Géniteur du ‘Rite congolais des élections’, Tryphon Mabanza vient de publier : ‘’Genocost : le génocide des Congolais pour des gains territoriaux et économiques’’

Le Congo agressé, fait appel à ses fils et filles de partout, pour le défendre. C’est le ‘sacro-saint principe’ de ‘’Tokowa po ya Ekolo’’(dit-on couramment en lingala, comprendre : Tous au front pour la République). Dans cet ordre d’idée s’inscrit la démarche, mieux, l’engagement de l’Ir et philosophe congolais Mabanza prénommé Tryphon. Il est l’auteur de l’ouvrage paru sous l’intitulé : ‘’Genocost : le génocide des Congolais pour des gains territoriaux et économiques’’. Une parution récente en 496 pages (ph.), aux éditions Publibook en France, novembre 2025.

Pour l’auteur, les massacres, incendies, viols, tortures, mutilations, déportations et pillages systématiques commis contre les Congolais ne relèvent ni d’une simple rébellion ni de revendications ethniques ou sécuritaires, mais d’un génocide masqué visant des gains territoriaux et économiques. L’auteur met en lumière les similitudes entre ces pratiques (sus-décrites) et celles observées lors des génocides notamment arménien, juif, rwandais, et en analyse les conséquences humaines, économiques et environnementales. Partant, il appelle la Communauté internationale à reconnaître le génocide des Congolais et à créer un Tribunal pénal international pour la RDC.

Genocost : quand les autochtones sont dépossédés de leurs terres 

L’auteur ajoute l’aspect territorial au concept Genocost car, comme il l’explique, ‘’plusieurs autochtones vivant dans l’est de la RDC voient leurs terres et champs attribués à des non- Congolais. Sur cette même lancée, des chefs coutumiers congolais et leurs familles massacrés dans l’intention inavouée d’effacer l’histoire des traditions et des terres congolaises’’, a-t-il décrié. Et de mettre en lumière des propos passionnels qui voilent à peinent l’attitude ‘’bellum gerere’’ (comprendre du latin : belliciste) du leader rwandais. (Citation) : ‘’En marge de son déplacement au Bénin en avril 2023, le président rwandais Paul Kagame avait justifié la crise sécuritaire dans l’est de la RDC par l’établissement des frontières à l’époque coloniale, estimant que le Congo actuel avait reçu une partie du Rwanda.

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir Kinshasa. Pour maints observateurs conscients et avertis, c’étaient là des propos prouvant à suffisance que le groupe humain appelé Congolais est intentionnellement massacré. Et cela, non seulement pour des bénéfices économiques des commanditaires mais aussi pour des intérêts territoriaux. (Fin de cit.)

En effet, dans ce livre aux senteurs d’un engagement dans la lutte pour la défense de la patrie, l’auteur fait admirablement allusion à l’existence d’une armée congolaise efficace, instruite, disciplinée et forgée sur la cohésion nationale. ‘’Les autorités politiques et militaires congolaises ne doivent avoir autre objet ni autre pensée, ni prendre autre matière à cœur que le fait d’organiser et de discipliner les militaires’’, écrit-il. Et de renchérir : ‘’la police et l’armée étant le seul art qui appartient à ceux qui commandent, sinon ils perdront leur État. L’existence d’une armée garantit la paix et la sécurité. Le brassage ou la réinsertion ne peut produire de force cohérente et stable, pour la bonne et simple raison que cela est susceptible d’ouvrir à d’éventuels loups la voie de la bergerie. Et le cas échéant, d’affaiblir l’armée de l’intérieur.

Quid du Rite congolais des élections 

Le Rite congolais des élections (RICE) pour anticiper des conflits post-électoraux et ethniques, est une invention de l’Ir Tryphon Mabanza. Ce RITE, écrit-il dans son ouvrage su-évoqué, est développé dans une perspective de paix et de justice. Le géniteur préconise l’inculturation du système congolais des élections. ‘’Le RICE exprime la démocratie et la ‘congolité’, afin de prévenir d’éventuelles violences politiques et ethniques liées aux élections en RDC qui proviennent souvent de la mise en place d’institutions chargées de gérer la compétition électorale. Il s’agit des institutions qui seront largement acceptées par les vainqueurs comme par les perdants. Les perdants aux élections invoquent ordinairement la manipulation intentionnelle des processus démocratiques et électoraux pour justifier le recours à la violence. Celle-ci entraînant la mise à mal de la paix. (Citation) :‘’Pour pallier cette situation de conflits et de violences pré et post-électoraux en RDC, le scénario, à travers le RITE, consiste dans la mise en place d’un système électoral purement congolais, en instaurant la gestion cyclique de la République démocratique du Congo selon les quatre tribus repartis en quatre langues nationales : Ba kongo, Bangala, Ba luba et Ba swahili. Comme on le comprend, il est question d’intégrer la loi électorale dans la culture congolaise, en tenant compte des besoins du peuple congolais qui aime voir chaque tribu de la RDC représentative dans l’ensemble des institutions de la République. C’est, en somme, un appel à l’inculturation du système congolais des élections qui neutralisera à la fois le non-respect de certaines normes de la démocratie calquées de l’Occident, et des présomptions dont sont chargés les gagnants de vouloir s’éterniser au pouvoir. (Fin de cit.). Comme pour dresser le lien entre la margarine et les omelettes, le géniteur du RICE fait suivre quelques articles dont les suivants, en guise d’ossature de ce nouveau système électoral propre à la RDC :

Article-1. La présidence de la République peut s’effectuer à tour de rôle selon les quatre tribus dont les langues font partie du patrimoine culturel congolais.

Article-2. Lors de l’élection primaire ou préliminaire au niveau provincial, une des quatre grandes familles linguistiques choisira par vote au moins trois ou dix de ses dignes ressortissants que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) présentera à toute la nation congolaise comme des candidats à la présidence de la République.

Article-3. Lors de l’élection générale à venir, seuls les ressortissants des trois autres familles linguistiques restantes départageront les trois ou dix candidats choisis par la famille linguistique dont son tour est de gérer le pays, afin d’élire un seul président de la République qui sera le chef de la nation tout entière et servira le seul intérêt national. C’est à dire si c’est le tour de la famille linguistique Kikongo de diriger la présidence de la RDC, toutes les provinces qui parlent cette langue se réuniront pendant les préliminaires pour designer trois ou dix ba Kongo dignes que les familles linguistiques Tshiluba, Lingala et Kiswahili départageront au moment des élections générales, afin de donner à la nation congolaise un seul président issu de la famille linguistique Kikongo.

Article-4. La durée du mandat présidentiel peut être de trois ans renouvelables une fois afin de faciliter la concurrence rapide de la gestion cyclique du pays par les provinces regroupées en quatre familles linguistiques.

Un profil, une pensée 

 

L’auteur est philosophe et théologien de formation, diplômé en droit international et comparé et en génie des matériaux. Il est aussi ingénieur en génie des matériaux (Materials engineering), avec un diplôme de maîtrise obtenu à l’université de Limerick en Irlande. Il est écrivain de plusieurs livres. Le livre ‘’Genocost…’’ est disponible sur les sites de la librairie publibook.com, librairie-de- paris.fr, amazon.com et sur les sites de toutes les librairies françaises, belges, suisses et canadiennes. Il a pour sous-titre : Une réalité du terrorisme des matériaux.

George

 

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