dans certaines opérations de recrutement.

Cette dynamique s’étend progressivement à d’autres secteurs de l’administration publique, notamment dans les processus de recrutement liés au recensement national, où des candidatures de personnes vivant avec handicap ont été identifiées et retenues.

Pour Irène Esambo Diata, ces avancées traduisent une évolution positive des politiques publiques sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, même si des défis demeurent pour généraliser l’égalité des chances.

Le handipreneuriat, nouvel axe d’autonomisation économique

La ministre déléguée a également présenté le développement du handipreneuriat comme une réforme structurante destinée à favoriser l’autonomie économique des personnes vivant avec handicap.

Elle a annoncé la création d’une institution publique dédiée à l’apprentissage des métiers, au handipreneuriat et à l’innovation, avec pour objectif de renforcer les compétences professionnelles des bénéficiaires et de soutenir leurs initiatives entrepreneuriales.

Dans le même élan, son ministère a lancé une campagne nationale consacrée à l’élaboration de plans d’affaires simplifiés afin de faciliter l’accès des personnes vivant avec handicap aux dispositifs d’accompagnement entrepreneurial.

Elle a insisté sur l’importance d’ouvrir les mécanismes de financement et de crédit aux handipreneurs afin de leur permettre de transformer leurs compétences en activités génératrices de revenus.

Sortir les personnes vivant avec handicap de la rue grâce à l’autonomisation

Irène Esambo Diata a illustré cette politique d’autonomisation par le cas de personnes aveugles et malvoyantes formées à la massothérapie mais contraintes, faute d’opportunités professionnelles, d’exercer des activités de survie dans la rue.

À travers les nouveaux mécanismes d’entrepreneuriat et de formation, son ministère entend accompagner ces personnes vers la création de centres de massage, l’intégration dans les établissements de santé ou le développement de leurs propres activités économiques.

Elle a toutefois souligné que l’ampleur de cette transformation dépendra également de la mobilisation des ressources budgétaires nécessaires pour soutenir ces programmes.

Une approche gouvernementale transversale de l’inclusion

La ministre a rappelé que la politique d’inclusion repose sur une collaboration permanente avec plusieurs ministères du Gouvernement Suminwa.

Le ministère de l’Entrepreneuriat intègre progressivement les personnes vivant avec handicap dans ses programmes, tandis que le ministère de l’Emploi met en œuvre les mesures relatives à leur représentation dans le marché du travail.

Des échanges ont également été engagés avec le ministère d’État en charge du Portefeuille afin d’étendre l’application des quotas aux entreprises publiques, ainsi qu’avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC) pour promouvoir l’inclusion dans le secteur privé.

Selon Irène Esambo Diata, cette coordination interministérielle constitue un levier essentiel pour faire de l’emploi, de la formation professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’accès au financement des droits effectifs pour toutes les catégories de la population.

Faire de la RDC un modèle africain d’inclusion

Évoquant les perspectives des douze prochains mois, la ministre déléguée a affirmé son ambition de positionner la République démocratique du Congo comme une référence continentale en matière d’inclusion sociale et professionnelle.

Elle est revenue sur sa participation à une rencontre internationale à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où elle a partagé l’expérience congolaise en matière de politiques d’inclusion.

À l’issue de cette mission, les autorités ivoiriennes se sont engagées à ouvrir la fonction publique au recrutement de 400 personnes vivant avec handicap.

Pour Irène Esambo Diata, cette reconnaissance témoigne du rôle grandissant de la RDC dans le plaidoyer africain en faveur des droits des personnes vivant avec handicap.

Une République où personne n’est laissé de côté

En conclusion, la ministre déléguée a réaffirmé que les personnes vivant avec handicap ne sollicitent ni privilège ni assistance, mais l’application effective des droits garantis par la loi.

Elle a insisté sur la nécessité de bâtir une République où chaque citoyen, quelles que soient ses capacités physiques ou sensorielles, puisse travailler, entreprendre, accéder au financement, se former et contribuer au développement national.

Sous le leadership du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et dans le cadre de l’action gouvernementale conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Gouvernement poursuit ainsi la mise en œuvre d’une politique publique d’inclusion destinée à faire de la valorisation du capital humain un moteur du développement durable en République Démocratique du Congo.

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junior

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