En date du 08 Octobre 2026, Pullman hôtel, dans son somptueux salon Lubumbashi, a servi d’une rencontre hautement stratégique pour des échanges très riches entre les parties prenantes, sous le leadership de l’ONU Femmes pour ce qui concerne la gestion du PDL-145T qui est un programme du gouvernement et les agences de l’ONU et autres partenaires de la RDC ne viennent qu’à l’appui dans son exécution. L’ONU Femmes à son tour, vise à garantir que le genre, l’inclusion sociale et l’équité soient des principes structurants de ce projet d’envergure nationale.
Bien que le programme soit exécuté sur terrain par des agences comme le PNUD, le Bureau Central de coordination et la CFCF, ONU Femmes RDC intervient en amont avec un appui stratégique auprès du gouvernement Congolais, notamment le Ministère du genre.
Voici les principaux axes de l’implication d’ONU Femmes dans le PDL-145T : premièrement, l’intégration de l’approche genre (mainstreaming) ; deuxièmement, la traçabilité du genre : ONU Femmes collabore avec les autorités pour intégrer une perspective de genre à toutes les étapes du programme PDL-145T, qu’il s’agisse de la conception, planification, budgétisation et le suivi et évaluation.
L’Objectif que poursuit l’ONU Femmes est de s’assurer que les investissements massifs sur infrastructures comme les ponts ; les routes, l’électricité, les écoles, les bâtiments administratifs, les Universités et autres ; profitent de manière équitable aux femmes et aux hommes.
Dans le cadre du plaidoyer institutionnel, l’ONU Femmes pousse pour que le PDL-145T ne se limite pas à couler du béton, mais serve à déconstruire les inégalités spatiales et sociales qui touchent de manière disproportionnée les femmes rurales. Mais aussi l’autonomisation économique des femmes rurales qui aboutira à la création d’emplois décentes : Le programme intègre l’accès des femmes aux emplois temporaires et durables générés par les chantiers.
A titre d’exemple, sur les dizaines des milliers d’emplois communautaires crées, une part significative visant plus de15.000 Femmes sur les premiers volets gérés en synergie avec le PNUD leur réservée. Développement des chaines de valeur agricoles : Les femmes constituant la majorité de main-d’œuvre agricole en RDC, ONU Femmes veille à ce que les infrastructures économiques : marchés modernes, les routes de desserte agricole, renforcent l’indépendance financière des productrices locales.
En dernier lieu, c’est le renforcement du leadership local et de la bonne gouvernance inclusive, avec la participation communautaire ; mais aussi la synergie paix et développement. Dans les zones fragiles ou post-conflit, comme l’Ituri ou le Kasaï, ONU Femmes fait le pont entre le relèvement économique du PDL-145T et l’agenda « Femmes, paix sécurité », qui est la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, afin de stabiliser les communautés par le bais du leadership féminin. Ainsi l’action de l’ONU Femmes permet de transformer les bénéficiaires passifs du projet en actrices clés du développement territorial de la RDC.
Dans son intervention, le Coordonnateur du Comité Technique de suivi du PDL-145T, Monsieur Jean-Philippe MUKUAKI a résumé l’atelier stratégique sur l’implication de l’ONU Femmes dans la réalisation du PDL-145T au moment où sa composante un, qui est centrée sur l’intégration transversale de la dimension genre, le plaidoyer politique et l’inclusion socio-économique des femmes rurales au sein des chantiers de développement tendant déjà vers sa fin ; les parties prenantes ne pouvaient que se retrouver autour d’une table pour échanger en toutes transparence de la dimension genre au niveau de la formulation du programme, au niveau des choix faits par le programme ; au niveau de la mise en œuvre de ce programme, également au niveau de suivi et évaluation de ce programme à déclarer le Coordonnateur du Comité Technique de suivi du PDL-145T.
Ils se sont focalisés sur ce qui a déjà été fait à la première Phase et comment améliorer dans la suite quelques ratés, mais aussi comment le Comité Technique de Suivi du PDL-145T, peut profiter de ce partenariat qui s’annonce de nouveau entre le PDL-145T et l’Agence des Nations Unies qui s’occupe des questions liées au genre (ONU Femmes), pour mieux faire assoir l’intégration de la dimension genre dans les programmes. Afin d’être à mesure d’intensifier les pactes qui ont été signés avec les communautés locales et ces pactes doivent être durables. Il faut aussi remotiver les différents acteurs intéressés par ces programmes, que ce soient ceux qui sont dans les ministères sectoriels concernés ou alors les gens des Agences des Nations Unies, ceux qui sont au BECECO et autres.
« Il est important que l’on travaille sur les aspects de l’intégration genre, mais aussi sur tous les aspects du Développent Durable pour garantir non seulement une bonne appropriation du Programme au niveau local, mais pour que le programme soit capable de lister correctement tous les besoins tels que présentés par les différents bénéficiaires de ce programme au niveau local : les femmes, les jeunes et les autres bénéficiaires, comme les personnes vivants avec handicap. Ensemble avec le Ministère de genre et l’ONU Femmes, je crois que nous pouvons arriver à développer ou à mettre en place des outils que j’appellerai les boites à outils pour couvrir tous les aspects de gestion de ce programme et être sûr que tous les besoins exprimés par toutes les parties prenantes sont pris en compte correctement », a conclu pour sa part Monsieur Jean-Philippe MUKUAKI.
L’atelier s’était clôturé par le discours prononcé par le Secrétaire général au plan, Monsieur Daniel EPEMBE MOSANGO qui a salué l’initiative si louable de l’ONU Femmes qui a permis de réunir tous les acteurs clefs du Programme, PDL-145T de se retrouver tous autour d’une table en louant la qualité des interventions des tous les participants et l’engagement dont chacun d’eux a fait preuve tout au long des discussions.
« les échanges ont été riche et intéressants », a déclaré Monsieur Daniel EPEMBE.
Il a aussi apprécié l’analyse en profondeur de tous les aspects liés au Programme de Développement Local des 145 territoires en RDC, aucun aspect du programme n’a été laisser de côté . Le Secrétaire Général au plan a appelé de tout son cœur le maintien en permanence de cette coopération entre ONU Femmes et le Programme PDL-145T. Il a conclu en saluant les résultats obtenus entre autres : la mise en évidence des opportunités économiques envers les femmes, et aussi la présentation des outils de suivi et évaluation, sans oublier d’autres instruments onusiens dans la réussite d’un projet.
Alain BOTOKO, Grand Reporter












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